dimanche 14 juillet 2013
Eddie & Gerald LEVERT
Gerald Levert est né le 13 juillet 1966 à Philadelphie et a grandi à Cleveland au sein d’une famille de musiciens. Il accompagne souvent son père, Eddie Levert Sr, le fondateur et membre du groupe O'Jays, lors de ses tournées. En 1986, il monte son premier groupe, nommé LeVert, avec son frère Sean et son ami d’enfance Marc Gordon.
Ce trio, très connu aux Etats-Unis, sort sept albums et en vend plus de 10 millions d’exemplaires. Ils obtiennent grâce à cela quatre disques de platine, avant que Gerald ne décide de poursuivre sa carrière en solo. En 1991, il fait ses premiers pas d’acteur dans le film « New Jack City ». En 1992, il enregistre un véritable tube, « Baby Hold On To Me » avec son père, avec qui il décide d’enregistrer un opus en duo, intitulé « Father And Son » en 1995.
Mais Gerald Levert n’était pas seulement chanteur, il était également producteur et compositeur. C’est d’ailleurs lui qui en 1994 a écrit le single qui a permit le come-back de Barry White, « Practice What You Preach » et qui lui a permit d’obtenir une nomination aux Grammy Awards. Il a déjà composé 15 chansons pour d’autres artistes qui sont devenues des tubes. Il a déjà travaillé pour Patti LaBelle, Anita Baker, Stephanie Mills, James Ingram, Teddy Pendegrass et les O’Jays.
Gerald Levert était l'un des fondateurs de LeVert, un groupe de RnB qui avait rencontré un gros succès au début des années 90 avec des tubes tels que "Pop, Pop, Pop, Pop (Goes My Mind)", "Casanova" (1987), et "ABC-123."
Le groupe Levert était composé de son frère Sean et de Marc Gordon, un ami. Il y a eu également "Addicted to You", "Just Coolin’", which featured rapper Heavy D and "Baby I’m Ready" en 1991.
Il était aussi membre de LSG, un groupe dans lequel il était associé à Keith Sweat et Johnny Gill.
Le crooner a fait de nombreux featurings durant sa carrière, comme dans son album sortit en 1997, « Levert Sweat Gill », avec Keith Sweat and Johnny Gill, qui comprend les apparitions de Faith Evans, LL Cool J, Busta Rhymes et Lil' Kim. Cet opus s’est vendu à plus de 2 millions d’exemplaires.
Gerald Levert s’inspirait de tous les genres de musique pour composer ses titres, comme le Hip Hop, la musique classique ou la country. Ses paroles traitaient des sujets comme l’amour, la trahison, le désir et reflétaient son profond respect pour les femmes, qui le lui rendaient bien. Gerard Levert est décédé d'une attaque cardiaque le vendredi 10 novembre 2006 à seulement 40 ans. Le sort s'acharne sur la famille car son frère Sean Levert qui a fait partie du LeVert le 30 mars 2008, meurt aussi subitement que son frère.
jeudi 27 juin 2013
Héritage du patrimoine colonial
Le patrimoine architectural de l’époque coloniale allemande (1884–1919) et de la période sous administration française et britannique (1919–1960) a laissé des traces. Il occupe une place à part, mais néanmoins significative. Un inventaire systématique de la ville de Yaoundé révélerait bien des édifices non identifiés. Citons dans la capitale plusieurs maisons de l’époque allemande, notamment celle qui abrite désormais la délégation provinciale du Centre pour la culture et le Palais de Charles Atangana édifié de 1911 à 1913.
Façade principale du Palais Charles Atangana (1911–1913)à Yaoundé, avant la restauration.
Quelques années plus tard, est bâti l’ancien Palais présidentiel dont le corps central a été construit par l’administration française en 1932 et auquel des ailes latérales ont été rajoutées, après l’indépendance, avec un grand respect du style initial.
Ancien Palais présidentiel à Yaoundé. Corps central construit à l’époque française en 1932. Aujourd'hui il est devenu le musée national.
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La ville de Douala conserve de nombreux bâtiments, pour certains de grande qualité architecturale. Ainsi l’hôpital allemand, construit de 1891 à 1896, que les Français agrandissent en 1930. Ancien hôpital allemand, dit aussi Hôpital des Blancs (1891–1896 et 1930). L’extension réalisée par les Français a respecté le parti architectural retenu initialement. Actuellement les locaux sont utilisés par le Ministère de la culture, comme poste de police, siège d’associations et habitat privé.
la résidence du commerçant David Mandessi Bell, remarquable construction élevée vers 1910 qui n’est pas sans subir l’influence de l’hôpital et le palais du roi Auguste Manga Ndumbe, dit la Pagode, bâtiment composite du début du XXe siècle, qui est par sa valeur monumentale le symbole du pouvoir autochtone, première moitié du XXe siècle.
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Enfin, de l’époque française retenons la Chambre de commerce (1927–1928), quartier général de la France libre en 1940.
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le Palais de Justice (1930–1931), la cathédrale, achevée en 1936, accompagnée de l’ensemble scolaire de Saint–Jean Bosco, l’Akwa palace construit en 1951 et la nouvelle poste centrale de 1952. Dans les provinces, de nombreuses autres villes conservent également des témoins de cette époque : Batouri, Doumé, Garoua, Lomié, Mamge, Messamena, Ngaoundere, Ntui, etc.
Malheureusement, aujourd'hui faute de financement suffisant et surtout d'intérêt culturel, tbeaucoup de ces vestiges sont en ruines. Sauf quelques uns, dont le musée national que j'ai pu voir hélas sans le visiter, lors de mon dernier séjour en 2011. Cette richesse est néanmoins la trace d'un héritage historique.
mercredi 12 juin 2013
Amilcar Cabral le révolutionnaire
Amilcar Cabral est l'un des plus grands révolutionnaires que l'Afrique ait connu, pour son combat pour la révolution en Guinée Bissau et au Cap-Vert. Il est né en Guinée portugaise l'ancien nom de l'actuelle Guinée-Bissau lors de la colonisation portugaise, de parents Cap-Verdiens. Le cap vert étant une ancianne colonie Portugaise, il part étudier l'agronomie à Lisbonne où il demeurera jusqu'en 1952. Il découvre et fréquente des militants favorables à la libération des colonies africaines de l'empire colonial portugais. Certains de ces militants deviendront des meneurs de la lutte indépendantiste en Afrique lusophone, occidentale et australe, tels Mario de Andrade, Agostinho Neto, Viriato Da Cruz qui deviendra le 1er secrétaire du Mouvement Populaire pour la Libération de l'Angola. De retour en Guinée-Bissau comme agronome, il entend contribuer à améliorer la condition de son peuple et mettre fin à la domination coloniale portugaise.
En 1956, il fonde, avec Luiz Cabral, son demi-frère qui sera le futur président de la république de Guinée-Bissau, et aussi Aristide Perreira qui sera lui, plus tard, le futur président de la république du Cap-Vert. Ensemble ils fondent le PAIGC, Parti Africain pour l'Indépendance de la Guinée et le Cap Vert qui devient une organisation clandestine. Le PAIGC se bat contre l'armée portugaise sur plusieurs fronts à partir des pays voisins, la Guinée Conakry notamment et la Casamance, province du Sénégal. Ce parti clandestin parvient peu à peu à contrôler le sud du pays, mettant en place de nouvelles structures politico-administratives dans les zones libérées. Parallèlement, Amílcar Cabral déploie une activité diplomatique extrêmement intense pour faire connaître son mouvement et en légitimer l'action auprès de la communauté internationale. Enfin en 1972, les Nations unies finissent par considérer le PAIGC « comme véritable et légitime représentant des peuples de la Guinée et du Cap-Vert ».
Malheureusement au fur et à mesure que le parti prend de l'importance, des tensions apparaissent dans le parti. La guerre du pouvoir s'installe progressivement. Les hommes forts du parti veulent la place et la peau d'Amílcar Cabral. Six mois seulement avant l'indépendance de la Guinée-Bissau, Amilcar est assassiné le 20 janvier 1973 à Conakry, capitale de la Guinée. Les assassins sont des membres de son parti, vraisemblablement manipulés par les autorités portugaises et bénéficiant de complicités au plus haut niveau dans l'État guinéen. Amilcar Cabral ne verra donc jamais la reconnaissance de l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert par le Portugal le 10 septembre 1973, cause pour laquelle il a combattu pendant plus de vingt ans. Ainsi s'achève le destin de ce grand homme. Hommage à sa gloire.
mercredi 29 mai 2013
Félix Eboué gouverneur de Cayenne au Cameroun en passant par la Martinique
Félix Eboué est né le 26 décembre 1884 à Cayenne en Guyane française. Passionné par l'Afrique, il entre à l'Ecole coloniale de Paris en 1906. Deux ans plus tard il est nommé élève administrateur des colonies et désigné,à sa demande, pour servir en Afrique équatoriale française.
Arrivé à Brazzaville au début de l'année 1909, il insiste pour être affecté en Oubangui-Chari. Là, nommé administrateur en chef des colonies, il passe deux années à Bouka suivies d'une autre à Bozoum, à la frontière camerounaise.
En 1923 il est nommé chef de subdivision à Bangassou puis à nouveau à l'Ouaka en 1927. Durant les vingt années qu'il passe en Oubangui, Félix Eboué se consacre au développement des cultures, à la construction de routes et d'écoles, s'imprégnant de la culture et des traditions locales.
Il écrit parallèlement plusieurs ouvrages sur le langage et les peuples d'Oubangui.
En 1930 il est promu au grade d'administrateur en chef puis, en congé en France, il participe, en avril 1931, au congrès international d'ethnographie réuni à Paris à l'occasion de l'exposition coloniale.
En janvier 1932, Paul Reynaud ministre des colonies le nomme secrétaire général auprès du gouvernement de la Martinique où, par deux fois, il assure l'intérim en l'absence du gouverneur.
En avril 1934, il est affecté dans les mêmes fonctions au Soudan français; dix mois plus tard il y est nommé gouverneur intérimaire avant d'être rappelé en France en septembre 1936. A la demande de M. Violette, ministre des Colonies du gouvernement Blum, Félix Eboué accepte le poste de secrétaire général de la Guadeloupe où il est nommé aussitôt gouverneur intérimaire. Arrivé à Pointe-à-Pitre en octobre 1936, il y trouve une agitation inquiétante qu'il réussit progressivement à calmer. Dans le même temps, aidé par une conjoncture économique favorable, il assainit en deux ans les finances publiques, déficitaires depuis plusieurs années.
En juillet 1938 il est rappelé en France et nommé gouverneur au Tchad. Le 4 janvier 1939, Félix Eboué rejoint Fort-Lamy et se lance dans des grands travaux de construction des infrastructures économiques et militaires, en prévision d'une guerre qui apparaît de plus en plus inévitable.
L'effondrement de juin 1940 et l'occupation de Paris stupéfient le gouverneur Eboué qui, refusant l'idée de l'armistice, câble, dès le 29 juin, au gouverneur général Boisson sa détermination à maintenir le Tchad dans la guerre. Félix Eboué prend contact avec le général de Gaulle dès le début du mois de juillet.
Le 26 août 1940 le Tchad rallie officiellement la France libre par décision unanime du gouverneur Eboué et du commandant militaire donnant un exemple immédiatement suivi par la quasi totalité des territoires de l'Afrique Equatoriale Française (Congo - Oubangui-Chari) et du Cameroun. Au début du mois d'octobre 1940 le général de Gaulle se rend à Fort-Lamy où il rencontre Félix Eboué qu'il nomme, quelques jours plus tard, membre du Conseil de Défense de l'Empire et, le 12 novembre 1940, gouverneur général de l'Afrique équatoriale française.
En janvier 1941 Félix Eboué libère les chefs africains incarcérés par Boisson et commence à définir les grandes lignes d'une nouvelle politique indigène en AEF qui devra s'appuyer sur les élites locales.
En juillet 1942, sur sa proposition, le général de Gaulle signe trois décrets fixant le statut des notables, organisant les communes africaines et créant un office du travail.
Du 30 janvier au 8 février 1944, il participe activement à la conférence de Brazzaville sur la décolonisation ouverte par le général de Gaulle et au cours de laquelle il voit dans leur ensemble ses théories reprises et adoptées. Le 16 février 1944, il quitte Brazzaville pour un voyage au Soudan anglo-égyptien et en Egypte.
Au Caire, il parvient à apaiser les différends entre le Comité français de la Libération nationale (CFLN) et le premier ministre du roi d'Egypte Nahas Pacha. Au début du mois de mai il donne au lycée français du Caire une conférence sur l'AEF "de Brazza à de Gaulle" lorsque, pris d'un malaise, il doit s'interrompre et s'aliter.
Une congestion pulmonaire se déclare et, le 17 mai 1944, Félix Eboué rend son dernier souffle. Le 20 mai 1949, il est inhumé au Panthéon.
dimanche 26 mai 2013
jeudi 9 mai 2013
L'origine des brasseries du Cameroun
C’est à Douai, dans le Nord de la France, que l’histoire commence. Au début du XXe siècle, il y’a là-bas une brasserie locale et familiale, « La Nationale », tenue par les Butruille. La « Nationale » n’échappe pas aux bombardements de la seconde guerre mondiale. Georges Butruille, troisième du nom (1913 – 1992), fils de Paul Butruille, HEC, avocat, résistant durant l’occupation, rentre à la fin de la guerre. Décidé à sauvegarder l’affaire de la famille de brasseurs dont il est l’héritier, Georges Butruille met le cap sur le Cameroun dès la fin de la guerre.
Un bateau transporte en effet tout ce qu’il reste de « La Nationale ». Une fois au Cameroun, Georges Butruille rencontre Jacques Robert Lalo, une connaissance déjà installée à Douala. Ensemble, ils repensent son projet d’installation d’une brasserie dans le pays. Avant de repartir pour Douai, Georges Butruille donne mandat à Jacques Robert Lalo, pour le suivi du projet.
Avec les fonds familiaux, 60 millions de F Cfa de capital, le fils Butruille concrétise son projet. Lors de la 1ère Assemblée générale constitutive des actionnaires, le 26 janvier 1948, 195 actionnaires s’arrachent les soixante mille actions de mille francs composant le capital comme des petits pains. La Société Anonyme des Brasseries du Cameroun est née le 03 février 1948, avec un capital de 60 000 000 F Cfa. Les quatre plus gros actionnaires sont :
Les Brasseries et Glacières d’Indochine : 6 975 actions au porteur
Raphaël & Compagnie, société à nom collectif : 3 700 actions au porteur
Société Chérifienne de participation : 3 500 actions nominatives
Brasseries Butruille : 3 160 actions (2 100 au porteur et 1 060 actions nominatives)
A l’époque, Georges vient de temps en temps inspecter le travail fait sur place par les frères Lalo, Jacques et Pierre, premiers directeurs de la jeune entreprise basée à Douala.
A l’époque, ce qui tient lieu d’entreprise installe ses bureaux sur la véranda de la maison de Jacques Lalo, rue des manguiers, à Koumassi. Une paillote. Les premiers recrutements sont effectués. A peine quelques gaillards pour chercher du terrain, acheter des bouteilles, fournir la logistique, etc… La première bière fabriquée au Cameroun arrive bientôt, la Bull Beer. Les Brasseries et Glacières d’Indochine, qui quittent cette partie du monde, s’installent donc en Afrique où elles deviennent, Les Brasseries et Glacières Internationales (BGI). En 1990, le groupe Castel rachète BGI. L’entreprise qui avait commencé sous la paillote est, depuis, devenue un mastodonte.
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