vendredi 7 mai 2010

Alfred SAKER Pionnier Missionnaire au Cameroun

Les révérends Joseph Merrick (fils d’ancien esclave jamaïcain) et l’anglais Alfred Saker furent les premiers missionnaires venus au Cameroun en juin 1845.

Un portrait d'Alfred SAKER

le 10 juin, 1845, M. Saker débarqua au Cameroun pour y commencer ce qui allait être le grand oeuvre de sa vie. Son débarquement sur ce rivage peuplé de Doualas faillit déclencher une guerre entre le chef vassal, Deido, qui leur avait offert asile, et le roi Akwa, jaloux de ce qu'un Européen se fixât sur un domaine autre que le sien. M. Saker, à peine arrivé, fut donc obligé, au péril de sa vie, d'affronter les belligérants pour les réconcilier. Il y réussit et Akwa lui assigna, sur son propre territoire, un emplacement où installer des bâtiments missionnaires.

Le 22 juin, 1845, M. Saker inaugura son oeuvre au Cameroun et le compte-rendu de ses activités ce jour-là donnera une idée de ses efforts pour faire pénétrer l'Évangile chez les Doualas.

A peine arrivé au Cameroun après avoir fait pénétrer l’évangile et la religion chrétienne, il créa une école; mais il n'y avait de place que pour vingt enfants. Il espérait bientôt construire une salle capable d'en recevoir quatre cents pour atteindre un plus grand nombre à convertir, car il se confronta aux croyances et rites locaux.
A partir de là Ils ouvrirent des églises, des dispensaires et des centres de soins et formèrent un grand nombre de pasteurs camerounais, des tailleurs, des cordonniers, des maçons et aussi des charpentiers .
Le 28 juin 1845, M Saker, son épouse et sa fille, composaient tout le personnel de la nouvelle station missionnaire, qu'ils convinrent d'appeler Béthel.

la 1ère église d'Alfred Saker à Douala.


Les difficultés commencèrent à surgir pour imposer cette nouvelle religion.
En six mois de patience et de travail acharnés, M. Saker avait réussi à pénétrer dans quelques villages voisins, remontant le fleuve sur trente kilomètres et au delà. Son nom passait de bouche en bouche ainsi que l'histoire merveilleuse qu'il racontait, 'la palabre de Dieu' comme disaient les villageois ; en sorte qu'il était parvenu rapidement à gagner beaucoup d'influence auprès du vieux roi Akwa et de ses chefs. Ceux-ci appelaient M. Saker 'père' et lui témoignaient beaucoup de respect.

En 1862, M. Saker commença à entreprendre la traduction la Bible en langue Douala.
Mais maintenant, il a soixante-deux ans. Il commence à sentir la fatigue et, en 1876, il se décide à se rendre en Angleterre pour prendre quelque repos. Hélas, il ne pourra plus revenir en Afrique ! Pourtant, il conserve pour les missions un intérêt passionné qu'il veut communiquer à des successeurs possibles.

Le 8 mars 1880, son état s'aggrava soudain et dans la nuit du 12 mars, il s'éteignit doucement.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Cet article est interessant, il est riche, cependant nous n'avons aucune source, pareil pour les autres articles du blog qui parlent de l'histoire du Cameroun. Merci de citer les sources.