samedi 4 juin 2011
vendredi 3 juin 2011
Berry Gordy créateur de la motown

Berry Gordy est né à Detroit le 28 novembre 1929 dans une famille de fermiers de la Géorgie. D’abord boxeur, puis soldat, il commence très jeune à écumer les clubs de jazz, et ouvre son magasin de disques en 1953. Son passage comme ouvrier dans les usines Ford alors qu’il commence à écrire ses premières chansons lui donne une idée d’une simplicité biblique, et totalement géniale : il va adapter le mode de fonctionnement du travail à la chaîne à l’univers du disque !
Gordy est le septième d'une famille de huit enfants. Ses parents, Berry Cordy Sr et Bertha Gordy, ont déménagé de Milledgeville à Détroit en 1922. Gordy abandonne le lycée au niveau de l'équivalent de la première en France pour devenir boxeur professionnel. Il poursuit cette carrière jusqu'en 1950, date à laquelle il part servir dans l'US Army pour la guerre de Corée.
À son retour de Corée en 1953, il épouse Thelma Coleman. Il développe son goût pour la musique en écrivant des chansons et en ouvrant le 3-D Record Mat, un magasin de disques dédié au jazz. Devant le peu de succès de son magasin, il cherche du travail à l'usine Lincoln-Mercury, mais ses connaissances le mettent en relation avec Al Green, propriétaire du Flame Show Bar, où il rencontre Jackie Wilson. En 1957, Wilson enregistre Reet Petite, une chanson que Gordy a co-écrite avec sa sœur Gwen et Billy Davis, qui rencontre un certain succès. Wilson enregistre quatre autres chansons co-écrites par Gordy les deux années suivantes.
Gordy réinvestit l'argent de ces succès dans la production d'artistes. En 1957, il découvre Smokey Robinson & The Miracles et se construit un carnet d'adresses d'artistes à succès. En janvier 1959, Gordy crée un nouveau label R&B appelé Tamla Records, qui produit le premier tube de Marv Johnson, Come to me. Le 14 décembre 1959, encouragé par Smokey Robinson, il crée la compagnie de musique Motown. Money (That's What I want), de Barrett Strong, en plus d'apparaître chez Tamla, est référencé sous le label Anna Records, créé par Gordy, à partir de février 1960. Le tube Shop around des Miracles établit Motown comme label indépendant reconnu, en devenant premier des hit-parades R&B fin 1960 puis second des hit-parades pop début 1961.
Contrairement à la plupart des producteurs de son époque, Gordy ne produit que peu d'artistes blancs, bien qu'au début certains aient signé avec lui, tels que Nick and the Jaguars, The Valadiers, Debbie Dean, et Connie Vandyke. Il a cependant eu plusieurs employés blancs à Hitsville. Il a davantage encouragé les artistes afro-Américains ; la gestion attentive de l'image de marque de ses artistes a fait de Motown un succès national. Durant les dix années suivantes, il signe avec Mary Wells, The Supremes menées par Diana Ross, Marvin Gaye, The Temptations, The Four Tops, Gladys Knight & The Pips, The Commodores, The Velvelettes, The Marvelettes, Martha & the Vandellas, Stevie Wonder, et The Jackson Five.
En 1968, Gordy déménage à Los Angeles (Californie) et y développe les bureaux de Motown, à la suite des émeutes de Détroit. En juin 1972, il déménage l'ensemble de Motown Records à Los Angeles ; l'année suivante, il restructure l'entreprise dans Motown Industries, conglomérat de l'industrie du divertissement incluant des divisions disque, film, télévision et édition.
Gordy a vendu ses intérêts dans Motown Records à MCA et Boston Ventures en juin 1988 pour 61 millions de dollars[réf. nécessaire]. Il est entré au Rock and Roll Hall of Fame en 1990 et a publié une autobiographie, To Be Loved, en 1994. Il a également son étoile sur le Hollywood Walk of Fame, à Los Angeles.
Berry Gody compose d’abord des titres pour Jackie Wilson (dont le classique « Reet Petite »), forme sa première boîte avec sa deuxième femme, et rencontre Smokey Robinson en 1957. Smokey suggère à Berry ne pas se cantonner à écrire des chansons : il doit monter son propre label.
C’est la naissance de Motown, contraction de « Motortown » (le surnom de Detroit, ville où sont basés les gros constructeurs de voitures) et de ses nombreuses compagnies affiliées, parmi lesquelles la maison d’éditions Jobete Music Publishing, la société de management ITM et les sous labels Gordy Records et Tamla. Les artistes signés par Berry Gordy sont considérés comme des salariés, et doivent suivre les ordres de leur patron qui leur fournit des auteurs, des compositeurs ainsi que des professeurs de chant, de danse, de maintien.
Dictateur éclairé, Gordy façonne le label à la mesure de son ambition. Il veut faire de la pop music, réussir ce fameux « crossover » qui va transformer ses artistes noirs en stars pour le grand public blanc. La première sortie du label en 1959 est « Way Over There », une chanson interprétée par Smokey Robinson & The Miracles et produite par Smokey lui-même. Dès 1961, le premier hit débarque : « Shop Around » des Miracles se place numéro un des charts r&b et numéro deux des charts pop. Dix ans plus tard, Motown pèse 40 millions de dollars et emploie près de 150 personnes.
lundi 30 mai 2011
Birago Diop défenseur de la négritude

Birago Diop (11 décembre 1906 à Ouakam, Dakar, Sénégal - 25 novembre 1989 à Dakar) est un écrivain et poète, connu notamment pour ses rapports avec la Négritude, et la mise par écrit de contes traditionnels de la littérature orale africaine, notamment Les Contes d'Amadou Koumba. Par ceux-ci, d'après les mots de Roland Colin, Birago Diop « a ouvert l'une des voies qui mènent à l'Esprit négro-africain. » Léopold Sédar Senghor admirait également cette mise par écrit de contes que Birago Diop « en les traduisant en français, avec un art qui est respectueux du génie de la langue française — cette « langue de gentillesse et d'honnêteté » —, conserve, en même temps, toutes les vertus des langues négro-africaines.
Birago Diop naît et grandit à Dakar où il suit à la fois l'enseignement coranique et l'école française. Séjournant en France à l'occasion de ses études de médecine vétérinaire à l'école nationale vétérinaire de Toulouse, dont il obtient le diplôme en 1933, il rencontre Léopold Sédar Senghor et s'associe au mouvement de la Négritude. Exerçant comme vétérinaire de brousse dans plusieurs pays africains (Soudan, Côte d'Ivoire, Haute-Volta, Mauritanie), Birago Diop s'intéresse aux contes qui ont cours dans les différentes parties de l'AOF. Il recueille alors des contes et fables du griot Amadou Koumba et les met par écrit pour son premier recueil, publié en 1947.
Il est également nommé par Senghor ambassadeur de la Fédération du Mali à Paris en 1958, puis ambassadeur du Sénégal à Tunis de 1960 à 1965.
Il fréquenta tour à tour l'école Coranique et l'école française dans son pays, jusqu'au baccalauréat. Il poursuivit ses études supérieures à la faculté des Sciences de Toulouse, et ensuite à Paris. Là, il participa à l'aventure de L'Étudiant noir, la revue littéraire que l'on considère comme l'acte de naissance du mouvement de la Négritude, et se lia d'amitié avec ses fondateurs, Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, Alioune Diop, Léon Gontran-Damas, Bernard Dadié...
Il écrivit ses premiers poèmes lyriques, sensiblement influencés par Verlaine, dès 1925, mais ce n'est qu'en 1960 qu'il publia ces poèmes de jeunesse, sous le titre Leurres et lueurs. Sa plus grande réussite littéraire demeure sans doute ses trois volumes de contes: les Contes d'Amadou Koumba (1947), suivis des Nouveaux Contes d'Amadou Koumba (1958) et des Contes et Lavanes (1963), peinture de la société traditionnelle de l'Afrique de l'Ouest, qui lui valut le grand prix littéraire d'Afrique noire en 1964. La force de son œuvre réside dans la verve et l'humour du conteur, mais aussi dans la puissance poétique d'un langage riche et imagé, qui ravive des thèmes aussi ancestraux qu'universels. Avec ces récits, dont la sagesse véhicule une subtile morale, Diop s'inscrivait dans la tradition des griots.
Nommé ambassadeur du Sénégal à Tunis, au lendemain de l'indépendance, il affirma vouloir renoncer à la littérature. Il présida alors, pendant plus de vingt ans, l'Association des écrivains du Sénégal, et dirigea également le comité de lecture des Nouvelles Éditions africaines. Mais il revint à l'écriture et consacra la dernière partie de sa vie à la rédaction de ses Mémoires, parues en cinq volumes (la Plume raboutée, 1978; À rebrousse-temps, 1982; À rebrousse-gens, 1985; Sénégal, du temps de..., 1986; Et les yeux pour me dire, 1989). Elles constituent un précieux témoignage pour comprendre aussi bien l'homme que son époque
mardi 17 mai 2011
dimanche 15 mai 2011
Bertoua ville forestière de l'est
Bertoua est située dans le Lom-et-Djérem dans la province de l'Est au Cameroun. La ville de se trouve à 350 km de Yaoundé.
Bertoua est la capitale provinciale de la plus grande région forestière du Cameroun. Sa situation géographique fait d'elle le principal pôle de développement de la région. Sa superficie actuelle est estimée à 100 km². Cette localité occupe une partie du plateau sud camerounais, vaste pénéplaine dont l'attitude varie entre 400 - 900 m. Elle est drainée du nord au sud par le cours d'eau dénommé Djadombe. Son climat est de type subtropical à quatre saisons : une grande saison sèche qui va de décembre à mimars; une petite saison de pluies de mi-mars à mi-mai, une grande saison de pluies de mi-septembre à novembre. La température y est élevée tout au long de l'année, avec un maximum de 30° c. La moyenne oscille entre 23°c et 25°c. Les précipitations y sont relativement abondantes (1500 à 2000mm de pluies par an).
La croissance démographique est surtout le fait d'une migration importante des populations des autres unités administratives de l'Est, des autres provinces du Cameroun et des pays voisins (Tchad, RCA, Congo-Brazzaville, Nigeria).
La population active de Bertoua est constituée en majeure partie de jeunes qui travaillent dans le secteur informel où le transport occupe une place prédominante. Le niveau de revenu bas ne favorise l'accès à l'éducation et à la santé dont l'offre est par ailleurs faible.
Une universté a été ouverte à Bertoua par l'archevéché et dont le parrain est Mgr Roger Pirenne. Bertoua possède un aéroport.
La ville de Bertoua aurait été créée vers 1927 par les chasseurs Mbaya venus de la République centrafricaine. Trois périodes ont été identifiées dans le développement de Bertoua :
La première période, correspond à la période coloniale. Elle va de la création de la ville en 1927 à l'indépendance du pays en janvier 1960. Le développement urbain est influencé par la situation de ville carrefour : c'est le lieu de transit pour les Européens faisant le commerce de l'or ou en partance pour la RCA, le Congo-Brazzaville et même le Tchad. Elle est également un gîte d'étape pour les militaires allant à Bouar pour leur formation.
La deuxième période va de 1960 à 1988/89. Elle est marquée par une forte emprise de l'État sur le développement de la ville. Bertoua devient Chef-lieu de l'Inspection Fédérale de l'Est (actuellement Province de l'Est). Cette période est marquée aussi par des investissements importants de l'État dans l'aménagement et l'équipement de la ville
La 3e période va de 1989 à nos jours. Elle est marquée par forte récession économique, qui réduit fortement les ressources financière de l'État.
Il existe plusieurs sites naturels, tels que: la grotte de Mbartoua où se réfugiait le chef des Baya au Gite d'Etafe de Nika.

La grotte de Mvanda est aussi un lieu à découvrir. Selon les responsables traditionnels, ce site fut symbolique par les danses de ressourcement qui s'y déroulaient dans la nuit. Le peuple Bertoua colle à ce lieu un site de méditation et de rites traditionnels au cours desquels des messages étaient adressés aux ancêtres.
Bertoua est la capitale provinciale de la plus grande région forestière du Cameroun. Sa situation géographique fait d'elle le principal pôle de développement de la région. Sa superficie actuelle est estimée à 100 km². Cette localité occupe une partie du plateau sud camerounais, vaste pénéplaine dont l'attitude varie entre 400 - 900 m. Elle est drainée du nord au sud par le cours d'eau dénommé Djadombe. Son climat est de type subtropical à quatre saisons : une grande saison sèche qui va de décembre à mimars; une petite saison de pluies de mi-mars à mi-mai, une grande saison de pluies de mi-septembre à novembre. La température y est élevée tout au long de l'année, avec un maximum de 30° c. La moyenne oscille entre 23°c et 25°c. Les précipitations y sont relativement abondantes (1500 à 2000mm de pluies par an).
La croissance démographique est surtout le fait d'une migration importante des populations des autres unités administratives de l'Est, des autres provinces du Cameroun et des pays voisins (Tchad, RCA, Congo-Brazzaville, Nigeria).
La population active de Bertoua est constituée en majeure partie de jeunes qui travaillent dans le secteur informel où le transport occupe une place prédominante. Le niveau de revenu bas ne favorise l'accès à l'éducation et à la santé dont l'offre est par ailleurs faible.
Une universté a été ouverte à Bertoua par l'archevéché et dont le parrain est Mgr Roger Pirenne. Bertoua possède un aéroport.
La ville de Bertoua aurait été créée vers 1927 par les chasseurs Mbaya venus de la République centrafricaine. Trois périodes ont été identifiées dans le développement de Bertoua :
La première période, correspond à la période coloniale. Elle va de la création de la ville en 1927 à l'indépendance du pays en janvier 1960. Le développement urbain est influencé par la situation de ville carrefour : c'est le lieu de transit pour les Européens faisant le commerce de l'or ou en partance pour la RCA, le Congo-Brazzaville et même le Tchad. Elle est également un gîte d'étape pour les militaires allant à Bouar pour leur formation.
La deuxième période va de 1960 à 1988/89. Elle est marquée par une forte emprise de l'État sur le développement de la ville. Bertoua devient Chef-lieu de l'Inspection Fédérale de l'Est (actuellement Province de l'Est). Cette période est marquée aussi par des investissements importants de l'État dans l'aménagement et l'équipement de la ville
La 3e période va de 1989 à nos jours. Elle est marquée par forte récession économique, qui réduit fortement les ressources financière de l'État.
Il existe plusieurs sites naturels, tels que: la grotte de Mbartoua où se réfugiait le chef des Baya au Gite d'Etafe de Nika.
La grotte de Mvanda est aussi un lieu à découvrir. Selon les responsables traditionnels, ce site fut symbolique par les danses de ressourcement qui s'y déroulaient dans la nuit. Le peuple Bertoua colle à ce lieu un site de méditation et de rites traditionnels au cours desquels des messages étaient adressés aux ancêtres.
dimanche 1 mai 2011
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