lundi 26 décembre 2011

Garoua capitale du nord du Cameroun

Garoua est la capitale de la province du Nord du Cameroun et le chef-lieu du département de la Bénoué.
La ville compte 357 000 habitants environ et est la troisième ville du pays, à très grande majorité musulmane. Elle est l'une des premières villes du Cameroun avant la colonisation.Garoua est la ville natale du premier président camerounais, Ahmadou Ahidjo. À ce titre, Garoua a bénéficié de beaucoup d'infrastructures parmi lesquelles un aéroport international avec une liaison directe à Paris par vol Cameroon Airlines. Le gouvernement a créé, le 17 janvier 2008, une communauté urbaine à Garoua.Oasis de verdure au cœur de la brousse, Garoua,garoua est la seule ville traversée par la benoué au Cameroun. Une ville plaisante et bien équipée qui constitue une plaque tournante des mouvements touristiques dirigés, d'une part vers le nord, le parc national de Waza et la région des Kapsiki, d'autre part, vers le sud, les parcs de la Bénoué, de Boubandjida et la réserve du Faro.
À Garoua, la chaleur peut être torride en fin de saison sèche malgré l'ombre apportée par les arbres qui bordent les grandes rues, la température moyenne mensuelle évoluant de 26 °C en août à 40 °C en mars (températures extrêmes : 17 °C à 40 °C).
Le verger expérimental de Kismatari est le symbole vivant de la recherche fruitière en Afrique centrale, il compte 70 variétés de manguiers, 144 variétés d'agrumes et porte-greffe, 7 variétés de goyaviers, 7 variétés de palmiers dattiers, 2 variétés d'anacardiers et couvre une superficie de plus de 50 ha.
l'histoire de la cité de Garoua et celle du lamidat constituent un tout intimement lie. Partis dès le 14eme siècle de FUNTA TURU dans la vallée du fleuve sénégal, les pasteurs foulbé transitent par les differentes provinces de l'empire du mali de l'epoque, et notament de la MACINA puis le NIGER, Lle PAYS HAOUSSA avant d'aboutir au lac tchad. Ils assistent ainsi à la constitution de l'empire de BORNOU font par les kanouri.

Vers 1950 migration, qui les conduit cette fois du lac tchad à la Bénoué: au nombre des partants se trouvent les cleans des WOLARBE, l'un d'entre eux conduit par le KILBA, à l'ouest de MUBI ou ses membres séjournèrent assez longtemps pour adopter le nom de "FOULBE KILBA"quelques lignages se detachent du clan et avancent à la suite de leurs de troupeaux chercher du paturage plus au sud.

Ils sont conduit par ARDO TAYROU dans la vallée de la bénoué, la riche vallée de bénoué, au niveau de l'actuel GAROUA WINDE. A cet endroit, les rives du fleuve sont couvertes d'une essence d'arbres dénommée "RWE" par les BATA "JELAJI" la les foulbe et " SAUCISSONIERS" par les francais, à cause de la forme allongée de ses fruits. les bata habitants ces lieux dénommèrent cette vallée "GWA-WRE" la vallée aux RWE nom que les foulbé prononcèrent "GA-RWA", ou "GARWA" et qui fut orthographieé " GAROUA" en francais.

Aussi lorsque les nouveaux venu créent,vers 1870, leur premier village dans ces contrées, ils s'agit de l'actuen GAROUA -WINDE, situé à une dizaine de kilomètres en aval de la ville de garoua, c'est donc à partir de ce premier garoua que va commencer toute l'histoire de la cité.
la cohabitation entre éleveur et agriculteurs finit par engendrer des conflits, ce qui ne tarde pas à se verifier dans les rapports des Foulbé et des Fali.
cette tension permanente entre les deux communautés atteint son paroxysme lorsq'au début du XIX ème siècle intervient un facteur religieux. En 1804, SEHOU OUSMAN DAN FODIO proclame à SOKOTO la guerre sainte ou djihad en vue de convertir les peuples du soudan central et d'asseoir le règne de l'islam. en 1809 il nomme à la tete des foulbé de la région MODIBO ADAMA de yola, le fondateur de l'adamawa, dont faisait partie la quasi-totalité du nord cameroun actuel. ARDO TAYROU est nommé par MODIBO ADAMA à la tete des foulbé-kilbu de Garoua avec la charge de conduire le djihat dans son secteur. déjà latente, la guerre est ouvertement déclarée contre les Fali, les bata s'etant rangés dés le départ du coté peul. c'est de la sorte, par la conquete, que va se former le futur lamidat de Garoua, et que vont etre mises en place les dynasties successives qui vont conduire cette conquete et l'organiser.

ARDO TAYROU estle premier chef de Garoua (1810-1835) transforme le campement de bergers en camp de guerre fortifieé, auquel il donne le nom de RIBADOU et l'installe toujours sur l'emplacement actuel de la mosquée centrale et quartier environnant de FOULBERE 1 RIBADOU est dont le premier nom de Garoua actuel. c'est une période d'hostilités entre les peuls et les Fali ces dernie les acculant souvent à l'intérieur de leur réduit de ribadou. mais ils tiennent bon, car d'une part ils reçoivent des renforts grace à l'arriée de nouvelles migrations de leurs parents de kilbu, mais surtout parce que BIGAWLA TOUMNI, chef du clan fali des TOUMNI s'allie a ARDO TAYROU et lui apporte le concours décisif de ses forces. Il s'installe à proximité de son camp, au niveau de lycée classique actuel, et y crée un village auquel il donne le nom de NGOURORE BIGAWLA.
MODDIBBO HAMMAN NDJOUNDI est le cousin d'ARDO TAYROU, Il le remplace à la tete de la collectivité peule et régne de 1835 à 1851. Il est le fondateur de la dynastie qui règne encore aujourd'hui à Garoua.


SA MAJESTE ALIM GARGA HAYATOU est né vers 1946 et est l'actuel lamidat de garoua depuis l'an 2000 il est également secrétaire d'état de la santé publique.

vendredi 23 décembre 2011

tony bennet

Tony Bennet est venu à Paris le 22/12/2011 sur la radio TSF pour rendre un hommage poignant à Amy Winehouse disparue dernièrement. Dans cette vidéo elle a des intonations de billie holiday ce qui donne une terrible profondeur à la chanson et plus encore de la voir.
Tony Bennett, de son vrai nom Anthony Dominick Benedetto est né le 3 août 1926 dans le Queens à New York.
Tony Bennett a grandi en écoutant des chanteurs tels que Al Jolson, Eddie Cantor, Judy Garland, Bing Crosby, ainsi que des chanteurs de jazz comme Louis Armstrong, Jack Teagarden et Joe Venuti. L'un de ses oncles était un danseur de claquettes dans des vaudevilles. Tous ces facteurs ont très tôt donné au jeune Tony des ouvertures sur le monde du show business. Ainsi, dès l'âge de 10 ans, le jeune Tony commence à chanter, et rentre finalement dans la High School of Industrial Art à New York, où il étudie à la fois la musique et la peinture.

Après avoir connu un succès artistique et commercial dans les années 1950 et 1960, sa carrière a subi un long passage à vide durant la période de succès du rock. Cependant, Tony Bennett a réussi un remarquable come-back dans les années 1980 et 1990, en conquérant un public plus jeune tout en gardant son style musical intact. Il reste un chanteur populaire et très apprécié dans les années 2000.

En 1999, il fait une apparition à la fin du film Mafia Blues, dans lequel il interprète son propre rôle, mais tout en étant présenté comme un bon ami du mafioso Paul Vitti !
En 2003, on le voit aussi apparaître brièvement dans le film Bruce le Tout-Puissant où il chante dans un restaurant. On le présente comme un bon ami apparent de Jim Carrey qui incarne Bruce dans ce film. Tony Bennett est également un très bon peintre. Il a fait un duo avec Amy Winehouse, Body And Soul (reprise d'un chanson écrite en 1930) qui sortira peu après le décès de la chanteuse ; puis, en octobre 2011, il en réalise un autre avec la chanteuse Lady Gaga sur le titre connu de The Lady Is A Tramp.


lundi 19 décembre 2011

Hommage au tromboniste Bob Brookmeyer

Robert « Bob » Brookmeyer, né le 19 décembre 1929 à Kansas City (Missouri) et mort le 16 décembre 2011, est un tromboniste (trombone à pistons), pianiste, compositeur et arrangeur de jazz américain. Depuis les années 1980, il se consacre principalement à l'écriture et à la direction d'orchestre d'abord avec le Mel Lewis Orchestra dont il fut le directeur musical puis avec son propre ensemble le New Art Ochestra avec lequel, il reçoit en 1997 le prix du CD de l'année en Angleterre pour New Works, et a été nommé au Grammy Awards en 2005 pour Get Well Soon dans la catégorie Best Jazz Big Band.
Il est titulaire de la chaire de composition au département de jazz du New England Conservatory de Boston.

dimanche 18 décembre 2011

Hommage à Cesaria Evora

Je n'ai hélas pas eu la chance de la voir en concert mais c'était une grande femme qui a fait connaître un peu plus son île et sa culture.

lundi 12 décembre 2011

mon bac en décembre 2011

mon couple de flavescens

Une petite vue d'ensemble

mardi 29 novembre 2011

Bamenda haut lieu traditionnel de l'ouest du Cameroun

Chef-lieu du département de la Mezam qui compte 7 communes (Bamenda I, II, III, Bali, Tubah, Bafut, Santa) et une population de 465 644 ha.
Bamenda est à la fois une ville administrative et commerciale. La ville affiche cette double identité par ses magasins et boutique achalandés de produits venant en grande majorité du Nigeria voisin. Les activités agricoles et pastorales sont aussi développées dans la province. La culture du thé dans les plantations de NDU (entre Kumbo et Nkambé) est de nature industrielle, car cultivée de manière intensive sur de vastes étendues, avec la mécanisation de la culture et la transformation de la récolte en produits finis et semi-finis prêts à l’exportation.
Comme la province de l’Ouest, la province du Nord-Ouest, deuxième province anglophone du Cameroun après le Sud-ouest, reste encore très marquée par les traditions qui semblent toutefois s’accommoder parfaitement des urgences et des obligations de la civilisation moderne.

La ville construite au pied d’une falaise, s’étend donc au fond d’une cuvette, on la découvre en l’englobant d’un regard depuis la route. les richesses de la régions:

Bafut : C’est une petite ville rurale sur le plan touristique pour son architecture et sa chefferie où vous ne pouvez manquer d’aller visiter le palais du Fon. Le rite est très agréable. Il flotte une atmosphère de sérénité évoquant une époque lointaine. Sur la place on trouve une cabane avec des sculptures où s’installent les musiciens pour jouer et les danses traditionnelles peuvent alors commencer. À proximité se trouve la chefferie marquée à son entrée par un mur et de pierres, bordé de palmiers.



La chefferie : Comme dans toutes les chefferies, la forêt vierge n’est pas loin et joue un rôle important, car elle symbolise l’univers des secrets. C’est là que s’élaborent les médecines traditionnelles notamment. Sur la place centrale, le baraquement abrite 2 pierres qui ont un rôle important : on les utilisait pour punir les fautifs qui avaient bafoué les traditions.
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La fête Lela à Bali c’est une fête traditionnelle organisée au mois de décembre également dans la chefferie Bali située à une vingtaine de km de Bamenda. Le Lela marque, outre l’intronisation d’un nouveau Fon, la célébration des rites d’initiation des nouveaux membres des sociétés secrètes. C’est aujourd’hui le festival annuel du Peuple Bali.

Le lac Awing.
C’est un lac de cratère situé sur un volcan éteint. Il regorge une faune aquatique riche. La végétation luxuriante qui l’entoure constitue un cadre de rêve propice au dépaysement et à la balade.


Le Bafut Fon Palace.
Situé à 10 km de Bamenda sur la route de Wum, il a été construit en 1901 par le peuple Bafut avec l’assistance technique allemande. Son architecture est donc un alliage entre le traditionnel et le moderne. C’est l’une des plus grandes chefferies du Nord – Ouest et l’une des mieux organisées. Ici, le Fon, héritier d’une longue tradition locale, est aussi un personnage politique de premier rang.

Bref une région à découvrir au Cameroun.

mercredi 16 novembre 2011

Salomon Tandeng Muna grand homme d'état



Salomon Tandeng Muna fut le Premier Ministre du Cameroun anglophone du 11 janvier 1968 au 20 mai 1972 il est décédé le 22 janvier 2002 à l'âge de 90 ans.
Même au soir du grand âge, si attendue, si redoutée qu’elle soit, la disparition d’un homme exceptionnel de la classe de Salomon Tandeng Muna, né au début du XXème siècle qu’il aura accompagné de bout en bout, jusqu’au début d’un nouveau siècle, ne peut laisser indifférents les Camerounais. A 90 ans, le vieux géant s’est endormi, emportant dans son dernier souffle des pans entiers de l’histoire de notre pays qu’il aura marqué d’une empreinte indélébile, dans tous les domaines de notre vie nationale, depuis la fin de la seconde Guerre mondiale.

Né en 1912 dans l’ancien Southern Cameroon, il deviendra plus tard enseignant après des études suivies notamment à Londres. Son engagement en politique démarre à la fin des années 40 lorsque la partie anglophone du Cameroun était encore rattachée au Nigeria, sous la tutelle britannique. Et en 1951, il occupe sa première haute fonction en tant que ministre des Travaux publics, mais pas pour longtemps dans la mesure où Salomon Tandeng Muna a un rêve : celui de voir les deux Cameroun réunis. Ce rêve, il le partage avec deux autres grandes figures politiques des deux entités à savoir : John Ngu Foncha et d'Ahmadou Ahidjo. Tous les trois mèneront à la création, le 1er octobre 1961, de la République fédérale du Cameroun dont Salomon Tandeng Muna Premier ministre de la partie anglophone (Cameroun Occidental), puis vice-président d'Ahmadou Ahidjo en 1970. Après la Réunification en 1972, il est élu Président de l’Assemblée Nationale.

En vingt ans de présidence, il a aidé à la construction d’un Etat avec des bases solides, consolidé la conscience nationale au sein de multiples entités et ethnies qui vivent et meurent ensemble sur une même terre depuis maintenant quelques générations. Grâce à ses qualités d’unificateur, Salomon Tandeng Muna a toujours œuvré pour un Cameroun soudé malgré ses différences.

Biographie
* 1932-1947 : Directeur de plusieurs écoles primaires, puis Head Tutor au Collège d'Instituteurs de Batibo. Poursuit ses études supérieures à Londres d'où il sort diplômé ;
* 1947-1951 : Enseignant à Batibo ;
* 1951 : Élu à l'Assemblée régionale du Nigeria oriental ;
* 1952-1954 : Devient ministre des travaux publics du Nigeria oriental ;
* 1954-1957 : Séparation du Nigeria oriental et du Cameroun occidental, devient ministre chargé des Ressources et des Travaux Publics du Cameroun occidental ;
* 1959-1961 : Ministre des Travaux publics puis Ministre des Finances, du Commerce et de l'Industrie ;
* 20 octobre 1961 - 11 janvier 1968 : Ministre des Transports, des Mines, des Postes et Télécommunications ;
* 11 janvier 1968 - 20 mai 1972 : Premier ministre du Cameroun occidental ;
* 20 mai 1972- courant 1973 : Ministre d'État.

En juin 1972, le pays met fin au système fédéral et le poste de premier ministre restera vacant jusqu'en 1975.

lundi 7 novembre 2011

les bantous au Cameroun

On nomme Bantous (ce qui signifie les « Humains » dans la langue kongo) un ensemble de peuples parlant quelque quatre cents langues apparentées dites bantoues. En Afrique, Ils sont présents d'ouest en est du Gabon aux Comores et du nord au sud du Soudan à la Namibie. Ces ethnies très variées couvrent toute la partie australe de l'Afrique, où seuls les Bochimans et les Hottentots ont des langues d'origines différentes.

Autres différences avec les Bochimans et des Hottentots, nomades respectivement chasseurs-cueilleurs et éleveurs, les Bantous sont agriculteurs et sédentaires ayant aussi acquis la maîtrise du fer. Ces avancées leur ont permis de coloniser leurs territoires sur une période d'environ quatre mille ans.

En refoulant les nomades, ils ont localement absorbé quelques uns de leurs phonèmes, comme le clic caractéristique des langues khoïsan.
Les Bantous viennent probablement du Cameroun et du sud-est du Nigeria. Vers - 2 000, ils commencent à étendre leur territoire dans la forêt équatoriale d'Afrique centrale. Plus tard, vers l'an 1000, eut lieu une deuxième phase d'expansion plus rapide vers l'Est. Les Bantous se mêlèrent alors aux groupes autochtones et constituèrent de nouvelles sociétés. Au XVIe siècle et XVIIe siècle, les populations bantoues de l'actuel Kenya sont obligées de se déplacer vers le sud, poussées par les guerriers Kalenjins d'abord,Masaïs ensuite et enfin Luo tous venus de l'actuel Soudan. Quand Jan van Riebeeck aborda au Cap de Bonne-Espérance en 1652, il n'y rencontra pas de populations bantoues. Mais, par la suite, de plus en plus de Bantous se déplacèrent vers le Sud du continent et repoussèrent progressivement les peuples Khoïsan qui y vivaient.

Avant - 2 000, les Bantous viennent probablement des migrations africaines de l'est (Vallée du Nil, Koush, Punt) principalement vers l'ouest, puis vers le sud (sud-est, sud-ouest, centre). Des vestiges bantous, au bord du lac Upemba, à Sanga, donnent beaucoup d'informations sur ces migrations.
Ces sociétés s'appuient sur une filiation matrilinéaire. Les familles Bantoues sont aussi matrilocales. Elles sont fondées sur le pilier clanique et familial. Le respect envers les anciens du clan ou de la tribu est total et implique une soumission complète. Parallèlement, des organisations ou confréries, qui peuvent être inter-claniques, voire inter-religieuses, permettent des rapports d'égal à égal avec d'autres individus. Ainsi, il existe des confréries de chasse, de rire, etc. Ces confréries servent bien souvent d'échappatoire à un univers clanique trop lourd et qui laisse peu de place à l'individu. De plus le système sociétal bantou est basé sur une conception religieuse qui évoque que les ancêtres ne sont que partiellement morts et vivent à l'intérieur de la descendance (les protègant ainsi et veillant à perpétuer les traditions). Par conséquent chez les bantous il existe une filiation généalogique basée sur l'origine ancestrale de la mère, qui leur permet d'accéder à un certain nombre de postes (au niveau societal). Ainsi, pour qu'une personne devienne législateur, il fallait que la mère soit descendante directe d'une lignée qui représentait les législateurs. On retrouve le même principe pour "l'exécutif" c'est-à-dire que le fils du roi n'aurait pu devenir roi qu'a condition que sa mère soit de la lignée historique des rois et qu'il soit élu par un conseil de sages issus de la lignée des législateurs. A noter que dans la culture bantoue le roi est celui qui porte le peuple, il a autorité mais a le devoir de servir le peuple (et non l'inverse il ne peut par conséquent pas abuser de son autorité et jouir de tous les excès). Ces lignées historiques sont basées sur la croyance qu'une déesse mère aurait eu 3 enfants et qu'elle aurait attribué à chacun des pouvoirs différents (mais égaux) permettant de régenter la société. Ces fils et filles auraient par la suite eu des descendances qui auraient conservé le rôle attribué. C'est gräce à ce système que la société bantoue a pu se structurer égalitairement.

samedi 5 novembre 2011

Dexter Gordon un grand du jazz



Dexter Keith Gordon, né le 27 février 1923 à Los Angeles, est le fils du docteur Frank Gordon, diplômé de l'université de Howard à Washington D.C. et qui fut aussi l'un des premiers grands médecins afro-américains dans la « Cité des Anges ». Sa mère, Gwendolyn Baker, est la fille d'Edward Baker, capitaine afro-américain dans la troupe des « Buffalo Soldiers », qui fut récompensée de la médaille d'honneur après la guerre hispano-américaine (1898).

Son entrée dans le monde de la musique commence à l'âge de 13 ans, où il étudie la clarinette, avant d'opter pour le saxophone alto à 15 ans et, enfin, le ténor à 17 ans. Il est au début suivi par deux professeurs, Lloyd Reese et Sam Browne, et étudie la musique dans l'école Jefferson. Lors de la dernière année de son cursus scolaire, Marshall Royal lui propose de rejoindre le groupe de Lionel Hampton. Gordon accepte et en 1940, il quitte Los Angeles, sa ville natale, pour partir avec la troupe de Hampton. Avec celle-ci, il voyage dans le Sud et poursuit son apprentissage auprès de Joe Newman et Illinois Jacquet. Le groupe d'Hampton décroche un contrat de plusieurs mois au « Grand Terrace » de Chicago, en janvier 1941. Quelques enregistrements radio seront réalisés durant ces mois suivants, et deviendront les premiers enregistrements de Dexter...

C'est lors d'un voyage à New York en 1943 avec le groupe d'Hampton, que Dexter Gordon rencontre ceux qui seront pour lui les deux influences majeures : Lester Young, et Ben Webster. Avec eux il effectuera quelques sessions au mythique « Minton's Playhouse ». Sans aucun doute, un des moments les plus importants dans sa vie de musicien... La même année, il quitte la troupe de Hampton et retourne à Los Angeles. Là, il joue avec le frère de Lester Young, Lee Young, puis rejoint pour quelques semaines l'orchestre de Fletcher Henderson ainsi que celui du grand maître de la trompette, Louis Armstong. À partir de cet instant, « Dex » dispose d'une certaine expérience, qui va lui permettre pour la première fois d'enregistrer sous son nom. Cela a lieu en 1943, lorsqu'il enregistre « I've Found A New Baby » et « Sweet Lorraine », avec comme sideman de luxe Nate King Cole. En 1944, il s'installe à New York et rentre dans le célèbre orchestre de Billy Eckstine.
L'année suivante, en 1945, il quitte le groupe de Eckstine et commence à enregistrer pour Savoy. Ces enregistrement seront d'ailleurs les premières grandes influences, pour les grands ténors à venir, tels que John Coltrane et Sonny Rollins... Deux ans plus tard, en 1947, Gordon enregistre « The Chase » avec le saxophoniste ténor Wardell Gray, un morceau où le duel entre les deux ténors allait devenir très populaire. À la fin des années 40, Dexter apparaît à plusieurs reprises sur la scène de la 52e rue, avec Fats Navarro, Max Roach et Charlie Parker.
En 1986, le maître aborde une nouvelle phase dans sa grande carrière d'artiste et se met au cinéma. Cette année-là, il joue dans le film de Bertrand Tavernier, amateur chevronné de jazz et cinéaste de grande qualité, « Autour de Minuit », avec entre autres François Cluzet, Lonette McKee et Herbie Hancock (qui compose aussi la musique du film).

Dans le rôle de « Dale Turner », Dexter Gordon est tout simplement fantastique, ce qui lui vaudra d'être nommé aux Oscars pour celui du meilleur acteur. Cette brève carrière d'acteur et le résultat qui en découla en dit long sur les multiples talents d'un génie, qui aura marqué de son empreinte, l'Histoire du Jazz.

Le grand « Dex » fera une dernière apparition à Ellingtones, où il jouera avec le New York Philharmonic. Il meurt d'une insuffisance rénale, le 25 avril 1990 à Philadelphie, laissant le Jazz orphelin d'un de ses maîtres.

mercredi 2 novembre 2011

Club mythiques de jazz

Le Birdland est un club de jazz qui a vu le jour à New York en 1949. Le Birdland originel était au numéro 1678 de Broadway Avenue, tout près de la 52e rue dans Manhattan1. Il a fermé en 1965 à cause d'un loyer trop cher, et a rouvert pour une nuit en 19791. Sa renaissance commence en 1986.
Le Birdland des débuts a été nommé ainsi par ses propriétaires Morris Levy et Irving Levy en l'honneur de Charlie Parker1 surnommé Bird, qui était la vedette du club. C'est souvent à lui que le club est associé, mais la salle, d'une capacité de 400 places, a attiré bien d'autres musiciens de jazz, qui y ont parfois fait des enregistrements. On peut ainsi citer le Live at Birdland de John Coltrane, Live At Birdland (Toshiko - Mariano Quartet), et la chanson à succès de George Shearing, "Lullaby of Birdland", ainsi que Dizzy Gillespie, Thelonious Monk, Miles Davis, Bud Powell, Stan Getz et Lester Young entre autres. A l'origine, la mascotte des concerts était Pee Wee Marquette, personnage pittoresque et minuscule dont l'imprésario Symphony Sid prenait parfois la relève.
À son heure de gloire, le Birdland était à la mode chez les célébrités. Gary Cooper, Marilyn Monroe ou encore Joe Louis en étaient ainsi des habitués. Sammy Davis Jr. y a également joué. Malgré son passé illustre, le club perdit de la vitesse dans les années 60 et finit par fermer en 1965.
La version actuelle du Birdland ouvre dans Manhattan Uptown, au 2745 Broadway (au niveau de la 106ème rue), mais s'établit finalement dans la 44ème rue, à l'Ouest de la 8ème avenue dans Manhattan Midtown. De grands musiciens y jouent actuellement comme Pat Metheny, Lee Konitz, Diana Krall, Dave Holland, Regina Carter, et Tito Puente. il est aussi remarquable que Toshiko Akiyoshi y donna son dernier concert le 29 décembre 2003 (comme mentionné plus haut elle avait joué dans la version originelle du club)

Le premier club de jazz The Blue Note a ouvert à Greenwich Village en 1981, à l'initiative de son propriétaire et fondateur Danny Bensusan. A cette époque, le célèbre label Blue Note Records est en plein déclin, et sa dissolution est effective en 1981. Le club new-yorkais démarre alors son activité avec un nom qui lui assurera une notoriété internationale.
Il n'existe aucun lien entre les clubs de jazz The Blue Note et le label Blue Note Records ; en outre The Blue Note s'est associé avec Half Note Records pour certains enregistrements Live et leur diffusion.
Dès le début, des vedettes du jazz viennent jouer régulièrement, parmi lesquelles Dizzy Gillespie (qui devint rapidement un habitué), Modern Jazz Quartet, Wynton Marsalis, Wayne Shorter, Bobby McFerrin, Chick Corea, qui ont contribué à la renommée du club.
La première implantation en contrat de franchise se fait en 1988 à Tokyo. Viennent ensuite au Japon les ouvertures des Blue Note d'Osaka (1990), de Las Vegas (2000) et de Nagoya (2002), puis celle de Milan en Italie. Le dernier en date ouvre en mars 2005 à Fukuoka au Japon, mais ferme ses portes six mois plus tard.
Le Blue Note Las Vegas, après n'avoir jamais connu le succès escompté, ferme ses portes le 15 janvier 2003. Au cours de l'été 2007, le Blue Note d'Osaka change d'enseigne suite à un accord de partenariat entre son gestionnaire la société japonaise Hanshin Contents Link (HCL) et la Nielsen Company, et devient une salle de concert de la marque Billboard Live
Les concerts de jazz au Blue Note attirent un public qui trouve également sur place une formule de restauration internationale, un bar, une boutique d'objets et de gadgets à l'effigie de la marque, et divers albums de jazz.
Entre les concerts d'artistes phares comme Chick Corea, McCoy Tyner, Joe Lovano, John Scofield, Chris Botti, The Blue Note organise The Monday Night Series (les concerts du lundi) et The Late Night Groove Series (les soirées Groove) qui permettent sûrement de diffuser des artistes locaux moins connus, mais qui donnent aux clubs le moyen de diversifier et d’élargir leur clientèle avec la place faite à la soul, au hip-hop, au R&B et au funk.

dimanche 30 octobre 2011

Jay Lou Ava excellent guitariste Camerounais

La face cachée de la colonisation Allemande 1884/1916

Pour comprendre le système colonial allemand, il faut se référer à la citation du Général VON LIEBERT, Gouverneur de l'Afrique orientale allemande : « Sans violence la colonisation de l'Afrique est une entreprise impossible ». Cette assertion exprime en termes clairs toute la méthode d'administration dans les colonies allemandes. Ainsi donc, ils ont géré leurs colonies par la violence.
Toutes les colonies étaient considérées comme des colonies d'exploitation dont les richesses devaient servir au développement économique de l'Allemagne. Pour le cas du Cameroun, le pays fut conquis et soumis avec beaucoup de difficultés. Ici, la Nord-West Kamerun Gesellschaft avait réçu mandat d'exploiter la colonie. Après avoir exploité le caoutchouc, les richesses minières, elle contrôle aussi les plantations de banane, de café, de cacao, d'hévéa, de palmiers à huile...
Le commerce est accaparé par les grosses compagnies comme la Graft Von Schlippenbach. Pour les besoins de toutes ces compagnies allemandes, 80 000 porteurs et 250 000 camerounais ont été exploités en permanence sur les pistes et les chantiers.
Pour les besoins de l'exploitation économique, les Allemands utilisèrent au Cameroun et dans toutes leurs colonies le travail forcé. Ils ont introduit dans toutes leurs colonies le système des cartes de travail. Chaque noir doit prouver, au moyen de cette carte, qu'il a travaillé gratuitement chaque mois au moins vingt (20) jours pour les blancs. S'il ne peut pas le prouver, il est traîné devant les autorités du district et châtié par le fouet. Voilà une façon brutale de contraindre les
indigènes à travailler dans les plantations des colons blancs. Le député allemand ROEREN désignait ironiquement les colonies allemandes sous le nom « des colonies aux vingt-cinq coups de fouet ».
Les travailleurs étaient rassemblés, comme s'il se fût agi du gibier, puis on les dirigeait enchaînés par groupes sur les plantations ou sur les chantiers du chemin de fer...Au Cameroun, les travaux du chemin de fer du centre furent une hécatombe : « Les 38 kilomètres qui séparent Ndjock et Makak coûtèrent la vie à des milliers de personnes et les conditions de travail furent par endroit horriblement inhumaines. ».
En résumé, dans les colonies allemandes de l'Afrique on appliquait un système très voisin de l'esclavage. Ces crimes, perpétrés contre les indigènes, ont été dénoncés par les députés allemands DITTMANN, ERZBERGER, WILS et WIEMAR. Le député DITTMANN, dans un discours prononcé au Reichstag, le 7 Mars 1914, disait ceci : « J'estime,
Messieurs, qu'aux yeux d'un homme de bon sens, notre politique coloniale actuelle doit apparaître comme l'élucubration d'un fou. »
Les Allemands ont poursuivi dans leurs colonies une politique diamètralement opposée à celle des Anglais et des Français. Ces derniers, dans leur système colonial, conservaient les institutions et les moeurs qui n'étaient pas incompatibles avec l'idéal de la civilisation occidentale. Les Anglais et les Français ont consolidé aussi l'autorité des chefs indigènes, ils ont fait collaborer à l'administration intérieure tous les indigènes dont le concours pouvait être utilisé.
Le meilleur moyen de gouverner un pays conquis est le respect des populations, leurs droits, leurs moeurs et surtout leur foi religieuse. Cette méthode a été employée par toutes les puissances coloniales à l'exception de l'Allemagne et de la Belgique. L'Allemagne imposa, dès le début, aux indigènes de ses colonies, une administration de caserne. On proclama ouvertement que si l'Empire avait acquis des colonies, ce n'était point qu'il éprouvât le besoin d'apporter la civilisation aux nègres, mais parce que ses intérêts économiques l'exigeaient. Quiconque fera obstacle à nos projets,écrivait la revue allemande Koloniale Zeitschrift, sera écarté du chemin. Le résultat de cette politique de violence fut le chaos, l'anarchie...
Dans l'Afrique allemande, on terrorisait l'indigène par le fouet. On l'administrait pour les fautes les plus légères. Dans l'Afrique orientale allemande (Tanganyka) on fouettait un indigène qui avait bu une bouteille de soda et celui qui n'avait pas salué un européen. Au Togoland, on fouettait les indigènes qui se laissaient pousser la barbe. Au Cameroun, le Baron LUDINGHAUSEN frappait de son gourdin avec une sauvage brutalité ceux qui ne lui tiraient pas leur chapeau.Cette politique coloniale faite d'humiliation et de brimades va pousser les indigènes à la révolte.
Les soulèvements dans les colonies allemandes d'Afrique se sont succédé sans interruption.

samedi 29 octobre 2011

mardi 11 octobre 2011

Marv Tarplin légende de la motown

Une de ses dernières photos




Marv Tarplin est décédé le 30 septembre à Las Vegas où il avait pris sa retraite. Guitariste des mythique Miracles, la formation de Smokey Robinson, celui qui cosigna de nombreux tubes du groupe était âgé à 70 ans. Il était notamment l’auteur, avec Smokey et Pete Moore, de The Tracks Of My Tears, une des plus grandes chansons de l’histoire de la soul music qui fut reprise par de nombreux artistes tels qu’Aretha Franklin, Johnny Rivers, Gladys Knight, Bryan Ferry, Linda Ronstadt, Billy Bragg et Rod Stewart.


Né le 13 juin 1941 à Atlanta, Marv Tarplin qui s’est toujours présenté comme un fan de country plutôt que de soul fut très influencé par la musique d’Harry Belafonte, ses chansons aux effluves calypso…

Elément majeur de la grande saga Motown (sans pour autant être un Funk Brothers, ce groupe « maison » assurant lors des principales sessions du label de Detroit), la guitare de Tarplin fut aussi essentielle sur d’autres chansons telles que I Like It Like That (1964), Going to a Go-Go (1965), The Love I Saw In You Was Just a Mirage (1967), Doggone Right et Point It Out (1969), ou bien encore un des plus gros hits de la carrière solo de Smokey Robinson Cruisin' (1979), pour lequel ils partagèrent les crédits. Le tandem signera également I'll Be Doggone et Ain't That Peculiar.

En 1996, le mensuel britannique Mojo classera Marv Tarplin à la 99e place de son Top 100 des plus grands guitaristes de tous les temps…

dimanche 9 octobre 2011

Le prix nobel de la paix 2011 à deux Africaines

Trois femmes récompensées par le prix Nobel de la paix.
Le prix Nobel de la paix a été décerné à la présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, et à deux militantes pour les droits des femmes, la Libérienne Leymah Gbowee et la Yéménite Tawakkul Karman.
Le comité a tenu à saluer leur "participation à des travaux de maintien et de défense de la paix", à travers leur "lutte non violente pour la sécurité des femmes et leurs droits à participer aux processus de paix". Le comité espère que ce prix "aidera à mettre un terme aux difficultés que rencontrent les femmes partout dans le monde".


Ellen Johnson Sirleaf première femme élue chef d'Etat sur le continent africain en 2005,72 ans, a accédé au rang de favorite ce jeudi. Elle était la "lauréate la plus probable", a annoncé jeudi soir la chaîne norvégienne TV2, qui a correctement pronostiqué le nom des deux derniers vainqueurs (le Chinois Liu Xiaobo en 2010 et à l'Américain Barack Obama en 2009.

Arrivée au pouvoir en 2005, cette "Dame de fer" a oeuvré pour la reconstruction de son pays ravagé par 14 ans de guerres civiles qui ont fait quelque 250 000 morts. L'attribution du Nobel survient quatre jours avant une élection présidentielle au cours de laquelle elle brigue un second mandat.




Leymah Roberta Gboweeest une militante libérienne pour la paix en Afrique, responsable de l'organisation du mouvement pacifiste Women of Liberia Mass Action for Peace qui a contribué à mettre fin à la Seconde guerre civile au Liberia en 2003.

Contre les démons de la guerre, elle a recours à la prière. Son mouvement rassemble les femmes chrétiennes et musulmanes et son action a été portée à l'écran dans un documentaire en 2009. Cette quadragénaire de forte corpulence, issue de l'ethnie Kpellé, a trouvé un surnom sur la scène internationale: "La guerrière de la paix".

le Cameroun vote un nouveau président"le même"

Quelque 7 millions de Camerounais sont attendus dimanche 9 octobre 2011 dans les 24.000 bureaux de vote pour élire leur président lors d'un scrutin à un seul tour qui semble promis au président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982 et qui brigue un sixième mandat.
La campagne électorale s'est terminée samedi soir dans une relative indifférence.

"Cette élection présidentielle ne se soldera pas par une alternance parce qu'il apparaît que l'ensemble du dispositif a été organisé avec la perspective de reconduire le président sortant (Biya)", analyse le politologue camerounais Mathias Nguini Owona.

La Cour suprême dispose d'un délai maximum de 15 jours pour proclamer les résultats. L'opposition accuse M. Biya d'avoir verrouillé le système électoral à son avantage. Plus de 6.000 structures d'observations des élections et près de 600 journalistes ont été accrédités pour le scrutin.

Le leader de l'opposition John Fru Ndi du Social Democratic Front (SDF) - qui se présente pour la troisième fois - apparaît comme le seul véritable challenger de M. Biya. Dans un contexte très tendu, les mesures de sécurité ont notamment été renforcées à Yaoundé et Douala (sud), la capitale économique.

En février 2008, la police et l'armée avaient réprimé des émeutes contre la vie chère et le projet de suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels, finalement voté pour permettre à M. Biya de se présenter. Ces émeutes avaient fait officiellement 40 morts et au moins 139 tués, selon des ONG.

Le 29 septembre 2011, des coups de feu ont été tirés sur le pont sur le Wouri à Douala pour exiger le départ de M. Biya.

Un tiers des 20 millions d'habitants n'a pas accès à l'eau potable et à l'électricité. Une personne sur quatre vit avec moins de 1,1 euro par jour. Le taux de croissance du pays - 3,2% en 2010- considéré comme un des pays les plus corrompus au monde, est le plus faible de la sous-région malgré des richesses minières.

Effacé et discret, M. Biya, dont les partisans soulignent qu'il est le garant de l'unité d'un pays où la minorité anglophone (20%) se considère étouffée par la partie francophone, promet lui "de grandes réalisations".

samedi 8 octobre 2011

La marche vers l'indépendance du Cameroun

Le 21 octobre 1946 : Le Rassemblement Démocratique Africain (RDA), mouvement de lutte pour l’indépendance du Continent noir voit le jour ; l’UPC devient la section camerounaise de cette organisation panafricaine qui regroupe la quasi-totalité des pères fondateurs des indépendances africaines.

Le 10 Avril 1948 : Naissance de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) à Douala ayant pour SG Ruben Um Nyobè ; premier parti politique créé à Douala qui formule clairement la question de l’indépendance et de la réunification du pays. Ses compagnons de lutte les plus prestigieux au rang desquels on peut citer Félix Roland Moumié, Président, Ernest Ouandié et Abel Kingué (tous deux Vice présidents), Ossendé Afana et bien d’autres.

Le 12 décembre 1952 : Premier réquisitoire de Um Nyobè aux Nations Unies intitulé « Que veut le Cameroun » pour dénoncer la lenteur de la France dans la mise en œuvre des réformes au Cameroun alors pupille des Nations Unies. Après une nouvelle tribune à l’ONU en Décembre 1953, il demande à la France, l’organisation d’un référendum sur l’indépendance et la Réunification en Janvier 1954.

Le 25 mai 1955 : Premier grand soulèvement populaire réprimé par la force coloniale. Um Nyobè est sous étroite surveillance, le parti est dissout et les principaux leaders prennent le chemin du maquis.

Le 13 juillet 1955 : Dissolution de l’UPC par l’administration française.

Le 23 juin 1956 : Gaston Deferre Ministre d’outre mer par la loi cadre communément appelée Deferre, donne la semi autonomie aux peuples indigènes.

Le 13 mai 1957 : André Marie Mbida leader du Bloc Démocratique Camerounais (BDC) est nommé Premier ministre. Jugé plutôt brutal et quasiment incontrôlable par le colon français, il est remplacé quelques mois plus tard..

Le 11 février 1958 : Le Premier ministre André Marie Mbida perd ses fonctions.

Le 18 février 1958 : Ahmadou Ahidjo est nommé Premier ministre.

Le 13 septembre 1958: Um Nyobè tombe sous les balles de l’armée coloniale française.

Le 1er janvier 1960 : la France proclame l’indépendance du Cameroun Oriental

lundi 3 octobre 2011

hommage à Miles Davis

Le 28 septembre 2011 à travers le monde du Jazz on a fêté les 20 ans de la disparition de Miles Davis.

vendredi 30 septembre 2011

lundi 26 septembre 2011

Adamou Ndam Njoya


Adamou Ndam Njoya (né le 8 mai 1942 à Foumban, Cameroun) est un universitaire, un écrivain et un homme politique camerounais. Il est le président de l'Union démocratique du Cameroun (UDC).
Son éducation primaire se fit à Foumban et Nkongsamba, puis il étudia au collège Général Leclerc à Yaoundé. Après les études primaires et secondaires au Came­roun, il a poursuivi les études supérieures en France, qui furent couronnées par l'obtention du doctorat de 3e Cycle et du doctorat d'État en droit public interna­tional et en sciences politiques.

Étudiant à l'Institut international d'administration publique (IIAP), il suivit tour à tour des stages au ministère des Affaires étrangères, à l'ambassade de France à Londres et aux organisations internationales à l'Office de l'Europe à Genève, avant de retourner au Cameroun en 1969.
Ndam Njoya fut brièvement membre du ministère des Affaires étrangères (1960-1970), avant de rejoindre la faculté de droit à l'Université de Yaoundé, poste qu'il occupe toujours actuellement.

Ndam Njoya a également travaillé pour la Fondation Carnegie pour la Paix Internationale au Cameroun en tant que directeur du programme de formation diplomatique. Dans le même temps, il collabora à la création et devint le premier directeur, de 1972 à 1975, de l'Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC). En 1975, il fut nommé vice-ministre des Affaires étrangères.

En 1977, Ndam Njoya fut nommé au minsitère de l'Éducation nationale. Son projet d'introduire sévérité et moralité dans le système éducatif rencontra une forte résistance, notamment de la part des riches familles francophones, dont les enfants réussissaient dans le primaire et le secondaire grâce à l'argent, et qui faisaient quelques dons aux écoles.

Face à de telles pressions, le président Ahmadou Ahidjo renvoya Ndam Njoya de son poste, en 1980, et le fit ministre délégué à la présidence en charge de l'inspection générale de l'État et des réformes administratives, un poste relativement ingrat. En janvier 1982, Ahidjo le renvoie du gouvernement.
De 1982 à 1990, Ndam Njoya consacre aussi bien son temps à l'écriture et à l'enseignement qu'à des efforts philantropiques (membre du bureau exécutif de l'UNESCO de 1985 à 1989). Il écrit tant à propos de la loi, des sciences politique, de l'histoire, des relations internationales et des idées politiques que des pièces de théâtre, des poèmes et des fictions.
En décembre 1990, le président Paul Biya permet le retour de partis politiques d'opposition au Cameroun et Ndam Njoya commence le rassemblement de politiciens potentiellement réformistes. Ndam Njoya est brièvement arrêté avec d'autres opposants politiques, mais ils seront rapidement relaxés.

En septembre 1991, il annonce la formation du l'Union Démocratique du Cameroun. Dans la déclaration de son parti, Ndam Njoya a insisté sur la décentralisation du gouvernement et le respect des droits des minorités.

Pendant les élections présidentielles de 2004, tous les partis de l'opposition acceptèrent de supporter un seul candidat contre Biya. Après que Ndam Njoya fût choisi par le consensus de la coalition, John Fru Ndi tira le front Social Démocratique en dehors de la coalition, qui dut faire cavalier seul. Les résultats: Ndam Njoya en tant que représentant de la coalition reçut 4,5% des voix, John Fru Ndi 17,4% et le président Biya 70,9%. Comme c'est devenu une habitude dans les élections camerounaises, la fraude massive a été alléguée.

Depuis 2004, Ndam Njoya a remanié le char de l'Union Démocratique du Cameroun, parlant désormais de lutte contre la corruption, et toujours de travail pour la décentralisation.
Actuellement il est maire de Foumban , membre du Conseil d'Administration du Réseau parlementaire sur la Banque mondiale, fondateur et directeur de publication des revues culturelles: A1 Houda.

samedi 24 septembre 2011

jeudi 15 septembre 2011

Les Dogons grand peuple d'Afrique

Les Dogon constituent un peuple renommé par leur cosmogonie, leur ésotérisme, leurs mythes et légendes intéressés, jusqu’à l’agression par le monde extérieur à la recherche de la culture ou du tourisme.
La population est estimée à environ 300 000 âmes vivant au sud-ouest de la boucle du Niger dans la région de Mopti au Mali (Bandiagara, Koro, Banka), près de Douentza et une partie du Nord du Burkina (nord-ouest de Ouahigouya).
Les villages sont souvent perchés, au sommet des éboulis au flan des collines, selon une architecture unique où l’homme étranger dans les escarpements est la proie des vertiges.
L’histoire des migrations et des installations des Dogon (une dizaine de groupes principaux, une quinzaine de langues différentes), porte sur plusieurs hypothèses.
Pour certains historiens, les Dogon auraient fui d’une zone située à l’ouest de leur emplacement actuel, suite à une agression ; la zone serait le Mandé ; ils se seraient dirigés vers l’est en traversant le fleuve Niger.
Dans les légendes Dogons, revient toujours le thème de fuite devant un ennemi à cheval et en grand nombre.

Vers le XIè ou le XIIè siècle, cette thèse semble rejoindre celle des Mossé, voisins du sud actuel des Dogon ; l’ancêtre des Mossé est " OUEDRAOGO " ou " Cheval mâle " ou " Etalon " (voir l’ouvrage " Ainsi on a assassiné tous les Mossé ") ; son armée était composée en grande partie de cavalerie ; selon leur version, le plateau central de l’actuel Burkina Faso était occupé par les Younyonsé, les Samo, les Gourounsi, les Ninissi, les Dogon, les Kibissi ; la chevauchée des " Ouédraogo " poussa vers le nord jusqu’à la falaise de l’actuel Bandiagara, les Dogon et les Kibissi qui ne contitueraient qu’un seul peuple.
De même les Kurumba de la région du Yatenga constitueraient une branche mère des Dogon.Les Dogon sont ainsi repartis entre le Mali et le Burkina Faso, avec une très grande partie au Mali.
L’art Dogon est marqué du sceau permanent de l’histoire, surtout de la période de leurs émigrations ; pour beaucoup de chercheurs, il faudrait accepter, privilégier toutes les thèses des émigrations et des implantations surtout que les Dogon relèvent en fait de plusieurs groupes ne parlant pas la même langue ; chaque étape des migrations est figée dans l’art.

Le serpent est au centre de la mythologie Dogon qui les précède ou les guide dans leurs conquêtes ou qui rappelle l’empire du Ghana à l’ancêtre des Cissé de cette région ancienne de l’Afrique profonde de l’époque.
Après la traversée du fleuve, ils durent affronter une zone de sécheresse et de pénurie d’eau ; c’est un chien qui leur fit découvrir la source d’eau du Kani Bonzou.
Un dignitaire Ambaroubou partit à la chasse, suivit un phacochère qui le conduisit à une mare cachée sous les branchages.
Un autre, Nangabourou qui avait soif suivit un crocodile et découvrit une rivière ; il fonda en cet endroit Bandiagara ; les crocodiles sont sacrés en pays Dogon et figurent sur leurs sculptures ; l’art est illustré également par l’eau, les rivières, les chiens, les phacochères, les branchages et les feuilles.

Originellement, ils sont animistes. Bien qu’ayant fui pour éviter l’islamisation (les guerriers peuls les appelaient les « Habés » — païens), la majorité des Dogons sont aujourd’hui musulmans même si les pratiques animistes sont encore bien présentes. Une minorité est chrétienne.

Les Dogons croient en un dieu unique, Amma. Il créa la terre et en fit son épouse qui lui donna un fils, Yurugu ou le « Renard pâle »6. C’était un être imparfait qui ne connaissait que la première parole, la langue secrète sigi so. La terre donna ensuite à Amma un couple d'enfant jumeaux appelés Nommo. Ceux-ci étaient à la fois mâle et femelle. Maîtres de la parole, ils l’enseignèrent aux huit premiers ancêtres des hommes, quatre couples de jumeaux, nés d'un couple façonné dans l'argile par Amma.
L'architecture dogon est spécifique. La plupart des villages sont implantés dans la falaise, et accessibles par des chemins escarpés qui empruntent les failles du plateau ou par des chemins tout à fait accessibles.

lundi 5 septembre 2011

Eboa Lotin en chanson

Je l'écoutais souvent au Cameroun même si je ne comprenais pas toujours les paroles mais je comprenais la mélodie qui me transportait c'était là l'essentiel

Eboa Lotin un artiste illustre au Cameroun

Emmanuel Eboa Lotin est né le 6 août 1942 à Bonamuti Douala(Cameroun) et décédé le 6 octobre 1997 à Douala.
D'une mère ménagère et d'un père pasteur. Le révérend Adolphe LOTIN SAME était un pasteur religieux qui a rénover l'église Baptiste Camerounaise, Il est l'auteur de plus de 400 cantiques. Ses parents meurs alors qu'il n'a que 3ans. Une atrophie due à l’injection de quinine lui paralyse la jambe gauche à un très jeune âge. Très jeune EBOA LOTIN a connu des moments de découragement et de désespoir, il se lance dans la musique à l’âge de huit ans. En 1962 il n’a alors que 20 ans quand il compose sa première chanson Mulema mam (mon cœur). Il raconte dans cette chanson l’histoire d’un jeune couple sans expérience dans lequel le mari accorde le divorce à sa femme car il n’a pas assez d'argent pour satisfaire les ambitions démesurées de sa femme. Il enregistra ce chef - d'œuvre dans les studios de RADIO-DOUALA, connut beaucoup de succès mais ne lui rapportant que très peu de satisfaction matérielle.
Il reste confiant et cultive son amour pour le don qu’il possède de naissance, il continue à travailler jour et nuit jusqu'à ce qu'il eut rencontrer le succès. Il compose ensuite cinq autres chansons, dont le fameux Mbemb’a mot’a sawa, titre grace auquel il remporte le 1er prix du Concours Vick’s Vedette (avec Duke Ellington, président du jury et Myriam Makeba membre du jury) titre qui lui permet pour la première fois de découvrir la ville de Paris FRANCE. Il en profite pour enregistrer ses plus grands succès (aux éditions Philips). Matumba Matumba et Bésombe remporte un succès panafricain et international.
Il est ensuite inviter au 1er festival panafricain d’Alger en juillet 1969 où il représente le Cameroun .
Il garde ses meilleurs souvenirs de Kinshasa (Février 1970) et du feu Président EL HADJ AMADOU AHIDJO, CAMEROUN, qui le soutenait tant sur le plan moral que matériel. Demandez à un Ivoirien, un Béninois, un Congolais, un Gabonais ou à un Centrafricain, la réponse est toujours la même : « Plus de Dix Ans après, sa musique est toujours la même, vous n’avez pas besoin de comprendre ce qu’il dit, ça vous pénètre ». Emmanuel EBOA LOTIN etait un croyant réaliste : Dans sa voiture, au chevet de son lit ou sur la table de son salon, Dans son sac de voyage. un livre : la Bible.
Autodidacte au talent insolent, sa musique a quelque chose de mystique ; on peut parler sans le moindre risque de se tromper d’héritage spirituel, de complicité génétique.
EBOA LOTIN est un génie dans son art car il ne déchiffre pas de partition. Il confie ceci : « je ne connais pas la différence entre la clé de Sol et la clé de Fa, les bémols, les dièses, les majeurs et les mineurs, je ne sais pas ce que c’est ».

Il est décédé le lundi 6 octobre 1997, autour de 17 heures. A l’hôpital Laquintinie, sans que son “album religieux” ne fût sur le marché, pour pouvoir meubler ses obsèques. Mais sa dernière oeuvre sortira quelque temps plus tard, à titre posthume, intitulé “ Forever ”, qui veut dire “ A jamais ”. Dans cette oeuvre qui conclut une carrière de maestro, on retrouve sept chansons dont Ave Maria Cameroun qui ne put être interprétée par son auteur avant son décès.
Il restera à tout jamais une légende au Cameroun.

mercredi 24 août 2011

James Brown



Presque celui que j'ai vu au cameroun

samedi 20 août 2011

James Brown au Cameroun en 1975

j’ai vu James Brown en concert, mais çà ma couter cher dans ma peau j’en ai encore le souvenir intact, je raconte :

Il y avait un artiste Camerounais qui s’appelle Elvis Kemayou qui passait au stade Amadou Ahidjo, il passait en 1ère partie d’’un concert de James Brown. Je voulais y aller mais je n’avais pas de quoi me payer le billet d’entrée.

Mais comme je faisais d’habitude pour les matchs de foot, je fraudais. Le dernier match que j’avais vu, le Cameroun contre le Brésil et j’avais découvert Gerzihno. C’était un sacré dribbleur et comme je jouais au foot au poste d’ailier gauche je me prenais pour lui qui était aussi gaucher, mais bien sûr je n’avais pas son talent. Pour la petite histoire nous avions tous un surnom d’un joueur Brésilien, on s’y croyait.

Revenons au concert. Avec un groupe de copains, on avait repéré du côté de l’entrée du parking sous terrain à l’arrière du stade, qu’il y avait un grillage pas très haut et jamais gardé par des vigiles. C’était notre passage habituel pour voir tous les matchs gratuitement. Par contre comme nous étions nombreux, on finissait par attirer l’attention des vigiles et les derniers à passer avaient intérêt à courir vite.

J’étais très rapide et surtout hyper souple de sorte que je ne me suis jamais fais attraper ce qui n’étais pas le cas de certains. Sauf que ce jour- là, en passant au-dessus du grillage, ma main droite est restée accrochée à la pointe d’un bout de grillage, j’ai réussi néanmoins à décrocher l’auriculaire. J’ai retiré mon tee- shirt et j’ai bandé ma main pour arrêter le sang de couler.

J’ai quand même vu le concert près de l’estrade et j’ai vu de près James Brown danser. Il faisait des glissades infernales, le grand écart, c’était géant. Comme pour le foot, quand je dansais j’essayais de l’imiter et des faire ces fameuses glissades. J’ai encore aujourd’hui la cicatrice sur le coin gauche de la paume de ma main droite

mercredi 27 juillet 2011

Marvin Winans You Just Dont Want To Know

Les principaux groupes ethniques du Cameroun

Pour une population d’environ 14 millions, le Cameroun compte 240 ethnies, réparties en trois grands groupes (Bantous, Semi-Bantous, Soudanais). Les plus représentatives sont :
- Bantous : Béti, Bassa, Bakundu, Maka, Douala, Pygmées
- Semi-Bantous : Bamiléké, Gbaya, Bamoun, Tikar
- Soudanais : Foulbé, Mafa, Toupouri, Arabes-Choas, Moundang, Massa, Mousgoum

Les principaux groupes ethniques sont les Fangs (19,6 %), les Bamilékés et les Bamoums (18,5 %), les Doualas, les Lundus et les Bassas (14,7 %), les Peuls (9,6 %).


Les Foulbés (ou Peuls) sont minoritaires au nord, mais ont été longtemps politiquement et culturellement dominants ; ils se sont fait depuis plusieurs siècles les principaux propagateurs de l'islam. Les autres peuples de la région (une quarantaine de groupes) sont plus nombreux et plus divers : les Kirdis ou " Païens ", qui peuplent les montagnes refuges des Mandara (les Mafas sont le groupe le plus important), de même que les Toupouris ou les Massas de la plaine du Diamaré, sont encore largement animistes mais en voie de conversion à l'islam ou aux religions chrétiennes. Au sud, les principaux groupes sont les Bétis, les Atons, les Boulous, qui se rattachent au monde bantou. À l'ouest enfin, les Bamilékés et autres peuples du plateau ont développé une civilisation originale, basé sur des chefferies qui sont autant de petits royaumes. Ces peuples sont majoritairement convertis aux religions chrétiennes. Seuls leurs voisins, les Bamoums sont en partie islamisés. Les profondeurs des forêts du Sud constituent l'un des derniers refuges pour les Pygmées.
Le Cameroun est un état laïc. Un quart environ de la population est animiste. Les musulmans (22p.100) habitent principalement le Nord tandis que les chrétiens (33p.100 catholiques, 17p.100 protestants) peuplent le Sud.
La zone couvrant le sud-ouest de l'actuel Cameroun et le sud-est du Nigeria aurait été le berceau des peuples bantous au Ier millénaire avant notre ère. Les Tikars, les Bamouns et les Bamilékés s'installèrent ensuite sur les hauts plateaux camerounais. Au Nord, la civilisation des Saos, mal connue, s'était développée dans le bassin du lac Tchad. Cette région passa au XVIe siècle sous le contrôle de l'empire de Kanem-Bornou. Le premier État connu des historiens dans la région est celui du Kanem, qui se développa autour du lac Tchad à partir du IXe siècle. Il devint musulman au XIe siècle et atteignit son apogée à la fin du XVIe et au XVIIe siècle. Il imposa sa suzeraineté à la majeure partie du territoire camerounais.
Mais il se heurta sans cesse à la résistance des peuples et des petits royaumes camerounais (notamment les royaumes kotoko et mandara).
À la fin du XVIe siècle, la grande vague migratoire des Peuls (ou Foulbés), peuple de pasteurs nomades qui se déplaçaient d'ouest en est depuis le Macina, atteignit le lac Tchad. Au siècle suivant, les Peuls s'implantèrent dans l'Adamaoua actuel, contribuant à la diffusion de l'islam. Ils s'organisèrent en petits États théocratiques musulmans, dirigés par un lamido, à la fois chef politique et spirituel.
Le royaume bamoum fondé à la fin du XVIe siècle prit son essor sous le règne de Mbuembue, à la fin du XVIIIe siècle. Souverain guerrier, celui-ci étendit son territoire par la force des armes. Il s'employa ensuite à consolider son pouvoir. Au début du XIXe siècle, les États musulmans étendirent et consolidèrent leur pouvoir. En 1804, Ousmane dan Fodio et les Peuls du Nigeria lancèrent un djihad contre les Haoussas. Ils créèrent ainsi un vaste empire toucouleur. Forts de cet exemple, les Peuls du Sud rallièrent leur cause et propagèrent le djihad dans leur région. Ousmane dan Fodio conféra alors à Adama, leur chef, le titre de cheikh et les plateaux du Sud islamisés prirent le nom d'Adamaoua. Leur capitale, Yola, se trouvait sur la Bénoué quand le lamido Adama mourut en 1847. Le royaume bamoun, dont la capitale se situait à Foumban, dut lutter contre l'expansion peule. Son seizième roi, Njoya, intronisé en 1895, est resté célèbre pour l'alphabet composé d'idéogrammes qu'il créa et pour la carte du pays qu'il avait fait établir. Converti à l'islam, il fut détrôné en 1923.

dimanche 24 juillet 2011

Mint condition

Quelques richesses du Cameroun

Agriculture
Principale ressource du pays, l'agriculture occupait 63p.100 de la population active et représentait 22p.100 du PNB en 1995. Les principales cultures d'exportation sont le café, le cacao, le coton et la banane. En 1990, les productions annuelles de coton et de cacao atteignaient respectivement 104000tonnes et 117000tonnes. Les principales cultures vivrières sont le sorgho, l'igname, l'arachide, le manioc, le maïs, le mil et la banane plantain. L'élevage, activité traditionnelle des Peuls, est important dans le massif de l'Adamaoua et dans les savanes du Nord. En 1991, le cheptel comptait 4,7millions de bovins, 3,8millions d'ovins et un nombre équivalent de caprins. L'élevage de porcs est développé dans le Sud.
La production de bois (3p.100 du PNB) consiste essentiellement en bois d'acajou, d'ébène et de teck provenant des grandes forêts tropicales du Sud. Les coupes annuelles atteignaient 14,6millions de mètres cubes en 1992. Jusqu'à une période récente, la pêche concernait surtout les poissons d'eau douce destinés à la consommation locale. Cependant, la pêche en mer s'est développée rapidement, notamment dans la région de Douala. En 1993, les prises annuelles s'élevaient à 80000tonnes (dont environ un quart de poissons d'eau douce).

Mines et industries
L'une des plus grandes entreprises industrielles du Cameroun est la fonderie d'aluminium d'Édéa. La production y atteignait 86500tonnes en 1993, à partir de bauxite importée. Les autres industries concernent l'agroalimentaire, le bois, le textile, les engrais et le ciment. En 1994, la production de pétrole s'élevait à 5,48millions de tonnes contre plus de 9millions en 1987. Les réserves sont estimées à 55millions de tonnes et celles de gaz naturel à 115milliards de mètres cubes. La plus grande centrale hydroélectrique se situe à Édéa, sur le fleuve Sanaga. L'hydroélectricité contribue pour 97p.100 à la production électrique totale du pays.

Échanges
Le Cameroun appartient à la zone franc. Sa monnaie est le francCFA, divisé en 100centimes (1FCFA!=!0,01FF en 1995). Elle est émise par la Banque des États d'Afrique centrale (BEAC), basée à Yaoundé. En janvier 1994, le francCFA fut dévalué de 50p.100 par rapport au franc français.
En 1994, le taux de couverture des importations par les exportations était de 87,6p.100. Les principaux partenaires économiques du Cameroun sont la France, l'Italie, l'Allemagne, les Pays-Bas et les États-Unis.
Le Cameroun possède quelque 66900km de routes, dont 6p.100 seulement sont bitumées. La plupart sont impraticables en saison des pluies. Le pays est également doté d'un réseau ferré de 1100km. Le trafic portuaire s'effectue essentiellement à Douala, qui sert aussi de port de commerce pour les pays voisins dépourvus de débouchés maritimes. Le deuxième port, Kribi, devrait bientôt accueillir un oléoduc servant à écouler le pétrole exploité dans le sud du Tchad. Plus au nord, sur la Bénoué, le port de Garoua est ouvert trois mois par an au commerce fluvial avec le Nigeria. Air Cameroun exploite des lignes intérieures et internationales. Le principal aéroport est situé à Douala. L'organisme de radiodiffusion et de télévision, contrôlé par l'État a son siège à Yaoundé.

samedi 16 juillet 2011

Gladys Knight next time

Parc botanique de limbé


Anciennement appelée Victoria, Limbé est une ville balnéaire fondée en 1858 par le missionnaire anglais Alfred Saker. Située sur la côte ouest atlantique dans la province du Sud-Ouest à environ 71 Km de Douala, elle donne directement accès à la mer et héberge de ce fait un port en eau profonde. Le Port autonome de Limbé s’offre comme une autre solution de rechange à l’enclavement désormais consommé du Port autonome de Douala.
Son parc botanique a été Créé en 1892 par un horticulteur allemand de la mission Alfred Saker pour acclimater les plantes telles que la quinine , le café, l'hévéa, le cacao et la banane, le jardin botanique de Limbe a également servi de centre de formation pour les Camerounais dans les domaines de l'agriculture, de l'horticulture et de la foresterie. Aujourd'hui, il est devenu après le Mont Cameroun, la plus grande attraction touristique dans le Sud-Ouest. C'est également un centre international pour la recherche en biodiversité :
Un centre d'attraction appelé « Jungle Village » a été aménagé et sert de cadre à l'organisation de manifestations culturelles pour le plaisir des touristes.
Plusieurs pistes ont été aménagées pour permettre aux touristes de visiter le Jardin. Ce sont :
- La piste côtière qui permet aux touristes d'avoir une belle vue de la partie occidentale du jardin ;
- la piste de la biodiversité qui, comme son nom 'indique permet aux visiteurs d'avoir une vue sur toute la biodiversité offerte par le Jardin ;
- la piste de Bota pour découvrir de grands arbres et les animaux sauvages ;
- la piste qui longe la rivière et où on rencontre des arbres et des plantes de plus de 100 ans.

dimanche 10 juillet 2011

Carl Von Linne le père des aquariophiles


Carl Von Linné est très peu connu sauf surtout des biologistes et scientifiques du monde marin et récifal, simplement parce qu'il a été le premier à permettre la nomenclature et surtout la classification par famille du monde marin.
Carl Linnæus, puis Carl von Linné après son anoblissement, né le 23 mai 1707 à Råshult et mort le 10 janvier 1778 à Uppsala, est un naturaliste suédois qui a jeté les bases du système moderne de la nomenclature binominale. Connu comme le père de la taxinomie moderne, il est également considéré comme l’un des pères de l’écologie moderne.
Le grand nomenclateur que fut Linné, celui qui consacra sa vie à nommer la plupart des êtres vivants et à les ordonner selon leur rang, eut lui-même maille à partir avec sa propre identité, son nom et même son prénom ayant été remaniés tant de fois au cours de sa vie qu’on ne dénombre pas moins de neuf binômes et autant de synonymes !
Ses études de médecine lui ont permis de s’adonner à la passion pour la botanique.

C’est à Uppsala, dès l’âge de 24 ans, qu’il conçoit sa classification des plantes d’après les organes sexuels et commence à l’exposer dans son Hortus uplandicus( essai de classification des plantes d'après les organes)

L’ouvrage le plus important de Linné est son Systema Naturæ (les systèmes de la Nature) qui connaît de nombreuses éditions successives, la première datant de 1735. Chacune d’elles améliore son système et l’élargit. C’est avec la dixième édition, de 1758, que Linné généralise le système de nomenclature binominale.
Mais sa classification est parfois totalement artificielle. Ainsi dans la sixième édition de Systema Naturæ (1748), il classe les oiseaux dans six grands ensembles pour répondre, harmonieusement, aux six ensembles qu’il utilise pour classer les mammifères.
Linné met au point son système de nomenclature binominale, qui permet de désigner avec précision toutes les espèces animales et végétales (et, plus tard, les minéraux) grâce à une combinaison de deux noms latins (le binôme), par exemple les fameux poissons-clowns (Amphiprioninae) forment une sous-famille de poissons appartenant à la famille des pomacentridés.Cette famille contient 30 espèces, dont une seule classée dans le genre Premnas, les autres font partie du genre Amphiprion.

vendredi 8 juillet 2011

maria carey & boy s 2 men one sweet day

Jacques Rabemananjara chantre de la négritude




Jacques Rabemananjara est né à Maroantsetra dans la baie d'Antongil sur la côte Est de Madagascar le 23 juin 1913. Après un bref séjour au petit séminaire sur l'ile Sainte Marie, il rejoint la capitale, Antananarivo, pour finir ses études au grand séminaire. En 1935-36, dix numéros du mensuel Revue des jeunes de Madagascar, dont il assume la direction, sont publiés mais les autorités coloniales considèrent leur contenu dangereux et en interdisent la publication.
En 1939, alors agé de 26 ans, Rabemananjara est choisi pour faire partie de la délégation malgache devant participer à la commémoration du 150ième anniversaire de la révolution française. Dès son arrivée à Paris, il s'inscrit à l'université de la Sorbonne où il y poursuit ses études en Lettres Classiques et y obtient une licence. Quelques mois après son arrivée en France il publie à Gap son premier recueil de poèmes, Sur les marches du soir. C'est également à cette époque qu'il fait la rencontre de Léopold Sédar Senghor et surtout d'Alioune Diop aux côtés duquel il participera, dans l'immédiat après-guerre, au projet de la revue Présence Africaine.

En 1946, il rencontre les docteurs Raseta et Ravoahangy et ensemble, depuis Paris, ils fondent le MDRM (mouvement démocratique de la rénovation malgache). Élu deputé de la région de Tamatave en 1946, Rabemananjara ne pourra cependant pas siéger à l'Assemblée Nationale. En effet, aux lendemains de l'insurrection malgache de mars 1947, Jacques Rabemananjara, suspecté d'en être l'un des instigateurs, est arrêté, torturé, jugé et condamné à la prison à perpétuité. C'est au cours de ces longues années passées en prison qu'il écrira les poèmes Antsa, Lamba et Antidote qui lui vaudront le titre de « chantre de la négritude ».

Gracié en 1956, il n'est cependant autorisé à rentrer dans son pays qu'au moment de l'indépendance en 1960. Il participe alors à la première république malgache au cours de laquelle il occupera tour à tour divers ministères au sein des gouvernements du Président Philibert Tsiranana. Après la révolution de 1972, il choisit l'exil et ne retournera à Madagascar qu'en 1992.

Jacques Rabemananjara s'est éteint en France le samedi 1er avril 2005 à l'âge de 92 ans. Un communiqué de la présidence malgache a annoncé que des funérailles nationales doivent être organisées pour ce « Raiamandreny chef de lutte et député MDRM ».

mardi 5 juillet 2011

lundi 4 juillet 2011

Félix-Roland Moumié compagnon de lutte d'Um Nyobe




Félix-Roland Moumié , né en le 1er novembre 1925 non-loin de Foumban , est un médecin et homme politique camerounais.
Moumié est une des grandes figures de la lutte pour l'indépendance du Cameroun. Il succède à Ruben Um Nyobe comme tête de file de lutte pour l'indépendance du Cameroun. Il a été officiellement proclamé héros national par la loi du 16 janvier 1991 de l'Assemblée nationale du Cameroun.

En 1941, il est reçu au concours d'entrée à l'École Supérieure Édouard Renard de Brazzaville. Élève très brillant, il poursuit ses études en s'orientant dans la médecine en s'inscrivant à l'école professionnelle William Ponty à Dakar en 1945. Il retourne au Cameroun en 1947 où il entame une carrière professionnelle de chirurgien.
A son retour au Cameroun en 1947, le médecin Moumié est affecté à Kribi, ville côtière de la région du Sud. C'est dans cette ville qu'il va rencontrer pour la première fois Ruben Um Nyobe. En effet en 1948, Ruben Um Nyobe de retour de la conférence du Rassemblement démocratique Africain(RDA), avait pu obtenir de Mr Darbousier, ancien professeur du docteur Moumié, une lettre de recommandation. L'objectif de Um était clair : faire de ce jeune médecin un membre de l'UPC. Les deux hommes se rencontrent et échangent longuement. Ils discutent de tous les sujets préoccupants, et Moumié adhère à l'UPC. Cette visite constituera le début d'une brillante carrière politique .
En avril 1950, il sera élu vice-président de l'UPC lors du congrès de Dschang, puis plus tard la même année vice-président de la conférence des partisans pour la paix. Face à ce militantisme grandissant, l'autorité française réagit. Il sera tour à tour envoyé dans les Villes de Bétaré-Oya dans la région de l'est du pays, puis Mora et Maroua dans la région de l'Extrême-Nord. Ces affectations disciplinaires, malheureusement pour les français, n'auront pas l'effet escompté.
Partout où il passe, Moumié introduit l'UPC et parle de patriote et d'anticolonialisme.
Moumié est également l'objet d'une surveillance étroite des autorités françaises locales. Guy Georgy, l'administrateur français qui dirigeait la région du Diamaré avoue qu'il contrait systématiquement toutes les actions de Moumié en usant du viol de correspondance, de perquisitions illégales, de surveillance à la jumelle de domicile Moumié et de tentatives de corruption.En 1952, Moumié sera élu président de l'UPC.
En 1954, la lutte se poursuit. Ruben Um Nyobe est invité à s'exprimer aux Nations unies le 24 et 25 novembre 1955.le 23 janvier 1955 Moumié est muté dans la ville de Douala pour exercer à l'hôpital Laquitinie. C'est dans cette ville que sa carrière politique prendra un tournant décisif.

Deux élèvements majeurs vont conduire le Cameroun à l'un des plus grands si ce n'est le plus grand massacre de tous les temps de son histoire :
 Le 9 février 1955 Roland Pré publie un texte de loi selon lequel « droit est donné à toute autorité, de requérir la force publique pour disperser toute réunion suspecte de plus de deux personnes ».
 Le 22 mai 1955, Après avoir signé un texte exigeant la fin du régime de tutelle et demandant l’indépendance immédiate du Cameroun, l’UPC adopte l’emblème national « crabe noir sur fond rouge » au cours d'un meeting.
Mercredi 25 mai 1955 l'armée coloniale française décide d'intervenir et l'irréparable se produit. On ouvre le feu sur les militants alors ceux-ci ne sont pas armés. Les conséquences seront dramatiques : on dénombre plus de 1 000 morts pour le seul quartier de New-Bell alors fief de l'UPC. Plusieurs villes sont concernées par cette répression sanglante qui se poursuivra jusqu'au 30 mai 1955.
Le 30 mai 1957, l'UPC est officiellement déclarée illégale dans le Cameroun britannique. Félix-Roland Moumié est mort empoisonné à Genève le 3 novembre 1960.

dimanche 3 juillet 2011

Percy Sledge

Je viens d'assister au concert de Percy Sledge intimiste dans une petite salle. C'était aujourd'hui dimanche 03 juillet 2011 au théatre du casino d'Engheim les bains en région parisienne. J'ai réalisé qu'il a fait beaucoup de tubes. Quand il a chanté When a men loves a women il s'est mis à un moment à genoux, c'était énorme. Dès le début de la chanson on a senti dans la salle une émotion profonde, car forcément pour chacun de nous cette chanson rappelle un homme ou une femme.

Percy Sledge est né le 25/11/1940. Pour avoir vendu en 1966 plusieurs millions d’exemplaires de son titre "When a Man Loves a Woman", Percy SLEDGE est l’un des plus fameux chanteurs que la Soul ait connu. Rendant célèbre du même coup le son de Muscle Shoals, région où fut enregistré ce titre, il donne à la Soul Sudiste l’une de ses plus belles compositions.Chanteur originaire de la petite ville de Leighton, Alabama, Percy SLEDGE chante dans la chorale de son lycée et joue également dans l’équipe locale de base-ball.A cette époque, Percy SLEDGE n’a aucune ambition artistique et sans la demande du responsable du département musical de son ancien lycée, de remplacer le chanteur du groupe les Esquires, il n’aurait sans doute jamais démarré de carrière artistique.

Uniquement pour des questions pécuniaires, Percy SLEDGE accepte donc d’être le chanteur des Esquires, occasion que lui offre son timbre de voix exceptionnel. Les Esquires commencent alors à se produire dans les clubs et sur les campus de la région, quelquefois en première partie du cousin de Percy SLEDGE, Jimmy HUGUES.
Le 7 mai 1966, "When a Man Loves a Woman" est n°1 aux charts R&B et devient le 28 du même mois, le premier titre de la Soul Sudiste a être classé n°1 au Hot100 Pop. Traversant l’Atlantique, le titre se classe également dans tous les hits parade Européens.A 71 ans il vit actuellement à Baton Rouge,aux USA


dimanche 26 juin 2011

yabassi terre de mon père

La forêt aux alentours de yabassi


Yabassi est une ville du Cameroun située dans la province du Littoral et chef-lieu du département du Nkam.

Le principal dialecte parlé est le bassa de Yabassi. Cependant, on y retrouve aussi d'autres dialectes originaires du département du Nkam comme le bandem, le mbang, le dibom, le bodiman, le ewodi, le banya ; on y retrouve également d'autres dialectes originaires d'autres provinces du Cameroun comme le bamiléké "de Yabassi" et le Haoussa.
À l'époque du protectorat allemand au Cameroun, Yabassi était une plaque tournante dans la stratégie commerciale et militaire.
Aujourd'hui, la ville, qui autrefois était coupée en deux, ne l'est plus grâce au pont sur le NKam qui relie le centre administratif au vieux quartier appelé Ndokbele.

Yabassi est le chef-lieu du département du Nkam. Ce département compte trois arrondissements: l'arrondissement de Yabassi, l'arrondissement de Yingui, l'arrondissement de Nkondjock. et le distrit de Ndobian village des Dibom

Yabassi est en même temps chef-lieu de département et chef-lieu d'arrondissement. À ce titre, Yabassi possède une préfecture et une sous-préfecture. le préfet est le chef du département et la première personnalité administrative de la ville. Le sous-préfet (encore appelé chef de terre) est le patron de l'arrondissement.

Yabassi possède un tribunal de grande instance, un commissariat spécial, une gendarmerie (brigade de compagnie et brigade territoriale), et des délégations départementales des différents ministères de la république du Cameroun. Yabassi possède en son sein un lycée classique d'enseignement général, un lycée d'enseignement technique, plusieurs écoles d'enseignement primaire, dont une privée. Yabassi possède une école normale d'instituteurs de l'enseignement général (Enieg). Yabassi possède un hôpital public et un hôpital privé.

L'arrondissement de Yabassi est divisé en plusieurs districts et cantons. Ainsi, plusieurs chefs traditionnels sauvegardent les traditions des différents regroupements ethniques.

L'économie de la ville repose essentiellement sur l'agriculture rurale. ce secteur emploie plus de 90% de la population. Les principaux produits de l'agriculture sont les produits vivriers (macabo, manioc, patate, igname, banane-plantain, etc). Depuis quelques années, on note également une prolifération de la culture du palmier à huile. Ceci est rendu possible grâce à la terre fertile du coin.

Le deuxième secteur économique est le secteur du petit commerce.

Le secteur de la pêche et de la chasse est également assez actif, mais reste encore artisanal. Finalement, grâce à sa forêt dense, Yabassi est une ville prisée par les exploitants forestiers. On y retrouve plusieurs essences. Plusieurs compagnies asiatiques ont tour à tour exploité cette forêt. De même, une société a, à un moment donné, exploité une plantation d'hévéas maintenant laissée en friche.

La ville est handicapée par le manque de routes bitumées, ce qui rend difficile de parcourir les 100 km séparent cette ville de la métropole économique du Cameroun, Douala.
Le lycée classique et moderne de Yabassi, l'un des plus grands du Cameroun, avec un internat, un grand gymnase, des terrains de sports, des logements pour le personnel administratif.

mercredi 22 juin 2011

Les Kirdis peuple authentique

Les Kirdis sont un ensemble d'ethnies du nord du Cameroun.
Kirdi est un nom issue de la déformation locale du nom « Kurdes » qui désigne de façon péjorative les païens par opposition aux fidèles de l'Islam. Dans les montagnes du Cameroun depuis la région de Garoua jusqu'à Mora on trouve une grande variété d'ethnies non-musulmanes qui depuis 60 ans se convertissent en ordre dispersé à l'Islam ou au catholicisme des missionnaires.
La première mention écrite du mot « kirdi » dans la littérature occidentale apparaît dans le récit de voyage du major Denham (1826).
Une bonne partie de ces ethnies compte à peine 10 000 habitants. Les plus nombreux quelques dizaines de milliers. Chaque ethnie parle sa propre langue. Quelques noms: Mofu, Dowayo, Mafa, Kapsiki, Fali, Mada, Moundang, Podokwo, Toupouri, Mouktele, Ouldémé, Giziga.
Ces ethnies sont cultivateurs de mil (sorghum) et éleveurs de chèvres, moutons et zébus. La culture du mil a lieu sur des champs en terrasse dont les murettes sont entretenues ou réparées chaque année. C'est un remarquable travail d'architecture du sol.
Certains auteurs relient ces populations avec d'autres de la ceinture sub-sahélienne (du Togo à l'Éthiopie) sous le vocable de montagnards paléonigritiques.
Les langues parlées par les peuples kirdi appartiennent au groupe tchadique (Nilo-saharien).
« La définition claire du mot Kirdi est une source toujours vivante de polémique. Les Kotokos, après les Baguirmiens, désignent par ce vocable l’ensemble des populations non musulmanes, sans limite géographique particulière. Les militaires français du Tchad apportent ce terme au Cameroun, où les Peuls disposent déjà d’une variante : Haabe (sing. Kaado). Le champ de ce vocable recouvre cette fois les populations non peules, comme les vingt et six tribus ou ethnies que Jean Baptiste Baskouda, le chantre de la Kirditude, reconnaît comme telles. Il peut même s’appliquer aux musulmans tels que les Haoussas qui ne partagent pas la même culture que les Peuls. »

mardi 14 juin 2011

Soundiata Keita empereur du Mali

Soundiata Keïta (ou Soundjata Keïta) était un empereur du Mali, né en 1190 à Niani (Royaume du Manding, actuelle Guinée) et décédé en 1255.

L’histoire de Soundiata Keïta est essentiellement connue par l’épopée racontée de génération en génération jusqu’à nos jours par les griots, et ainsi analysée par Seydou Camara :

« Cette « épopée » aux tonalités légendaires est un mélange de souvenirs réels et de motifs de conte ; c'est, autrement dit, une construction littéraire qui évoque l'histoire locale parasitée par le thème universel du héros classique. »

Naré Maghann Konaté était un roi du Manding, petit royaume d’Afrique de l'ouest. Il reçut un jour la visite d’un chasseur devin qui lui prédit qu’une femme laide lui donnerait un jour un fils qui deviendrait un grand roi. Naré Maghann Konaté était déjà marié à Sassouma Berté et avait un fils Dankaran Toumani Keïta. Pourtant quand, quelques années plus tard, deux chasseurs venant du pays de Do lui présentèrent une femme laide et bossue, Sogolon Kondé, se rappelant la prédiction il l’épousa. Sa deuxième épouse donna naissance à un fils baptisé Soundiata Keïta. Celui-ci resta infirme pendant toute son enfance incapable de se tenir debout.

A la mort de Naré Maghann Konaté, en 1218, Dankaran Toumani Keïta, le premier fils prit le pouvoir malgré la volonté du roi défunt de respecter la prédiction. Sundjata et sa mère, qui avait donné naissance à deux filles et avait adopté le fils de la troisième femme de Naré Maghann Konaté, étaient l’objet permanent du mépris du nouveau roi et de sa mère. Après un affront contre sa mère, Sundjata, à l’âge de sept ans, réussit à se lever. Il recouvre miraculeusement l’usage de ses jambes lorsqu’il a touché le bâton royal. Mais la haine de Sassouma Berté et de Dankaran Toumani Keïta conduisit Sundjata, sa mère et ses sœurs à l’exil au Royaume de Mena.

Soumaoro Kanté, roi du Sosso, attaqua le royaume du Manding. Dankaran Toumani Keïta, craignant pour sa vie, dut fuir. Selon la tradition, Soumaoro mène une dizaine d’expéditions au cours desquelles il massacre onze des fils de Naré Maghann Konaté, sauf Soundiata Keita.

Les habitants du Manding allèrent chercher Soundiata Keïta dans son exil. Le jeune prince est devenu très populaire auprès des Mandingues qui espèrent qu’il chassera un jour les envahisseurs du Sosso. Sa popularité croissante inquiète Soumaoro, roi du Sosso, à qui des sorciers ont prédit : « Ton vainqueur naîtra au Mali ». Pour échapper à sa vengeance, Soundiata se réfugie chez un souverain voisin et ami, régnant au sud de son pays. Là, il attend le moment favorable pour libérer son royaume.

Soundiata s’est aguerri dès son plus jeune âge au tir à l’arc et mithridatisé contre les poisons. Il vit pendant des années avec l’idée de se venger du massacre de sa famille. Un jour, un émissaire lui apprend la révolte des Mandé contre Soumaoro Kanté.

Il rassemble ses guerriers, conquiert le Fouta-Djalon, et lance des attaques sur le Sosso. Pour apprendre le secret de l’invulnérabilité de Soumaoro Kanté, il lui envoie sa sœur Djegue, qui selon la légende apprend que « Seule une flèche portant un ergot de coq blanc pourra tuer le roi du Sosso ». Soundiata fait le nécessaire avec le secours des magiciens attachés à son service.

Rassemblant les armées de différents petits royaumes en lutte contre le Sosso, Soundiata Keïta forma une armée et réussit à vaincre l’armée de Soumaoro Kanté en 1235 à Kirina. Soumaoro Kanté disparut dans une montagne à Koulikoro.

Soundiata Keïta réunit tous les royaumes pour constituer l’Empire du Mali. Il est proclamé « Mansa » ce qui signifie « Roi des rois ». Il établit la capitale à Niani, sa ville natale, aujourd’hui un petit village en Guinée à proximité de la frontière malienne. Lors de son intronisation, la confrérie des chasseurs du Mandé proclame la Charte du Manden, qui abolirait l'esclavage et serait l'une des premières déclarations des Droits de l'homme (il existe une controverse à ce sujet).

Vers 1240, le roi Soundiata s’empare de Koumbi-Saleh, capitale du Ghana et détruit la ville. Il prend le titre d’empereur et envoie ses lieutenants conquérir le Bambouk.

Soundiata est présenté comme un grand administrateur qui développe le commerce, l’exploitation de l’or et des cultures nouvelles (introduction du cotonnier). Il organise politiquement et administrativement les peuples soumis, en implantant une solide organisation militaire. Les chefs de ses armées sont installés comme gouverneurs de province. Soundiata, outre ses exploits guerriers, est connu pour sa sagesse. Sa tolérance permet la coexistence pacifique de l’Islam et de l’animisme dans son Empire.

Soundiata Keïta est mort en 1255, noyé dans les eaux du Sankarani pour les uns, tué d’une flèche par traîtrise (ou accidentellement) lors d’une fête à Niani selon les autres. À sa mort, l’empire du Mali s’étend de l’Atlantique au Moyen Niger et de la forêt au désert.

Soundiata Keïta a eu trois fils qui se sont succédé sur le trône de l’Empire du Mali : Mansa Oulé Keïta, Ouati Keïta et Khalifa Keïta. Mansa Oulé (le roi Rouge), souverain paisible et pieux étend le royaume du Mali. Par contre, ses successeurs Ouati, Khalifa et Aboubakari manqueront d’autorité et laisseront régner l’anarchie dans l’Empire.

Les Mandingues font encore aujourd’hui des sacrifices à la mémoire de Soundiata, qui selon la légende se serait métamorphosé en hippopotame.

dimanche 12 juin 2011

Delphine Eteme diva du Cameroun


Née à Obola, au Cameroun, Delphine Etémé, bercée par les chants traditionnels et influencée par un père mélomane, découvre très tôt son amour pour la musique.
Arrivée à 16 ans en France, elle commence à chanter dans une chorale de gospel composée de 100 chanteurs, où elle est rapidement repérée comme l'une des meilleures solistes.
Grâce à ce talent, Delphine Etémé est de plus en plus souvent sollicitée. Elle multiplie les expériences de scène et de studio et sera amenée à travailler avec Arielle Dombasle, les G'squad, Gino Sitson, Manu Dibango, Chebmami, Geoffrey Oreyma... Sa musique, inspirée des musiques traditionnelles de l'Afrique Centrale se colore subtilement de nuances Blues, Jazz, Bossa Nova... Une véritable invitation au voyage, à découvrir absolument...
Sa musique, inspirée des musiques traditionnelles de l'Afrique Centrale se colore subtilement de nuances Blues, Jazz, Bossa Nova... Une véritable invitation au voyage, à découvrir absolu-ment...

En 1998, celle que l'on nomme déjà'Queen Etémé' fait une rencontre décisive avec Carole Frédéricks qui la rassure et l'encourage. C'est lors d'un concert à Paris, au New Morning qu'elle est remarquée par Manu Dibango, qui lui demande de travailler avec lui. C'est le début d'une longue collaboration.
Travaillant sa voix si particulière sans relâche avec Eric Tavelli (le professeur de chant de Laam, Zazie...), elle nous livre en 2003, avec le compositeur Dovi, son premier opus'SOKI'. Un album qui parle d'amour, d'amitié, d'espoir. Si on peut y sentir l'influence du Gospel, il faut y voir également un réel besoin de la chanteuse de donner ce qu'elle a de meilleur aux autres. SOKI, et si une chanson pouvait permettre aux gens de s'aimer ?
Chantant en lingala, en français, en anglais, en eton, en basa... Queen Etémé veut rendre son message universel. Nul doute que son charisme et sa sincérité feront apprécier son talent à tous...

"Queen Etémé, c'est une voix chaude et émouvante qui incarne la scène de fusion world, une invitation au voyage dans l'univers des musiques traditionnelles d'Afrique centrale et des sonorités contemporaines, soul, gospel, pop et jazz."
"Une voix d'alto magnifique, capable de passer de la basse au soprano en quelques secondes."
Ambassadrice de l'enfance en détresse, reine de coeur à la voix singulière et puissante et diva parisienne originaire du Cameroun

lundi 6 juin 2011

JODECI Come and talk to me

Edouard Glissant un martiniquais engagé


Édouard Glissant, né le 21 septembre 1928 à Sainte-Marie en Martinique et mort le 3 février 2011 à Paris, est un écrivain, poète et essayiste français.
Fondateur des concepts d'« antillanité », de « créolisation » et de « tout-monde », il était « Distinguished Professor » en littérature française, à l'université de la Ville de New York et président de la mission de préfiguration d'un Centre français consacré à la traite, à l'esclavage et à leurs abolitions.
Édouard Glissant étudie au lycée Victor Schœlcher de Fort-de-France. Il quitte la Martinique pour Paris en 1946 afin d'étudier l'ethnographie au Musée de l'Homme, mais aussi l'histoire et la philosophie à la Sorbonne.
Alors proche des thèses de Frantz Fanon, il fonde, accompagné de Paul Niger, en 1961 le Front antillo-guyanais d'obédience indépendantiste, puis autonomiste, ce qui lui vaut d'être expulsé de la Guadeloupe et assigné à résidence en France métropolitaine. Il est interdit de séjour dans son île natale pour « séparatisme » de 1959 à 1965. Il est signataire du manifeste des 121 en 1960. Certains de ses ouvrages, tel le Discours antillais, restent très marqués par son engagement anticolonialiste.
Il revient en Martinique en 1965 et y fonde l’Institut martiniquais d'études, ainsi qu’Acoma, un périodique en sciences humaines.
Titulaire d’un doctorat ès lettres (1980), il adhère aux thèses de la négritude avant de développer par la suite les concepts d’antillanité et de créolisation.
De 1982 à 1988, il est directeur du Courrier de l'Unesco, organe de presse où il défend notamment le concept de "mondialité", "la face humaine de la mondialisation".
En 1989, il est nommé « Distinguished University Professor » de l'Université d'État de Louisiane (LSU), où il dirige le Centre d'études françaises et francophones.
Il vit ensuite à New York où, à partir de 1995, il est « Distinguished Professor » en littérature française, à la City University of New York.
En janvier 2006, Édouard Glissant se voit confier par le président Jacques Chirac la présidence d'une mission en vue de la création d’un Centre national consacré à la traite et à l’esclavage. Il prend position contre la création d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale et condamne la politique d'immigration menée depuis l'élection du président Nicolas Sarkozy. De cet engagement politique et poétique naîtra un court manifeste, Quand les murs tombent, l'identité nationale hors la loi ?, rédigé avec Patrick Chamoiseau.
En 2007, il crée avec le soutien du conseil régional d'Île-de-France et du ministère de l’Outre-Mer, l'Institut du Tout-Monde. Cet institut a pour objectif de faire avancer la pratique culturelle et sociale des créolisations. Il favorise la connaissance de l’imaginaire des peuples dans leur diversité. A l’écoute des mélodies du monde, il accompagne, à travers la multiplicité des langues, la pluralité des expressions artistiques, des formes de pensée et des modes de vie.
Au monde qui se replie sous la loi de l’unicité et de l’esprit de système l’Institut du Tout-Monde oppose les identités en mouvement. À la fois site d’études et de recherches, espace d’invention et de formation, lieu de rencontres, il est dédié aux mémoires des peuples et des lieux du monde.
En 2009 et 2010, il est membre du jury du prix de la BnF.
Le 3 février 2011, il s'éteint à l'âge de 82 ans à Paris.

Dans un premier temps, il adhère aux thèses de la négritude avant d'en dénoncer les limites. Il développe alors le concept d’antillanité qui cherche à enraciner l'identité des Caraïbes fermement dans « l'Autre Amérique » en rupture avec les travaux d'Aimé Césaire, pour qui l'Afrique est la principale source d'identification pour les caribéens. Cette antillanité serait fondée sur la notion d'« identité multiple », ou d'« identité rhizome », ouverte sur le monde et la mise en relation des cultures.
Il propose également le concept de créolisation qu'il définit comme le « métissage qui produit de l'imprévisible » et qui est pour lui le « mouvement perpétuel d'interpénétrabilité culturelle et linguistique » qui accompagne la mondialisation culturelle. Cette mondialisation met en relation des éléments culturels éloignés et hétérogènes, avec des résultantes imprévisibles.
Ses réflexions sur l’identité antillaise ont inspiré une génération de jeunes écrivains antillais qui formera le mouvement de la créolité, dont Patrick Chamoiseau, Ernest Pépin ou encore Raphaël Confiant.