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dimanche 20 juillet 2014
le parc national de LOBEKE (suite )
Le parc national Lobeke est situé dans la partie Est du Cameroun en plein cœur de la forêt équatoriale humide. Il fait partie des neufs parcs nationaux du Cameroun, Ce n'est pas le plus grand, mais c'est celui qui contient une grande variété d'animaux. Ce parc, qui fait partie du bassin du Congo, est situé à l’extrême Sud-est du Cameroun. Il couvre une superficie de 217 854 ha. Créé le 19 mars 2001, la gestion du parc s’inscrit dans le cadre de l’initiative de conservation transfrontalière, connue sous le nom de Trinational de la Sangha (TNS). C’est un paysage prioritaire de conservation de la biodiversité qui regroupe, en plus du parc national de Lobéké, la réserve spéciale de Dzangha-Sangha (République Centre Africaine) et le Parc national de Nouabalé-Ndoki (Congo-Brazzaville). Lobéké dispose d’un réseau de clairières marécageuses en particulier sur le flanc oriental du parc.Le Parc de Lobeke fait partie du Tri national de la Sangha,créé en 1999.
Dans cette forêt vivent quelques pygmees Baka et les Bangando, peuples liés par un système de 'troc' ancestral qui gère aussi le parc. Cette forêt abrite également un très grand nombre de gorilles de plaine, des chimpanzés et des éléphants . Les communautés locales, soutenu par Le WWF, ont réussi à force d'acharnement et conviction, à un projet de conservation d’utilisation raisonnée des ressources de la forêt qui abrite en particulier un grand nombre de gorilles de plaine, de chimpanzés et d'éléphants.
Quelques photos des merveilleux animaux de ce parc.
Si d'aventure vous voulez découvrir d'autres parcs que ceux connus du botswana, de la namibie, du kenya etc.... tentez l'aventure au nord du Cameroun.
samedi 21 juin 2014
la chefferie foto
Le nom Foto découle de fô’oh toh qui signifie « le chef qui interdit ». Selon la légende, il y eut un roi-chasseur, venu de la plaine des Mbos autour du 17ème siècle, du nom de Temgoua ou Temekouo qui trouva sur place les chefferies autonomes de Lap-zeukeng et de Toulah Dizong. Grâce à sa générosité, il réussit à empêcher les populations de ces villages à ne plus obéir à leurs souverains respectifs et à l’adopter comme leur nouveau roi. D’où ce nom de fô’oh toh devenu celui de la chefferie Foto.
Située à 1400m d’altitude, sur le versant sud-est des Monts Bamboutos, Foto dispose d’un micro climat qui en fait une zone de villégiature et de loisirs par excellence. Son territoire est entièrement inscrit ou compris dans le périmètre de la commune de Dschang et regorge quelques lieux de mémoires collectives et sites touristiques (chute de Lingang, mission Sacré-Cœur...).
L’accès à la chefferie se fait en traversant l’entrée à toit conique symbolisant le conseil des neuf notables ou m’kamvu. Les matériaux prédominant dans l’architecture ici sont : la terre et les ronces agencées de manière dynamique et qui ne laisse indifférent aucun visiteur.
L’axe de vie de la chefferie est bordé à droite par de petites cases dans lesquelles sont disposées des bustes et statues de rois représentant les principaux bâtisseurs du royaume : Fong Nelo (1892-1915), Fong Tenekeu (1915-1932), Fong Soffack (1932-1964).
Le Fong Nelo, est présenté ici comme l’un des plus célèbres de la dynastie régnante. Anticolonialiste, il fut le symbole de la résistance contre la pénétration allemande dans la région. Action qui lui valu une mort par pendaison en 1915 sur la place du marché de la chefferie.
Les danses culturelle et cultuelle parfois très festives rythment la vie de la communauté. A l’occasion des funérailles et autres cérémonies qui ponctuent la vie des populations, vous pouvez découvrir et esquisser quelques pas de Nteuh ou regarder parader les membres des sociétés coutumières : Madzong, Akah, Kun’gang…
Vous accédez à la chefferie en traversant l’entrée surmontée de neuf toits coniques symbolisant le conseil des neuf notables ou M’Kamvu. Face au palais de construction coloniale et disposées en arc de cercle, les cases traditionnelles ont les murs couverts de bambous et les toits de paille. Dans plusieurs petites cases sont exposés les bustes et statues des principaux rois bâtisseurs du royaume. On trouve ainsi Fong Nelo (1892-1915), Fong Tenekeu (1915-1932) ou encore Fong Soffack (1932-1964).
Le nouveau chef supérieur de la chefferie, Guy Bertrand Momo Soffack, accède au trône le 12 juin 2010. Il succède à son père, sa Majesté Jean Claude Momo 1er décédé le 29 avril 2010 à 74 ans après 46 ans de règne. Il laisse 18 épouses et 140 enfants. Il était le 7ème chef de la dynastie Foto fondée en 1823.
mercredi 4 décembre 2013
le parc national de lobeke
Le parc nationale Lobeke est situé dans la partie Est du Cameroun en plein cœur de la forêt équatoriale humide. Le parc national de Lobéké, qui fait partie du bassin du Congo, est situé à l’extrême Sud-est du Cameroun. Il couvre une superficie de 217 854 ha. Créé le 19 mars 2001, la gestion du parc s’inscrit dans le cadre de l’initiative de conservation transfrontalière, connue sous le nom de Trinational de la Sangha (TNS). C’est un paysage prioritaire de conservation de la biodiversité qui regroupe, en plus du parc national de Lobéké, la réserve spéciale de Dzangha-Sangha (RCA) et le Parc national de Nouabalé-Ndoki (Congo-Brazzaville). Lobéké dispose d’un réseau de clairières marécageuses en particulier sur le flanc oriental du parc.Le Parc de Lobeke fait partie du Tri national de la Sangha,créé en 1999.
Dans cette forêt vivent quelques pygmees Baka et les Bangando, peuples liés par un système de 'troc' ancestral qui gère aussi le parc. Cette forêt abrite également un très grand nombre de gorilles de plaine, des chimpanzés et des éléphants . Les communautés locales, soutenu par Le WWF, ont réussi à force d'acharnement et conviction, à un projet de conservation d’utilisation raisonnée des ressources de la forêt qui abrite en particulier un grand nombre de gorilles de plaine, de chimpanzés et d'éléphants.
dimanche 18 novembre 2012
l'origine du peuple Foulbé
Les Foulbés ou peuls ont une origine assez obscure. Ils sont essentiellement basés dans le nord du Cameroun même si avec l'exode rural ils émigrent de plus en plus vers les grandes villes. De fait aujourd'hui ils sont implantés un peu partout au Cameroun. Une légende de l’Adamaoua dit qu’il y avait un certain UKBA, compagnon d’Omar, qui fut envoyé par Mohamed pour prêcher l’Islam dans le Royaume du Mali ; Il se maria à une princesse, fille du Roi Badiumanga. Ils eurent quatre Fils : Ukba partit en pèlerinage à la Mecque, confia son épouse à un affranchi mais comme il tardait à revenir, cet affranchi épousa sa femme et ils eurent cinq enfants. Les enfants d’Ukba furent les ancêtres des foulbés de pur sang, ceux de l’affranchi, les ancêtres des foulbé bâtards.
Les Maliens n’ayant pas accepté cette infidélité, chassèrent la nouvelle famille qui fut émigrée. Deux des enfants, Vaja et Rendi au bout d’un long voyage s’établirent dans l’Adamaoua. Ils furent les ancêtres des foulbés Vollarbé de Ngaoundéré et des Foulbé Illaga de Rey.
NB : Notons que les Foulbés sont un peuple de Pasteurs. Ce peuple de Pasteurs s’est déplacé pendant des siècles dans toute l’Afrique Occidentale jusqu’à notre Adamaoua.
Leur évolution est simple.
14ème siècle : Les Foulbés fondent en Afrique Occidentale, dans la Région du Nord, le Fouta-King.
15ème siècle : Ils fondent le Masina, état vassal du Mali, puis du Songhai, à la fin du 15e Siècle. Ils continuent leur avancée vers le Sud et atteignent le Pays Haoussa.
16ème Siècle : ils arrivent et s’établissent dans le Bornou.
17ème siècle : Dans le L’Ouest, les foulbés partis du Masina, occupent le Pays du fouta, en Guinée, et au début du 18ème siècle, ils se répandent dans le pays Massi.
18ème siècle : Ils se répandent dans l’Adamaoua, se soumettent aux chefs locaux qui eux sont des païens, et quand ils sont assez nombreux, ils se regroupent et forment les premiers Lamidats ; On pourra dont avoir peu-à-peu le lamidat de Garoua, de Rey, de bindir.
Notons que les foulbés ont une expansion rapide avec des méthodes très stratégiques ils arrivent par petits groupes, très pacifiques d’abord, ils recherchent les pâturages pour leurs troupeaux, ils se montrent très simples et ils se soumettent sans difficultés aux Chefs locaux allant jusqu’à travailler pour eux. Puis devenus nombreux, ils se soulèvent détrônent le Chef local ou alors vont fonder ailleurs un état indépendant.
mercredi 14 novembre 2012
Chefferie Foto
Située 1400 mètres d’altitude dans la département de la Ménoua, sur le versant sud-est des monts Bamboutos, la chefferie Foto fut créée au 17ème siècle par le chef Temekouo ou Temgoua, venu de la plaine du Mbos. Le nom Foto vient de fô’ oh toh qui signifie « le chef qui interdit ».
Vous accédez à la chefferie en traversant l’entrée surmontée de neuf toits coniques symbolisant le conseil des neuf notables ou M’Kamvu. Face au palais de construction coloniale et disposées en arc de cercle, les cases traditionnelles ont les murs couverts de bambous et les toits de paille. Dans plusieurs petites cases sont exposés les bustes et statues des principaux rois bâtisseurs du royaume. On trouve ainsi Fong Nelo (1892-1915), Fong Tenekeu (1915-1932) ou encore Fong Soffack (1932-1964).
Le nouveau chef supérieur de la chefferie, Guy Bertrand Momo Soffack, accède au trône le 12 juin 2010. Désormais, il prend les commandes traditionnelles à Foto, où il devra gérer environ 45 000 âmes. Avant d’être intronisé à Foto, le nouveau chef devra passer neuf semaines au ‘‘La’akam’’ -forêt sacrée- pour y subir des rites lui permettant d’être apte à l’exercice du pouvoir traditionnel.
Il succède à son père, sa Majesté Jean Claude Momo 1er décédé le 29 avril 2010 à 74 ans après 46 ans de règne. Il laisse 18 épouses et 140 enfants. Il était le 7ème chef de la dynastie Foto fondée en 1823. Ci-après la lignée de la Dynastie Foto:
1-Temekouo ou Temgoua (1823-1846)
2-Chissep (1846-1869)
3-Tegueguim (1869-1892)
4- Nelo (1892-1915)
5-Tenekeu (1915-1932)
6-Jean Soffack (1932-1964)
7-Jean Claude Momo (1964-29 avril 2010)
8- Guy Bertrand Momo Soffack (depuis le 12 juin 2010 )
mardi 6 novembre 2012
La grotte d' Akok Bekoé et ses mystères
Le village d' "Akok Bekoé " ou " grotte des pygmées " doit essentiellement sa réputation à six grottes qui s'y trouvent. Le nom " grotte des pygmées " prête parfois à confusion. Certains visiteurs partent avec l'idée que les pygmées y ont vécu, en fait il n'en est rien et chacun à sa version.
Parmi les grottes s'en trouve une : " la grotte poussière " qui est la plus connue et d'autant plus redoutable que beaucoup d'anecdotes et d'idées mystérieuses circulent à son sujet. Si " la grotte poussière " est la plus connue parce qu'elle est un lieu de prière et de recueillement, il y a cinq autres grottes dans le milieu. Cet ensemble de grottes est baptisé " la tombe à quatre portes ". C'est le nom donné à l'ensemble des six grottes qui constituent ce site. La première qui est assez large et recouvre les autres, laisse l'impression d'être l'unique grotte. C'est un grand massif rocheux lisse sur lequel est taillé une statue de la vierge Marie. Personne à Akok Bekoé ne sait qui est l'auteur de cette statue ni comment elle est arrivée là. Le pape Jean Paul II serait venu visiter ce site et aurait également bénit l'eau de la source qui se situe derrière la grotte.
Formant une sorte de tente, l'intérieur de la grotte est très sombre et humide et il faut utiliser des torches pour se frayer un espace et ne pas heurter la tête à une pierre qui se trouve au dessus. C'est un jeu d'acrobaties qu'il faut faire pour entrer dans la grotte et observer son architecture.
Pour aller d'une grotte à l'autre, il faut traverser des herbes, des poteaux qui barrent la route et, avec le chemin glissant, il faut faire preuve de prudence si l'on ne veut pas se retrouver à l'autre flanc de la forêt.
L'entrée de chaque grotte a une forme particulière. Elle peut être étroite ou large. A chacune d'elles correspond une disposition particulière des pierres. La troisième grotte par exemple est la plus impressionnante en terme de grandeur. Les pierres se superposent les unes aux autres comme si elles avaient été disposées par une main humaine. Dans cette grotte, on retrouve également une vingtaine de tiroirs en pierre qui sont des gîtes des chauves souris. La chauve souris étant un animal que l'on considère comme " diabolique ", l'idée qu'ils s'y abritent quelques unes confortent certains villageois dans le fait qu'il y a des sorciers dans ces grottes.
Site touristique, merveille de la nature, Akok-Bekoé bien que n'étant pas situé dans l'arrondissement d'Akono, est un arrêt qui s'impose au visiteur de par sa renommée grandissante et la beauté de son architecture.
Les grottes d'Akok Bekoé sont un milieu très mythique et mystique et même légendaire mais les idées reçus et les histoires mystérieuses qui circulent à leur propos ne semblent pas émouvoir tout le monde. Même à Akok Bekoé, certains villageois n'y croient pas. Mais le mystère demeure et c'est ça qui est important.
mercredi 17 octobre 2012
Eglise catholique d'AKONO
La commune d'Akono est située à 60 kms de la capitale Yaoundé. Elle est située dans le département de la Mefou et Akono est composée de 36 villages. l'église catholique d'Akono est la principale attraction de la ville et elle est assez imposante avec une dimension de 70 mètres de long, 20 m de hauteur et 20 m de large.
C'est une copie de la cathédrale Notre Dame de Paris en France, cette église située en plein centre ville marque par son histoire, son architecture, l'emprunte de la christianisation imposée par la France.A l'époque, les missionnaires multipliaient des stratégies pour impressionner les indigènes. C'est dans cet esprit que les catholiques ont construit cette immense bâtisse dans laquelle plusieurs fils de la localité vont perdre la vie puisqu'elle a été construite à la main. C'est donc de 1933 à 1937 que l'église catholique d'Akono va sortir de terre.
Après la perte de la première guerre mondiale par les allemands, la France va s'implanter dans la localité. Mais très vite vont se poser les problèmes de communication entre ceux-ci et les autochtones. C'est pour résoudre ce problème que les alsaciens seront choisis. Les alsaciens qui ont la particularité d'être bilingues et parlent le français et l'allemand sont indiqués pour la situation. C'est donc ainsi qu'Akono s'enrichit d'un peuplement français et singulièrement alsacien.
Lorsque survient la prise de Paris par les Allemands, 2 personnalités vont émerger sur la scène politique française ; Le maréchal Pétain favorable à l'annexion de la France par l'Allemagne et le général De Gaulle qui y est hostile. Parmi les personnalités militaires favorables au Général De Gaulle, apparaît le Général Leclerc. Celui-ci cherche exil en Afrique pour préparer la reconquête de la France. Informé que la communauté française du Cameroun et celle d'Akono lui sont favorables, le général de GAULLE va y trouver refuge.
Parvenu à Akono, le général Leclerc fait une communication pour demander l'aide des Betis, communautés du Centre et du Sud du Cameroun. C'est donc fort de ce soutien qu'il s'élance vers d'autres pays de la sous-région. De fait à Akono, les populations ont le sentiment que leurs ancêtres ont participé à la libération de la France.
Aujourd'hui encore la présence de la France et surtout de l'Alsace est très marquée dans la localité. Au-delà de l'église catholique qui domine en hauteur le centre de la ville. Il y a une très forte présence de religieuses regroupées autour des sœurs de la croix de Strasbourg. Akono est également la seule mairie du Cameroun dirigée par un étranger. Marie Hélène Ngoa, d'origine française a remporté les dernières élections face à Daniel Anicet Noah, un natif de la localité. Une véritable curiosité. Pour le candidat malheureux pourtant, il n'y a rien de surprenant à cela car il faut savoir que Akono est de par son histoire est une ville française. Une autre emprunte de la France à Akono est le collège Stoll. L'établissement privé catholique fondé en 1963 par Monseigneur Jean Zoa, doit son nom à un prêtre alsacien, Antoine STOLL, fondateur de la mission catholique d'Akono. Lors de mon voyage au Cameroun je n'ai hélas pas eu le temps de m'y rendre alors que je l'avais programmé à mon départ de la France.
samedi 1 septembre 2012
le parc national de waza
Le parc de Waza a initialement été créé en 1934 avant de devenir officiellement un parc national à la fin des années soixante. Grand de 170.000 ha, c'est la plus célèbre réserve animalière du Cameroun.
Créé par arrêté du 5 décembre 1968, le parc national de Waza (170 000 ha) est situé dans la département du Logone et Chari, province de l’extrême-nord du Cameroun. Il bénéficie d’un climat semi-aride et tropical avec une saison pluvieuse de juin à octobre et une saison sèche de novembre à mai. Le parc n’est drainé par aucun cours d’eau permanent, seules des mares artificielles servent de point d’abreuvage pour les animaux. Il est donc conseillé de venir en saison sèche pour pouvoir observer un maximum d’animaux autour de ces points d’eau. Sur le plan faunique, on dénombre 379 espèces d’oiseaux incluant l’autruche et 30 espèces de mammifères dont, la girafe, le lion, l’antilope, la hyène, le cob, le léopard, l’éléphant, le damalisque etc.
Le parc se compose de deux parties bien spécifiques. À l’est se trouvent de grandes plaines herbeuses, les « yayrés ». De mars à juillet cette partie accueille pratiquement toute la faune de Waza. Puis à l’ ouest une zone forestière dans laquelle poussent essentiellement des acacias dont raffolent les girafes. Les pistes y sont en bon état.
Le parc national de Waza est une réserve de biosphère classé par l’Unesco.
Le parc abrite un grand nombre d’espèces : éléphants, lions, girafes, cobs de buffon, gazelles, hyppotames... et de nombreux oiseaux : autruches, pélicans, hérons, marabouts...
Le parc dispose de pistes convenablement entrenues, un véhicule 4x4 est cependant recommandé. Des guets surélevés, accessibles en voiture, ont été aménagés près des points d'eau et offrent de belles vues d'ensembles.
Visitez le parc très tôt le matin et en fin de journée, en dehors des grosses chaleurs de midi où même les animaux restent abrités.
Le parc est accessible quasiment toute l'année; la meileure période est cependant la saison sèche (janvier à mai). Plus la saison sèche avance, plus les animaux se concentrent autour des points d'eau non asséchés.
La visite se fait obligatoirement avec un pisteur qui saura vous orienter et vous expliquer la faune et la flore. Prévoyez sa place dans votre véhicule!
Le parc est à 2 heures de route de Maroua. Un jolie campement au confort rudimentaire se trouve à 200 mètres juste en face de l'entrée du Parc (la distance indiquée plus bas de cette page est mesurée depuis le point central de la réserve!). Nous vous recommandons d'y passer une nuit pour pouvoir accéder au parc aux premières heures de la journée. C'est un passage obligatoire lors d'un séjour prolongé au Cameroun.
mercredi 21 mars 2012
les chutes d'Ekom
Le Cameroun recèle de nombreuses merveilles naturelles notamment les chutes d'EKOM dans le département du NKAM. Sur la route de l'ouest, entre Nkongsamba et Melong, on prend une piste de 11 kilomètres qui mène au village d'Ekom où l'on peut voir de très belles chutes.
Le Nkam qui fait la frontière entre les provinces du Littoral et de l'Ouest se jette d'une hauteur de 50m.
En allant un peu plus vers l'ouest entre Foumban et Bafoussam se trouvent plusieurs lacs. Le lac Nfou au pied du mont Mbapit. Les parois quasiment verticales de ce cratère plongent vers le lac 200m plus bas. Une légende veut qu'un caillou lancé ne parvient jamais au lac, en tout cas, on n'entend pas de bruit!
Le Nkam qui fait la frontière entre les provinces du Littoral et de l'Ouest se jette d'une hauteur de 50m.
En allant un peu plus vers l'ouest entre Foumban et Bafoussam se trouvent plusieurs lacs. Le lac Nfou au pied du mont Mbapit. Les parois quasiment verticales de ce cratère plongent vers le lac 200m plus bas. Une légende veut qu'un caillou lancé ne parvient jamais au lac, en tout cas, on n'entend pas de bruit!
mercredi 1 février 2012
Kribi la belle
Les chutes de la Lobé se trouvent au sud du Cameroun. Situées à sept kilomètres de Kribi, elles sont uniques au monde par le fait que le fleuve Lobé se jette directement dans la mer. Elles constituent l'attraction majeure de Kribi. J'ai eu la chance de passer mes fêtes de fin d'année au Cameroun et je suis allé passer 3 jours à Kribi et j'ai pu approcher ces fameuses chutes, c'est vraiment le paradis comme en témoignent ces quelques photos que j'aie prises.Vue des chutes.
Cette région comporte de grandes plages de sable fin où viennent pondre deux espèces de tortues marines : la tortue luth et la tortue olivâtre. Le projet de sauvegarde des tortues marines est géré par le Centre spécialisé de recherche sur les écosystèmes marins (CERECOMA) de l'IRAD (Institut de recherche agricole pour le développement) et l'Union mondiale pour la nature (UICN-France ; UICN-BRAC). Ce projet pilote comporte un volet d'aide communautaire aux villages de pêcheurs côtiers, aide actuellement développée à travers un partenariat entre les mairies de Courteranges en France et Campo au Cameroun. Ce partenariat a été couronné par le jumelage des deux mairies en avril 2006. Le CERECOMA est une structure créée en février 2006 par le conseil d'administration de l'IRAD ; il est placé sous l'autorité scientifique de l'IRAD et sous la tutelle du ministère de la Recherche Scientifique et de l'Innovation (MINRESI) du Cameroun. D'autre part, les tortues capturées accidentellement par les pêcheurs artisanaux de Kribi sont parrainées par des hommes d'affaires ou des touristes, ce qui permet de dédommager les pêcheurs et sauver ces tortues qui, sinon, seraient tuées pour leur viande et leur carapace.
La plage.
Cette région comporte de grandes plages de sable fin où viennent pondre deux espèces de tortues marines : la tortue luth et la tortue olivâtre. Le projet de sauvegarde des tortues marines est géré par le Centre spécialisé de recherche sur les écosystèmes marins (CERECOMA) de l'IRAD (Institut de recherche agricole pour le développement) et l'Union mondiale pour la nature (UICN-France ; UICN-BRAC). Ce projet pilote comporte un volet d'aide communautaire aux villages de pêcheurs côtiers, aide actuellement développée à travers un partenariat entre les mairies de Courteranges en France et Campo au Cameroun. Ce partenariat a été couronné par le jumelage des deux mairies en avril 2006. Le CERECOMA est une structure créée en février 2006 par le conseil d'administration de l'IRAD ; il est placé sous l'autorité scientifique de l'IRAD et sous la tutelle du ministère de la Recherche Scientifique et de l'Innovation (MINRESI) du Cameroun. D'autre part, les tortues capturées accidentellement par les pêcheurs artisanaux de Kribi sont parrainées par des hommes d'affaires ou des touristes, ce qui permet de dédommager les pêcheurs et sauver ces tortues qui, sinon, seraient tuées pour leur viande et leur carapace.
La plage.
lundi 26 décembre 2011
Garoua capitale du nord du Cameroun
Garoua est la capitale de la province du Nord du Cameroun et le chef-lieu du département de la Bénoué.
La ville compte 357 000 habitants environ et est la troisième ville du pays, à très grande majorité musulmane. Elle est l'une des premières villes du Cameroun avant la colonisation.Garoua est la ville natale du premier président camerounais, Ahmadou Ahidjo. À ce titre, Garoua a bénéficié de beaucoup d'infrastructures parmi lesquelles un aéroport international avec une liaison directe à Paris par vol Cameroon Airlines. Le gouvernement a créé, le 17 janvier 2008, une communauté urbaine à Garoua.Oasis de verdure au cœur de la brousse, Garoua,garoua est la seule ville traversée par la benoué au Cameroun. Une ville plaisante et bien équipée qui constitue une plaque tournante des mouvements touristiques dirigés, d'une part vers le nord, le parc national de Waza et la région des Kapsiki, d'autre part, vers le sud, les parcs de la Bénoué, de Boubandjida et la réserve du Faro.
À Garoua, la chaleur peut être torride en fin de saison sèche malgré l'ombre apportée par les arbres qui bordent les grandes rues, la température moyenne mensuelle évoluant de 26 °C en août à 40 °C en mars (températures extrêmes : 17 °C à 40 °C).
Le verger expérimental de Kismatari est le symbole vivant de la recherche fruitière en Afrique centrale, il compte 70 variétés de manguiers, 144 variétés d'agrumes et porte-greffe, 7 variétés de goyaviers, 7 variétés de palmiers dattiers, 2 variétés d'anacardiers et couvre une superficie de plus de 50 ha.
l'histoire de la cité de Garoua et celle du lamidat constituent un tout intimement lie. Partis dès le 14eme siècle de FUNTA TURU dans la vallée du fleuve sénégal, les pasteurs foulbé transitent par les differentes provinces de l'empire du mali de l'epoque, et notament de la MACINA puis le NIGER, Lle PAYS HAOUSSA avant d'aboutir au lac tchad. Ils assistent ainsi à la constitution de l'empire de BORNOU font par les kanouri.
Vers 1950 migration, qui les conduit cette fois du lac tchad à la Bénoué: au nombre des partants se trouvent les cleans des WOLARBE, l'un d'entre eux conduit par le KILBA, à l'ouest de MUBI ou ses membres séjournèrent assez longtemps pour adopter le nom de "FOULBE KILBA"quelques lignages se detachent du clan et avancent à la suite de leurs de troupeaux chercher du paturage plus au sud.
Ils sont conduit par ARDO TAYROU dans la vallée de la bénoué, la riche vallée de bénoué, au niveau de l'actuel GAROUA WINDE. A cet endroit, les rives du fleuve sont couvertes d'une essence d'arbres dénommée "RWE" par les BATA "JELAJI" la les foulbe et " SAUCISSONIERS" par les francais, à cause de la forme allongée de ses fruits. les bata habitants ces lieux dénommèrent cette vallée "GWA-WRE" la vallée aux RWE nom que les foulbé prononcèrent "GA-RWA", ou "GARWA" et qui fut orthographieé " GAROUA" en francais.
Aussi lorsque les nouveaux venu créent,vers 1870, leur premier village dans ces contrées, ils s'agit de l'actuen GAROUA -WINDE, situé à une dizaine de kilomètres en aval de la ville de garoua, c'est donc à partir de ce premier garoua que va commencer toute l'histoire de la cité.
la cohabitation entre éleveur et agriculteurs finit par engendrer des conflits, ce qui ne tarde pas à se verifier dans les rapports des Foulbé et des Fali.
cette tension permanente entre les deux communautés atteint son paroxysme lorsq'au début du XIX ème siècle intervient un facteur religieux. En 1804, SEHOU OUSMAN DAN FODIO proclame à SOKOTO la guerre sainte ou djihad en vue de convertir les peuples du soudan central et d'asseoir le règne de l'islam. en 1809 il nomme à la tete des foulbé de la région MODIBO ADAMA de yola, le fondateur de l'adamawa, dont faisait partie la quasi-totalité du nord cameroun actuel. ARDO TAYROU est nommé par MODIBO ADAMA à la tete des foulbé-kilbu de Garoua avec la charge de conduire le djihat dans son secteur. déjà latente, la guerre est ouvertement déclarée contre les Fali, les bata s'etant rangés dés le départ du coté peul. c'est de la sorte, par la conquete, que va se former le futur lamidat de Garoua, et que vont etre mises en place les dynasties successives qui vont conduire cette conquete et l'organiser.
ARDO TAYROU estle premier chef de Garoua (1810-1835) transforme le campement de bergers en camp de guerre fortifieé, auquel il donne le nom de RIBADOU et l'installe toujours sur l'emplacement actuel de la mosquée centrale et quartier environnant de FOULBERE 1 RIBADOU est dont le premier nom de Garoua actuel. c'est une période d'hostilités entre les peuls et les Fali ces dernie les acculant souvent à l'intérieur de leur réduit de ribadou. mais ils tiennent bon, car d'une part ils reçoivent des renforts grace à l'arriée de nouvelles migrations de leurs parents de kilbu, mais surtout parce que BIGAWLA TOUMNI, chef du clan fali des TOUMNI s'allie a ARDO TAYROU et lui apporte le concours décisif de ses forces. Il s'installe à proximité de son camp, au niveau de lycée classique actuel, et y crée un village auquel il donne le nom de NGOURORE BIGAWLA.
MODDIBBO HAMMAN NDJOUNDI est le cousin d'ARDO TAYROU, Il le remplace à la tete de la collectivité peule et régne de 1835 à 1851. Il est le fondateur de la dynastie qui règne encore aujourd'hui à Garoua.
SA MAJESTE ALIM GARGA HAYATOU est né vers 1946 et est l'actuel lamidat de garoua depuis l'an 2000 il est également secrétaire d'état de la santé publique.
La ville compte 357 000 habitants environ et est la troisième ville du pays, à très grande majorité musulmane. Elle est l'une des premières villes du Cameroun avant la colonisation.Garoua est la ville natale du premier président camerounais, Ahmadou Ahidjo. À ce titre, Garoua a bénéficié de beaucoup d'infrastructures parmi lesquelles un aéroport international avec une liaison directe à Paris par vol Cameroon Airlines. Le gouvernement a créé, le 17 janvier 2008, une communauté urbaine à Garoua.Oasis de verdure au cœur de la brousse, Garoua,garoua est la seule ville traversée par la benoué au Cameroun. Une ville plaisante et bien équipée qui constitue une plaque tournante des mouvements touristiques dirigés, d'une part vers le nord, le parc national de Waza et la région des Kapsiki, d'autre part, vers le sud, les parcs de la Bénoué, de Boubandjida et la réserve du Faro.
À Garoua, la chaleur peut être torride en fin de saison sèche malgré l'ombre apportée par les arbres qui bordent les grandes rues, la température moyenne mensuelle évoluant de 26 °C en août à 40 °C en mars (températures extrêmes : 17 °C à 40 °C).
Le verger expérimental de Kismatari est le symbole vivant de la recherche fruitière en Afrique centrale, il compte 70 variétés de manguiers, 144 variétés d'agrumes et porte-greffe, 7 variétés de goyaviers, 7 variétés de palmiers dattiers, 2 variétés d'anacardiers et couvre une superficie de plus de 50 ha.
l'histoire de la cité de Garoua et celle du lamidat constituent un tout intimement lie. Partis dès le 14eme siècle de FUNTA TURU dans la vallée du fleuve sénégal, les pasteurs foulbé transitent par les differentes provinces de l'empire du mali de l'epoque, et notament de la MACINA puis le NIGER, Lle PAYS HAOUSSA avant d'aboutir au lac tchad. Ils assistent ainsi à la constitution de l'empire de BORNOU font par les kanouri.
Vers 1950 migration, qui les conduit cette fois du lac tchad à la Bénoué: au nombre des partants se trouvent les cleans des WOLARBE, l'un d'entre eux conduit par le KILBA, à l'ouest de MUBI ou ses membres séjournèrent assez longtemps pour adopter le nom de "FOULBE KILBA"quelques lignages se detachent du clan et avancent à la suite de leurs de troupeaux chercher du paturage plus au sud.
Ils sont conduit par ARDO TAYROU dans la vallée de la bénoué, la riche vallée de bénoué, au niveau de l'actuel GAROUA WINDE. A cet endroit, les rives du fleuve sont couvertes d'une essence d'arbres dénommée "RWE" par les BATA "JELAJI" la les foulbe et " SAUCISSONIERS" par les francais, à cause de la forme allongée de ses fruits. les bata habitants ces lieux dénommèrent cette vallée "GWA-WRE" la vallée aux RWE nom que les foulbé prononcèrent "GA-RWA", ou "GARWA" et qui fut orthographieé " GAROUA" en francais.
Aussi lorsque les nouveaux venu créent,vers 1870, leur premier village dans ces contrées, ils s'agit de l'actuen GAROUA -WINDE, situé à une dizaine de kilomètres en aval de la ville de garoua, c'est donc à partir de ce premier garoua que va commencer toute l'histoire de la cité.
la cohabitation entre éleveur et agriculteurs finit par engendrer des conflits, ce qui ne tarde pas à se verifier dans les rapports des Foulbé et des Fali.
cette tension permanente entre les deux communautés atteint son paroxysme lorsq'au début du XIX ème siècle intervient un facteur religieux. En 1804, SEHOU OUSMAN DAN FODIO proclame à SOKOTO la guerre sainte ou djihad en vue de convertir les peuples du soudan central et d'asseoir le règne de l'islam. en 1809 il nomme à la tete des foulbé de la région MODIBO ADAMA de yola, le fondateur de l'adamawa, dont faisait partie la quasi-totalité du nord cameroun actuel. ARDO TAYROU est nommé par MODIBO ADAMA à la tete des foulbé-kilbu de Garoua avec la charge de conduire le djihat dans son secteur. déjà latente, la guerre est ouvertement déclarée contre les Fali, les bata s'etant rangés dés le départ du coté peul. c'est de la sorte, par la conquete, que va se former le futur lamidat de Garoua, et que vont etre mises en place les dynasties successives qui vont conduire cette conquete et l'organiser.
ARDO TAYROU estle premier chef de Garoua (1810-1835) transforme le campement de bergers en camp de guerre fortifieé, auquel il donne le nom de RIBADOU et l'installe toujours sur l'emplacement actuel de la mosquée centrale et quartier environnant de FOULBERE 1 RIBADOU est dont le premier nom de Garoua actuel. c'est une période d'hostilités entre les peuls et les Fali ces dernie les acculant souvent à l'intérieur de leur réduit de ribadou. mais ils tiennent bon, car d'une part ils reçoivent des renforts grace à l'arriée de nouvelles migrations de leurs parents de kilbu, mais surtout parce que BIGAWLA TOUMNI, chef du clan fali des TOUMNI s'allie a ARDO TAYROU et lui apporte le concours décisif de ses forces. Il s'installe à proximité de son camp, au niveau de lycée classique actuel, et y crée un village auquel il donne le nom de NGOURORE BIGAWLA.
MODDIBBO HAMMAN NDJOUNDI est le cousin d'ARDO TAYROU, Il le remplace à la tete de la collectivité peule et régne de 1835 à 1851. Il est le fondateur de la dynastie qui règne encore aujourd'hui à Garoua.
SA MAJESTE ALIM GARGA HAYATOU est né vers 1946 et est l'actuel lamidat de garoua depuis l'an 2000 il est également secrétaire d'état de la santé publique.
mardi 29 novembre 2011
Bamenda haut lieu traditionnel de l'ouest du Cameroun
Chef-lieu du département de la Mezam qui compte 7 communes (Bamenda I, II, III, Bali, Tubah, Bafut, Santa) et une population de 465 644 ha.
Bamenda est à la fois une ville administrative et commerciale. La ville affiche cette double identité par ses magasins et boutique achalandés de produits venant en grande majorité du Nigeria voisin. Les activités agricoles et pastorales sont aussi développées dans la province. La culture du thé dans les plantations de NDU (entre Kumbo et Nkambé) est de nature industrielle, car cultivée de manière intensive sur de vastes étendues, avec la mécanisation de la culture et la transformation de la récolte en produits finis et semi-finis prêts à l’exportation.
Comme la province de l’Ouest, la province du Nord-Ouest, deuxième province anglophone du Cameroun après le Sud-ouest, reste encore très marquée par les traditions qui semblent toutefois s’accommoder parfaitement des urgences et des obligations de la civilisation moderne.
La ville construite au pied d’une falaise, s’étend donc au fond d’une cuvette, on la découvre en l’englobant d’un regard depuis la route. les richesses de la régions:
Bafut : C’est une petite ville rurale sur le plan touristique pour son architecture et sa chefferie où vous ne pouvez manquer d’aller visiter le palais du Fon. Le rite est très agréable. Il flotte une atmosphère de sérénité évoquant une époque lointaine. Sur la place on trouve une cabane avec des sculptures où s’installent les musiciens pour jouer et les danses traditionnelles peuvent alors commencer. À proximité se trouve la chefferie marquée à son entrée par un mur et de pierres, bordé de palmiers.
La chefferie : Comme dans toutes les chefferies, la forêt vierge n’est pas loin et joue un rôle important, car elle symbolise l’univers des secrets. C’est là que s’élaborent les médecines traditionnelles notamment. Sur la place centrale, le baraquement abrite 2 pierres qui ont un rôle important : on les utilisait pour punir les fautifs qui avaient bafoué les traditions.
.
La fête Lela à Bali c’est une fête traditionnelle organisée au mois de décembre également dans la chefferie Bali située à une vingtaine de km de Bamenda. Le Lela marque, outre l’intronisation d’un nouveau Fon, la célébration des rites d’initiation des nouveaux membres des sociétés secrètes. C’est aujourd’hui le festival annuel du Peuple Bali.
Le lac Awing.
C’est un lac de cratère situé sur un volcan éteint. Il regorge une faune aquatique riche. La végétation luxuriante qui l’entoure constitue un cadre de rêve propice au dépaysement et à la balade.
Le Bafut Fon Palace.
Situé à 10 km de Bamenda sur la route de Wum, il a été construit en 1901 par le peuple Bafut avec l’assistance technique allemande. Son architecture est donc un alliage entre le traditionnel et le moderne. C’est l’une des plus grandes chefferies du Nord – Ouest et l’une des mieux organisées. Ici, le Fon, héritier d’une longue tradition locale, est aussi un personnage politique de premier rang.
Bref une région à découvrir au Cameroun.
Bamenda est à la fois une ville administrative et commerciale. La ville affiche cette double identité par ses magasins et boutique achalandés de produits venant en grande majorité du Nigeria voisin. Les activités agricoles et pastorales sont aussi développées dans la province. La culture du thé dans les plantations de NDU (entre Kumbo et Nkambé) est de nature industrielle, car cultivée de manière intensive sur de vastes étendues, avec la mécanisation de la culture et la transformation de la récolte en produits finis et semi-finis prêts à l’exportation.
Comme la province de l’Ouest, la province du Nord-Ouest, deuxième province anglophone du Cameroun après le Sud-ouest, reste encore très marquée par les traditions qui semblent toutefois s’accommoder parfaitement des urgences et des obligations de la civilisation moderne.
La ville construite au pied d’une falaise, s’étend donc au fond d’une cuvette, on la découvre en l’englobant d’un regard depuis la route. les richesses de la régions:
Bafut : C’est une petite ville rurale sur le plan touristique pour son architecture et sa chefferie où vous ne pouvez manquer d’aller visiter le palais du Fon. Le rite est très agréable. Il flotte une atmosphère de sérénité évoquant une époque lointaine. Sur la place on trouve une cabane avec des sculptures où s’installent les musiciens pour jouer et les danses traditionnelles peuvent alors commencer. À proximité se trouve la chefferie marquée à son entrée par un mur et de pierres, bordé de palmiers.
La chefferie : Comme dans toutes les chefferies, la forêt vierge n’est pas loin et joue un rôle important, car elle symbolise l’univers des secrets. C’est là que s’élaborent les médecines traditionnelles notamment. Sur la place centrale, le baraquement abrite 2 pierres qui ont un rôle important : on les utilisait pour punir les fautifs qui avaient bafoué les traditions.
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La fête Lela à Bali c’est une fête traditionnelle organisée au mois de décembre également dans la chefferie Bali située à une vingtaine de km de Bamenda. Le Lela marque, outre l’intronisation d’un nouveau Fon, la célébration des rites d’initiation des nouveaux membres des sociétés secrètes. C’est aujourd’hui le festival annuel du Peuple Bali.
Le lac Awing.
C’est un lac de cratère situé sur un volcan éteint. Il regorge une faune aquatique riche. La végétation luxuriante qui l’entoure constitue un cadre de rêve propice au dépaysement et à la balade.
Le Bafut Fon Palace.
Situé à 10 km de Bamenda sur la route de Wum, il a été construit en 1901 par le peuple Bafut avec l’assistance technique allemande. Son architecture est donc un alliage entre le traditionnel et le moderne. C’est l’une des plus grandes chefferies du Nord – Ouest et l’une des mieux organisées. Ici, le Fon, héritier d’une longue tradition locale, est aussi un personnage politique de premier rang.
Bref une région à découvrir au Cameroun.
samedi 16 juillet 2011
Parc botanique de limbé
Anciennement appelée Victoria, Limbé est une ville balnéaire fondée en 1858 par le missionnaire anglais Alfred Saker. Située sur la côte ouest atlantique dans la province du Sud-Ouest à environ 71 Km de Douala, elle donne directement accès à la mer et héberge de ce fait un port en eau profonde. Le Port autonome de Limbé s’offre comme une autre solution de rechange à l’enclavement désormais consommé du Port autonome de Douala.
Son parc botanique a été Créé en 1892 par un horticulteur allemand de la mission Alfred Saker pour acclimater les plantes telles que la quinine , le café, l'hévéa, le cacao et la banane, le jardin botanique de Limbe a également servi de centre de formation pour les Camerounais dans les domaines de l'agriculture, de l'horticulture et de la foresterie. Aujourd'hui, il est devenu après le Mont Cameroun, la plus grande attraction touristique dans le Sud-Ouest. C'est également un centre international pour la recherche en biodiversité :
Un centre d'attraction appelé « Jungle Village » a été aménagé et sert de cadre à l'organisation de manifestations culturelles pour le plaisir des touristes.
Plusieurs pistes ont été aménagées pour permettre aux touristes de visiter le Jardin. Ce sont :
- La piste côtière qui permet aux touristes d'avoir une belle vue de la partie occidentale du jardin ;
- la piste de la biodiversité qui, comme son nom 'indique permet aux visiteurs d'avoir une vue sur toute la biodiversité offerte par le Jardin ;
- la piste de Bota pour découvrir de grands arbres et les animaux sauvages ;
- la piste qui longe la rivière et où on rencontre des arbres et des plantes de plus de 100 ans.
dimanche 26 juin 2011
yabassi terre de mon père
La forêt aux alentours de yabassi

Yabassi est une ville du Cameroun située dans la province du Littoral et chef-lieu du département du Nkam.
Le principal dialecte parlé est le bassa de Yabassi. Cependant, on y retrouve aussi d'autres dialectes originaires du département du Nkam comme le bandem, le mbang, le dibom, le bodiman, le ewodi, le banya ; on y retrouve également d'autres dialectes originaires d'autres provinces du Cameroun comme le bamiléké "de Yabassi" et le Haoussa.
À l'époque du protectorat allemand au Cameroun, Yabassi était une plaque tournante dans la stratégie commerciale et militaire.
Aujourd'hui, la ville, qui autrefois était coupée en deux, ne l'est plus grâce au pont sur le NKam qui relie le centre administratif au vieux quartier appelé Ndokbele.
Yabassi est le chef-lieu du département du Nkam. Ce département compte trois arrondissements: l'arrondissement de Yabassi, l'arrondissement de Yingui, l'arrondissement de Nkondjock. et le distrit de Ndobian village des Dibom
Yabassi est en même temps chef-lieu de département et chef-lieu d'arrondissement. À ce titre, Yabassi possède une préfecture et une sous-préfecture. le préfet est le chef du département et la première personnalité administrative de la ville. Le sous-préfet (encore appelé chef de terre) est le patron de l'arrondissement.
Yabassi possède un tribunal de grande instance, un commissariat spécial, une gendarmerie (brigade de compagnie et brigade territoriale), et des délégations départementales des différents ministères de la république du Cameroun. Yabassi possède en son sein un lycée classique d'enseignement général, un lycée d'enseignement technique, plusieurs écoles d'enseignement primaire, dont une privée. Yabassi possède une école normale d'instituteurs de l'enseignement général (Enieg). Yabassi possède un hôpital public et un hôpital privé.
L'arrondissement de Yabassi est divisé en plusieurs districts et cantons. Ainsi, plusieurs chefs traditionnels sauvegardent les traditions des différents regroupements ethniques.
L'économie de la ville repose essentiellement sur l'agriculture rurale. ce secteur emploie plus de 90% de la population. Les principaux produits de l'agriculture sont les produits vivriers (macabo, manioc, patate, igname, banane-plantain, etc). Depuis quelques années, on note également une prolifération de la culture du palmier à huile. Ceci est rendu possible grâce à la terre fertile du coin.
Le deuxième secteur économique est le secteur du petit commerce.
Le secteur de la pêche et de la chasse est également assez actif, mais reste encore artisanal. Finalement, grâce à sa forêt dense, Yabassi est une ville prisée par les exploitants forestiers. On y retrouve plusieurs essences. Plusieurs compagnies asiatiques ont tour à tour exploité cette forêt. De même, une société a, à un moment donné, exploité une plantation d'hévéas maintenant laissée en friche.
La ville est handicapée par le manque de routes bitumées, ce qui rend difficile de parcourir les 100 km séparent cette ville de la métropole économique du Cameroun, Douala.
Le lycée classique et moderne de Yabassi, l'un des plus grands du Cameroun, avec un internat, un grand gymnase, des terrains de sports, des logements pour le personnel administratif.

Yabassi est une ville du Cameroun située dans la province du Littoral et chef-lieu du département du Nkam.
Le principal dialecte parlé est le bassa de Yabassi. Cependant, on y retrouve aussi d'autres dialectes originaires du département du Nkam comme le bandem, le mbang, le dibom, le bodiman, le ewodi, le banya ; on y retrouve également d'autres dialectes originaires d'autres provinces du Cameroun comme le bamiléké "de Yabassi" et le Haoussa.
À l'époque du protectorat allemand au Cameroun, Yabassi était une plaque tournante dans la stratégie commerciale et militaire.
Aujourd'hui, la ville, qui autrefois était coupée en deux, ne l'est plus grâce au pont sur le NKam qui relie le centre administratif au vieux quartier appelé Ndokbele.
Yabassi est le chef-lieu du département du Nkam. Ce département compte trois arrondissements: l'arrondissement de Yabassi, l'arrondissement de Yingui, l'arrondissement de Nkondjock. et le distrit de Ndobian village des Dibom
Yabassi est en même temps chef-lieu de département et chef-lieu d'arrondissement. À ce titre, Yabassi possède une préfecture et une sous-préfecture. le préfet est le chef du département et la première personnalité administrative de la ville. Le sous-préfet (encore appelé chef de terre) est le patron de l'arrondissement.
Yabassi possède un tribunal de grande instance, un commissariat spécial, une gendarmerie (brigade de compagnie et brigade territoriale), et des délégations départementales des différents ministères de la république du Cameroun. Yabassi possède en son sein un lycée classique d'enseignement général, un lycée d'enseignement technique, plusieurs écoles d'enseignement primaire, dont une privée. Yabassi possède une école normale d'instituteurs de l'enseignement général (Enieg). Yabassi possède un hôpital public et un hôpital privé.
L'arrondissement de Yabassi est divisé en plusieurs districts et cantons. Ainsi, plusieurs chefs traditionnels sauvegardent les traditions des différents regroupements ethniques.
L'économie de la ville repose essentiellement sur l'agriculture rurale. ce secteur emploie plus de 90% de la population. Les principaux produits de l'agriculture sont les produits vivriers (macabo, manioc, patate, igname, banane-plantain, etc). Depuis quelques années, on note également une prolifération de la culture du palmier à huile. Ceci est rendu possible grâce à la terre fertile du coin.
Le deuxième secteur économique est le secteur du petit commerce.
Le secteur de la pêche et de la chasse est également assez actif, mais reste encore artisanal. Finalement, grâce à sa forêt dense, Yabassi est une ville prisée par les exploitants forestiers. On y retrouve plusieurs essences. Plusieurs compagnies asiatiques ont tour à tour exploité cette forêt. De même, une société a, à un moment donné, exploité une plantation d'hévéas maintenant laissée en friche.
La ville est handicapée par le manque de routes bitumées, ce qui rend difficile de parcourir les 100 km séparent cette ville de la métropole économique du Cameroun, Douala.
Le lycée classique et moderne de Yabassi, l'un des plus grands du Cameroun, avec un internat, un grand gymnase, des terrains de sports, des logements pour le personnel administratif.
mercredi 22 juin 2011
Les Kirdis peuple authentique
Les Kirdis sont un ensemble d'ethnies du nord du Cameroun.
Kirdi est un nom issue de la déformation locale du nom « Kurdes » qui désigne de façon péjorative les païens par opposition aux fidèles de l'Islam. Dans les montagnes du Cameroun depuis la région de Garoua jusqu'à Mora on trouve une grande variété d'ethnies non-musulmanes qui depuis 60 ans se convertissent en ordre dispersé à l'Islam ou au catholicisme des missionnaires.
La première mention écrite du mot « kirdi » dans la littérature occidentale apparaît dans le récit de voyage du major Denham (1826).
Une bonne partie de ces ethnies compte à peine 10 000 habitants. Les plus nombreux quelques dizaines de milliers. Chaque ethnie parle sa propre langue. Quelques noms: Mofu, Dowayo, Mafa, Kapsiki, Fali, Mada, Moundang, Podokwo, Toupouri, Mouktele, Ouldémé, Giziga.
Ces ethnies sont cultivateurs de mil (sorghum) et éleveurs de chèvres, moutons et zébus. La culture du mil a lieu sur des champs en terrasse dont les murettes sont entretenues ou réparées chaque année. C'est un remarquable travail d'architecture du sol.
Certains auteurs relient ces populations avec d'autres de la ceinture sub-sahélienne (du Togo à l'Éthiopie) sous le vocable de montagnards paléonigritiques.
Les langues parlées par les peuples kirdi appartiennent au groupe tchadique (Nilo-saharien).
« La définition claire du mot Kirdi est une source toujours vivante de polémique. Les Kotokos, après les Baguirmiens, désignent par ce vocable l’ensemble des populations non musulmanes, sans limite géographique particulière. Les militaires français du Tchad apportent ce terme au Cameroun, où les Peuls disposent déjà d’une variante : Haabe (sing. Kaado). Le champ de ce vocable recouvre cette fois les populations non peules, comme les vingt et six tribus ou ethnies que Jean Baptiste Baskouda, le chantre de la Kirditude, reconnaît comme telles. Il peut même s’appliquer aux musulmans tels que les Haoussas qui ne partagent pas la même culture que les Peuls. »
Kirdi est un nom issue de la déformation locale du nom « Kurdes » qui désigne de façon péjorative les païens par opposition aux fidèles de l'Islam. Dans les montagnes du Cameroun depuis la région de Garoua jusqu'à Mora on trouve une grande variété d'ethnies non-musulmanes qui depuis 60 ans se convertissent en ordre dispersé à l'Islam ou au catholicisme des missionnaires.
La première mention écrite du mot « kirdi » dans la littérature occidentale apparaît dans le récit de voyage du major Denham (1826).
Une bonne partie de ces ethnies compte à peine 10 000 habitants. Les plus nombreux quelques dizaines de milliers. Chaque ethnie parle sa propre langue. Quelques noms: Mofu, Dowayo, Mafa, Kapsiki, Fali, Mada, Moundang, Podokwo, Toupouri, Mouktele, Ouldémé, Giziga.
Ces ethnies sont cultivateurs de mil (sorghum) et éleveurs de chèvres, moutons et zébus. La culture du mil a lieu sur des champs en terrasse dont les murettes sont entretenues ou réparées chaque année. C'est un remarquable travail d'architecture du sol.
Certains auteurs relient ces populations avec d'autres de la ceinture sub-sahélienne (du Togo à l'Éthiopie) sous le vocable de montagnards paléonigritiques.
Les langues parlées par les peuples kirdi appartiennent au groupe tchadique (Nilo-saharien).
« La définition claire du mot Kirdi est une source toujours vivante de polémique. Les Kotokos, après les Baguirmiens, désignent par ce vocable l’ensemble des populations non musulmanes, sans limite géographique particulière. Les militaires français du Tchad apportent ce terme au Cameroun, où les Peuls disposent déjà d’une variante : Haabe (sing. Kaado). Le champ de ce vocable recouvre cette fois les populations non peules, comme les vingt et six tribus ou ethnies que Jean Baptiste Baskouda, le chantre de la Kirditude, reconnaît comme telles. Il peut même s’appliquer aux musulmans tels que les Haoussas qui ne partagent pas la même culture que les Peuls. »
dimanche 15 mai 2011
Bertoua ville forestière de l'est
Bertoua est située dans le Lom-et-Djérem dans la province de l'Est au Cameroun. La ville de se trouve à 350 km de Yaoundé.
Bertoua est la capitale provinciale de la plus grande région forestière du Cameroun. Sa situation géographique fait d'elle le principal pôle de développement de la région. Sa superficie actuelle est estimée à 100 km². Cette localité occupe une partie du plateau sud camerounais, vaste pénéplaine dont l'attitude varie entre 400 - 900 m. Elle est drainée du nord au sud par le cours d'eau dénommé Djadombe. Son climat est de type subtropical à quatre saisons : une grande saison sèche qui va de décembre à mimars; une petite saison de pluies de mi-mars à mi-mai, une grande saison de pluies de mi-septembre à novembre. La température y est élevée tout au long de l'année, avec un maximum de 30° c. La moyenne oscille entre 23°c et 25°c. Les précipitations y sont relativement abondantes (1500 à 2000mm de pluies par an).
La croissance démographique est surtout le fait d'une migration importante des populations des autres unités administratives de l'Est, des autres provinces du Cameroun et des pays voisins (Tchad, RCA, Congo-Brazzaville, Nigeria).
La population active de Bertoua est constituée en majeure partie de jeunes qui travaillent dans le secteur informel où le transport occupe une place prédominante. Le niveau de revenu bas ne favorise l'accès à l'éducation et à la santé dont l'offre est par ailleurs faible.
Une universté a été ouverte à Bertoua par l'archevéché et dont le parrain est Mgr Roger Pirenne. Bertoua possède un aéroport.
La ville de Bertoua aurait été créée vers 1927 par les chasseurs Mbaya venus de la République centrafricaine. Trois périodes ont été identifiées dans le développement de Bertoua :
La première période, correspond à la période coloniale. Elle va de la création de la ville en 1927 à l'indépendance du pays en janvier 1960. Le développement urbain est influencé par la situation de ville carrefour : c'est le lieu de transit pour les Européens faisant le commerce de l'or ou en partance pour la RCA, le Congo-Brazzaville et même le Tchad. Elle est également un gîte d'étape pour les militaires allant à Bouar pour leur formation.
La deuxième période va de 1960 à 1988/89. Elle est marquée par une forte emprise de l'État sur le développement de la ville. Bertoua devient Chef-lieu de l'Inspection Fédérale de l'Est (actuellement Province de l'Est). Cette période est marquée aussi par des investissements importants de l'État dans l'aménagement et l'équipement de la ville
La 3e période va de 1989 à nos jours. Elle est marquée par forte récession économique, qui réduit fortement les ressources financière de l'État.
Il existe plusieurs sites naturels, tels que: la grotte de Mbartoua où se réfugiait le chef des Baya au Gite d'Etafe de Nika.

La grotte de Mvanda est aussi un lieu à découvrir. Selon les responsables traditionnels, ce site fut symbolique par les danses de ressourcement qui s'y déroulaient dans la nuit. Le peuple Bertoua colle à ce lieu un site de méditation et de rites traditionnels au cours desquels des messages étaient adressés aux ancêtres.
Bertoua est la capitale provinciale de la plus grande région forestière du Cameroun. Sa situation géographique fait d'elle le principal pôle de développement de la région. Sa superficie actuelle est estimée à 100 km². Cette localité occupe une partie du plateau sud camerounais, vaste pénéplaine dont l'attitude varie entre 400 - 900 m. Elle est drainée du nord au sud par le cours d'eau dénommé Djadombe. Son climat est de type subtropical à quatre saisons : une grande saison sèche qui va de décembre à mimars; une petite saison de pluies de mi-mars à mi-mai, une grande saison de pluies de mi-septembre à novembre. La température y est élevée tout au long de l'année, avec un maximum de 30° c. La moyenne oscille entre 23°c et 25°c. Les précipitations y sont relativement abondantes (1500 à 2000mm de pluies par an).
La croissance démographique est surtout le fait d'une migration importante des populations des autres unités administratives de l'Est, des autres provinces du Cameroun et des pays voisins (Tchad, RCA, Congo-Brazzaville, Nigeria).
La population active de Bertoua est constituée en majeure partie de jeunes qui travaillent dans le secteur informel où le transport occupe une place prédominante. Le niveau de revenu bas ne favorise l'accès à l'éducation et à la santé dont l'offre est par ailleurs faible.
Une universté a été ouverte à Bertoua par l'archevéché et dont le parrain est Mgr Roger Pirenne. Bertoua possède un aéroport.
La ville de Bertoua aurait été créée vers 1927 par les chasseurs Mbaya venus de la République centrafricaine. Trois périodes ont été identifiées dans le développement de Bertoua :
La première période, correspond à la période coloniale. Elle va de la création de la ville en 1927 à l'indépendance du pays en janvier 1960. Le développement urbain est influencé par la situation de ville carrefour : c'est le lieu de transit pour les Européens faisant le commerce de l'or ou en partance pour la RCA, le Congo-Brazzaville et même le Tchad. Elle est également un gîte d'étape pour les militaires allant à Bouar pour leur formation.
La deuxième période va de 1960 à 1988/89. Elle est marquée par une forte emprise de l'État sur le développement de la ville. Bertoua devient Chef-lieu de l'Inspection Fédérale de l'Est (actuellement Province de l'Est). Cette période est marquée aussi par des investissements importants de l'État dans l'aménagement et l'équipement de la ville
La 3e période va de 1989 à nos jours. Elle est marquée par forte récession économique, qui réduit fortement les ressources financière de l'État.
Il existe plusieurs sites naturels, tels que: la grotte de Mbartoua où se réfugiait le chef des Baya au Gite d'Etafe de Nika.
La grotte de Mvanda est aussi un lieu à découvrir. Selon les responsables traditionnels, ce site fut symbolique par les danses de ressourcement qui s'y déroulaient dans la nuit. Le peuple Bertoua colle à ce lieu un site de méditation et de rites traditionnels au cours desquels des messages étaient adressés aux ancêtres.
samedi 16 avril 2011
La forêt équatoriale au Cameroun
L'histoire de la forêt équatoriale qui passe par le Cameroun commence dès l'arrivée des Portugais à la fin du XVe siècle, qui établiront leurs avant-postes sur la côte angolaise, s'articulera à l'image de ce qui se passe dans le golfe de Guinée et dans la région des Grands lacs, autour d'une seule et impérieuse logique : celle d'une économie fondée sur la traite esclavagiste. Les nombreuses guerres menées par la suite, le seront essentiellement pour assurer la pérennité de ce commerce.
La grande forêt équatoriale couvre le sud du Cameroun actuel, l'essentiel du Gabon et s'étend, par delà la Centrafrique jusqu'aux confins du Ruwenzori, dans la région des Grands Lacs. Elle n'a jamais été un obstacle infranchissable à la circulation, ni même au peuplement. Mais elle est souvent une terre de réfugiés. Ici, l'on découvre, par exemple, les Baya et les Mandjia, apparemment originaires du Cameroun, et qui auraient fuit l'avancée des Peuls au XIXe siècle pour s'installer dans les forêts de Centrafrique, repoussant à leur tour vers le Sud les Dzem, qui eux-mêmes provoquent le départ des Kwelé et des Kota. Là ce sont les Banda qui, sans doute à la même époque, ont établi leur domaine dans la vallée de la Kotto, puis dans le Mbomu, et qui auraient fait le chemin depuis le Bahr-el-Ghazal, cette fois pour fuir les trafiquants d'esclaves. Ailleurs, ce sont les Nzabi, les Téké ou le Mbamba poussé par l'expansion des populations du Congo qui prennent la route de la forêt. Sans parler des Fang et des Azandé que l'on découvre tardivement. Seuls les Pygmées semblent être là depuis la nuit des temps ou presque. Mais que sait-on de leur histoire? L'espace que couvre la grande forêt et ses marges immédiates n'a vraisemblablement jamais abrité de structure politique aisément identifiable. Au mieux distingue-t-on le pays Mandja, entre le Chari, l'Oubangui, le pays Banda, dans la région du Kotto inférieur, et, au-delà, les pays Mangbetou azandé. Cela a pour corrollaire une histoire qui, au-delà du XIXe siècle, est difficile à reconstituer. Et quand parfois c'est le cas, malgré tout, elle reste très parcellaire.
Les Pygmées que l'on rencontre à l'est du Cameroun dans la forêt équatoriale.
La petite taille des Pygmées a fait attirer l'attention sur eux depuis très longtemps. Pépi II (= Neferkara), un pharaon de la VIe dynastie (2400 ans av. JC.), a ainsi reçu à sa cour de Memphis un Pygmée captif, ramené par une expédition que son prédécesseur, Merenrê, avec envoyé à la découverte du "pays des Arbres", loin au Sud. Plus tard, Homère, au début du livre III de l'Iliade mentionnera aussi des Pygmées. Encore convient-il de rester très prudent en ce qui concerne l'assimilation de ce peuple légendaire - qui peut avoir aussi été complètement imaginaire - avec les populations d'Afrique auxquelles on donnera plus tard le nom de Pygmées. On notera cependant qu'à l'époque, l'habitat des Pygmées avait peut-être une extension géographique très importante, qui pouvait justifier des contacts avec des populations de l'Afrique septentrionale. Les traditions locales du Kassaï, du bas Congo et du Katanga, par exemple, ont conservé leur souvenir d'une population de "petits hommes", travaillant la pierre, qui auraient précédé les agriculteurs que l'on rencontre désormais dans ces régions.
Aujourd'hui, les Pygmées se distribuent dans trois grandes zones, entièrement comprises à l'intérieur de la forêt équatoriale : au nord-est, dans la forêt de l’Ituri, les Mbuti conservent encore souvent un mode de vie nomade, fondé sur la chasse (arc et javelot) et la cueillette, que l'on défini comme ancestral. Tout au contraire, les Twa, qui vivent, à l'Est, dans la région des Grands Lacs (Kivu et Rwanda, notamment) sont bien intégrés aux autres populations, et partagent leurs modes de vie agricoles. Le métissage leur a fait perdre pour l'essentiel leurs caractères physiques. A l’Ouest, c'est-à-dire Cameroun, au Gabon et au Congo, se rencontrent les Binga, qui donnent l'exemple d'un mode de vie intermédiaire : ils sont sédentarisés, liés par des relations de "clientèle" (si ce n'est de servage) avec les Bantous, mais continuent semble-t-il de pratiquer la chasse à l'occasion. Il est a noter que ces différents groupes n'ont pas de langue commune (ils parlent les langues des populations avec lesquelles ils sont en contact direct).
La grande forêt équatoriale couvre le sud du Cameroun actuel, l'essentiel du Gabon et s'étend, par delà la Centrafrique jusqu'aux confins du Ruwenzori, dans la région des Grands Lacs. Elle n'a jamais été un obstacle infranchissable à la circulation, ni même au peuplement. Mais elle est souvent une terre de réfugiés. Ici, l'on découvre, par exemple, les Baya et les Mandjia, apparemment originaires du Cameroun, et qui auraient fuit l'avancée des Peuls au XIXe siècle pour s'installer dans les forêts de Centrafrique, repoussant à leur tour vers le Sud les Dzem, qui eux-mêmes provoquent le départ des Kwelé et des Kota. Là ce sont les Banda qui, sans doute à la même époque, ont établi leur domaine dans la vallée de la Kotto, puis dans le Mbomu, et qui auraient fait le chemin depuis le Bahr-el-Ghazal, cette fois pour fuir les trafiquants d'esclaves. Ailleurs, ce sont les Nzabi, les Téké ou le Mbamba poussé par l'expansion des populations du Congo qui prennent la route de la forêt. Sans parler des Fang et des Azandé que l'on découvre tardivement. Seuls les Pygmées semblent être là depuis la nuit des temps ou presque. Mais que sait-on de leur histoire? L'espace que couvre la grande forêt et ses marges immédiates n'a vraisemblablement jamais abrité de structure politique aisément identifiable. Au mieux distingue-t-on le pays Mandja, entre le Chari, l'Oubangui, le pays Banda, dans la région du Kotto inférieur, et, au-delà, les pays Mangbetou azandé. Cela a pour corrollaire une histoire qui, au-delà du XIXe siècle, est difficile à reconstituer. Et quand parfois c'est le cas, malgré tout, elle reste très parcellaire.
Les Pygmées que l'on rencontre à l'est du Cameroun dans la forêt équatoriale.
La petite taille des Pygmées a fait attirer l'attention sur eux depuis très longtemps. Pépi II (= Neferkara), un pharaon de la VIe dynastie (2400 ans av. JC.), a ainsi reçu à sa cour de Memphis un Pygmée captif, ramené par une expédition que son prédécesseur, Merenrê, avec envoyé à la découverte du "pays des Arbres", loin au Sud. Plus tard, Homère, au début du livre III de l'Iliade mentionnera aussi des Pygmées. Encore convient-il de rester très prudent en ce qui concerne l'assimilation de ce peuple légendaire - qui peut avoir aussi été complètement imaginaire - avec les populations d'Afrique auxquelles on donnera plus tard le nom de Pygmées. On notera cependant qu'à l'époque, l'habitat des Pygmées avait peut-être une extension géographique très importante, qui pouvait justifier des contacts avec des populations de l'Afrique septentrionale. Les traditions locales du Kassaï, du bas Congo et du Katanga, par exemple, ont conservé leur souvenir d'une population de "petits hommes", travaillant la pierre, qui auraient précédé les agriculteurs que l'on rencontre désormais dans ces régions.
Aujourd'hui, les Pygmées se distribuent dans trois grandes zones, entièrement comprises à l'intérieur de la forêt équatoriale : au nord-est, dans la forêt de l’Ituri, les Mbuti conservent encore souvent un mode de vie nomade, fondé sur la chasse (arc et javelot) et la cueillette, que l'on défini comme ancestral. Tout au contraire, les Twa, qui vivent, à l'Est, dans la région des Grands Lacs (Kivu et Rwanda, notamment) sont bien intégrés aux autres populations, et partagent leurs modes de vie agricoles. Le métissage leur a fait perdre pour l'essentiel leurs caractères physiques. A l’Ouest, c'est-à-dire Cameroun, au Gabon et au Congo, se rencontrent les Binga, qui donnent l'exemple d'un mode de vie intermédiaire : ils sont sédentarisés, liés par des relations de "clientèle" (si ce n'est de servage) avec les Bantous, mais continuent semble-t-il de pratiquer la chasse à l'occasion. Il est a noter que ces différents groupes n'ont pas de langue commune (ils parlent les langues des populations avec lesquelles ils sont en contact direct).
lundi 4 avril 2011
rites du mariage chez les foulbés du nord du cameroun
Bien avant de décider le mariage, il faut se conformer à l’usage officiel de la demande de la main de la mariée. Le père du marié, va à la rencontre du père de la fille, lequel est tenu d’en informer sa femme qui, pour sa part, devra en discute avec sa fille. En principe, cette dernière ne refuse jamais cette demande pour ne pas contrecarrer la volonté de son père. la mariée fixe sa dot ce qu'on appele le sadaki
Dès que l’accord de l’heureuse élue est officiel, tout le village où elle réside en est informé. Car, là aussi, il y a des habitudes qui s’imposent à commencer par le fait que la fiancée ne pourra plus sortir seule chercher de l’eau ou rendre visite à ses voisins.
Trois jours avant la fête, la mariée est couverte d' un drap en laine préparé pour l’occasion. Sa tête est couverte de foulard de couleur rouge qui cache son visage et sur lequel est suspendu une glace, de forme circulaire et couverte d’aluminium jaune. Personne n’aura plus droit de pénétrer dans la chambre de la mariée ou la dévoiler sauf sa mère.
Les préparatifs du mariage sont partagés par les deux familles. Celle du marié est tenue d’assurer tout l’approvisionnement en produits alimentaires mais aussi offrir à la mariée l’habillement de la cérémonie.C’est là un engagement du mari de répondre aux besoins vitaux de sa femme dans le meilleur et le pire jusqu’à ce que la mort les sépare.
La famille du futur marié devra aussi offrir le mouton, obligatoirement encorné, le henné, la farine, et autres ingrédients indispensables à la fête ancestrale qui devient l’événement de tout un village.
La fête commence par le henné dans l’ambiance de chants traditionnels peulhs
La nuit du henné est la dernière que passera désormais la mariée chez ses parents avant de rejoindre le foyer conjugal accompagnée de ses amies.
En parallèle à cette fête est organisée une opération de circoncision de tous les petits garçons du village
Avant le coucher du soleil de la première nuit après les noces, les beaux parents de tislite se dirigent vers la demeure de leur gendre. Avec eux, la femme de leur fils, qu’ils emmènent avec des cris de youyou.
Devant la porte de la maison, un drap blanc a déjà été étalé par terre par son frère. La mariée marchera dessus avant qu’un membre de sa famille ne la porte sur ses bras pour la mettre sur le mulet. Elle fera un tour à travers les ruelles du village qui se terminera à la porte de la résidence du marié. La mariée ne descendra de la bête qu’après le sacrifice d’un mouton à la demande des compagnons. Une fois cette demande satisfaite,la mariée met du beurre sur la porte et la nettoie presque immédiatement sans laisser de trace. Puis elle verse du lait par terre que tout le monde doit éviter.
A partir du crépuscule, les deux familles joyeuses et impatientes attendent le fameux drap qui atteste de l’honorabilité de la mariée et sa famille ! ! !.
elle y restera enfermer pendant 30 jours, sans sortir de la maison, en tournant juste dans la cour du saré. à sa sortie, on fera un rituel de sortie ainsi qu' une fête pour l'occasion.
Dès que l’accord de l’heureuse élue est officiel, tout le village où elle réside en est informé. Car, là aussi, il y a des habitudes qui s’imposent à commencer par le fait que la fiancée ne pourra plus sortir seule chercher de l’eau ou rendre visite à ses voisins.
Trois jours avant la fête, la mariée est couverte d' un drap en laine préparé pour l’occasion. Sa tête est couverte de foulard de couleur rouge qui cache son visage et sur lequel est suspendu une glace, de forme circulaire et couverte d’aluminium jaune. Personne n’aura plus droit de pénétrer dans la chambre de la mariée ou la dévoiler sauf sa mère.
Les préparatifs du mariage sont partagés par les deux familles. Celle du marié est tenue d’assurer tout l’approvisionnement en produits alimentaires mais aussi offrir à la mariée l’habillement de la cérémonie.C’est là un engagement du mari de répondre aux besoins vitaux de sa femme dans le meilleur et le pire jusqu’à ce que la mort les sépare.
La famille du futur marié devra aussi offrir le mouton, obligatoirement encorné, le henné, la farine, et autres ingrédients indispensables à la fête ancestrale qui devient l’événement de tout un village.
La fête commence par le henné dans l’ambiance de chants traditionnels peulhs
La nuit du henné est la dernière que passera désormais la mariée chez ses parents avant de rejoindre le foyer conjugal accompagnée de ses amies.
En parallèle à cette fête est organisée une opération de circoncision de tous les petits garçons du village
Avant le coucher du soleil de la première nuit après les noces, les beaux parents de tislite se dirigent vers la demeure de leur gendre. Avec eux, la femme de leur fils, qu’ils emmènent avec des cris de youyou.
Devant la porte de la maison, un drap blanc a déjà été étalé par terre par son frère. La mariée marchera dessus avant qu’un membre de sa famille ne la porte sur ses bras pour la mettre sur le mulet. Elle fera un tour à travers les ruelles du village qui se terminera à la porte de la résidence du marié. La mariée ne descendra de la bête qu’après le sacrifice d’un mouton à la demande des compagnons. Une fois cette demande satisfaite,la mariée met du beurre sur la porte et la nettoie presque immédiatement sans laisser de trace. Puis elle verse du lait par terre que tout le monde doit éviter.
A partir du crépuscule, les deux familles joyeuses et impatientes attendent le fameux drap qui atteste de l’honorabilité de la mariée et sa famille ! ! !.
elle y restera enfermer pendant 30 jours, sans sortir de la maison, en tournant juste dans la cour du saré. à sa sortie, on fera un rituel de sortie ainsi qu' une fête pour l'occasion.
jeudi 10 mars 2011
les foulbés
les foulbés sont de culture peulh et surtout un peuple d'éleveurs, dont une minorité est restée nomade, est le plus nombreux (près de vingt millions) dans une immense région en forme d'arc qui va de la Guinée et du Sénégal (dont ils sont sans doute originaires) au Soudan, en passant par le Mali, le Burkina, le Bénin, le Niger, le Nigéria, le Tchad, la République Centrafricaine et donc le Cameroun où ils sont surtout basés dans le nord du pays( garoua, maroua, ngaoundéré ..)
Islamisés progressivement depuis le XIè siècle, les Foulbés ont conservé leur langue commune, le foufouldé, et une forte identité fondée sur le fulaaku,( un code moral et social très exigeant ) ,privilégiant la discrétion (voire le secret), la liberté, la pudeur, la ténacité, une relation quasi-sacrée avec les animaux d'élevage mais aussi la curiosité et l'ouverture à l'égard des autres cultures. orgueilleux et fiers de leur racine.
La culture traditionnelle Peulh est fondée sur l'élevage, le troupeau fait partie de l'univers physique et psychique du peulh. Le jeune berger recevait une éducation très stricte: il doit être vigilant à l’égard des animaux dont il est responsable ; il doit aussi être attentif aux autres et permettre aux étrangers d'abreuver leurs troupeaux à son puits ; il doit, enfin, prêter des génisses — c’est la « vache d’attache » —, selon un contrat oral, et les veaux nés au cours de cette période appartiennent à l'emprunteur. Les descendants de ces veaux sont plus aimés que les autres, car ils sont le vivant témoignage d'une amitié partagée. Ils vivaient avec leur troupeaux de pâturages naturels, ce qui leur a vallu le rejet dans le règne animal, puisqu'ils vivaient d'une nature non domestiquée. Mais c'est justement l'éducation qu'ils ont reçu qui leur permettait de vivre en accord avec les animaux et avec la nature qu'ils utilisent sans la cultiver.
Cette éducation était un genre d'héritage, ne la recevait qu'un digne descendant de berger. Il est difficle de voir un peulh s'adonner aux travaux des champs.
Avoir du betail était plus qu'un signe de richesse chez un peulh, ils mangeaient raremment leur betail, sauf à des rares occasions comme le mariage etc. le betail leur servait parfois de monnaie d'échange, maintenant certains peulhs se sont sédentarisés et ont abandonnés l'elevage.
Islamisés progressivement depuis le XIè siècle, les Foulbés ont conservé leur langue commune, le foufouldé, et une forte identité fondée sur le fulaaku,( un code moral et social très exigeant ) ,privilégiant la discrétion (voire le secret), la liberté, la pudeur, la ténacité, une relation quasi-sacrée avec les animaux d'élevage mais aussi la curiosité et l'ouverture à l'égard des autres cultures. orgueilleux et fiers de leur racine.
La culture traditionnelle Peulh est fondée sur l'élevage, le troupeau fait partie de l'univers physique et psychique du peulh. Le jeune berger recevait une éducation très stricte: il doit être vigilant à l’égard des animaux dont il est responsable ; il doit aussi être attentif aux autres et permettre aux étrangers d'abreuver leurs troupeaux à son puits ; il doit, enfin, prêter des génisses — c’est la « vache d’attache » —, selon un contrat oral, et les veaux nés au cours de cette période appartiennent à l'emprunteur. Les descendants de ces veaux sont plus aimés que les autres, car ils sont le vivant témoignage d'une amitié partagée. Ils vivaient avec leur troupeaux de pâturages naturels, ce qui leur a vallu le rejet dans le règne animal, puisqu'ils vivaient d'une nature non domestiquée. Mais c'est justement l'éducation qu'ils ont reçu qui leur permettait de vivre en accord avec les animaux et avec la nature qu'ils utilisent sans la cultiver.
Cette éducation était un genre d'héritage, ne la recevait qu'un digne descendant de berger. Il est difficle de voir un peulh s'adonner aux travaux des champs.
Avoir du betail était plus qu'un signe de richesse chez un peulh, ils mangeaient raremment leur betail, sauf à des rares occasions comme le mariage etc. le betail leur servait parfois de monnaie d'échange, maintenant certains peulhs se sont sédentarisés et ont abandonnés l'elevage.
mardi 22 février 2011
Ngaoundéré
Ngaoundéré est une ville du Cameroun, chef-lieu de la région de l'Adamaoua. La ville se situe au nord de la région sur le plateau de l'Adamaoua. C'est un carrefour important du commerce régional puisque c'est un passage obligé du transport routier entre les villes du sud du pays et les villes du nord. Le chemin de fer provenant de Douala se termine dans cette ville. La ville se démarque par un mont sur lequel est assis un rocher arrondi, ce qui fait dire aux gens que Ngaoundéré est le nombril de l'Adamaoua. Le 17 janvier 2008, la communauté urbaine de Ngaoundéré a été créée.
Les Foulbés (on dit un « Peul », déformation française du mot « Poullo », des « Foulbé ») font partie du groupe ethnique le plus important, ayant comme langue le fulfulde (prononcé en françaisfoulfouldé). Les Foulbé sont présents dans toute l'Afrique de l'Ouest, au Cameroun, au Tchad, au Soudan, et un peu en Centrafrique, au Congo et plus rarement au Congo RDC. En effet, c'est un peuple qui a vécu essentiellement de l'élevage jusqu'à la venue des colonisateurs.
À ce moment-là, ils avaient déjà fondé deux grands empires : l'empire peul du Macina1 et l'empire peul de Sokoto. On ne peut parler des Foulbé de l'Adamaoua Cameroun sans parler des Foulbé de l'État d'Adamawa au Nigeria. La quasi totalité des familles foulbé de l'Adamaoua Cameroun viennent de l'État d'Adamawa au Nigeria. La région de l'Adamaoua Cameroun est traditionnellement et islamiquement dépendante de Yola, la capitale de l'État d'Adamawa. Malgré la frontière du Colons, la tradition est maintenue. Il est vrai aussi que le premier Président du Cameroun ,Ahmadou Ahidjo (un Peul), a tôt fait d'affaiblir ces relations au profit d'un Cameroun républicain et souverain.
La langue principale dans tout le grand nord Cameroun reste le Fulfulde qui s'étend peu à peu dans tout le Cameroun en raison d'un fort taux de naissance des Foulbé et d'un nomadisme très avancé. En moins de vingt ans, des années 1980 à 2000, la moitié de la population peule de Ngaoundéré a émigré vers Bertoua, la région de l'Est Cameroun. Les enfants foulbé sont tous musulmans et l'Islam y est enseigné.
la mosquée de Ngaoundéré

Dès le bas âge, tout le monde passe par l'école Coranique puis l'école francophone ou anglophone. L'influence du Nigeria aidant, la plupart des enfants foulbé sont bilingues ou trilingues car le fulfuldé est d'origine presque arabe. La langue française domine comme langue d'enseignement dans les écoles.
Il y existe encore quelque bâtiments, anciens témoins du colonialisme allemand et de la présence française. Les seuls bâtiments imposants restent ceux des Allemands. C'est le cas du Bureau du Gouverneur, de sa maison et de la plupart des maisons éparpillées dans le quartier administratif.
1. Au départ, la ville s'appelait Ndelbé. Elle appartenait aux Mboum, les vrais autochtones. La ville, traditionnellement, est organisée autour d'une chefferie peule appelée Lamidat. À sa tête se trouve un Lamido2, chef spirituel et temporel. Le Premier Lamido de la ville fut Ardo Djobdi tout au début des années 1800 aujourd’hui le lamido en place s’appelle Lamido Mohamadou Hayatou (1997 - ), fils de Issa Yaya Maïgari, investi en 1997 et toujours au pouvoir.
. La ville fut rebaptisée Ngaoundéré ce qui veut dire « Montagne au Nombril » en Mboum, langue locale. En effet, une anecdote veut que quand les soldats foulbé arrivèrent avec leurs chevaux et leurs turbans, les Mboum prirent peur et se réfugièrent auprès du Mont qui surplombe la ville. Les Foulbé encerclèrent la montagne et imposèrent un embargo sachant que la faim ferait descendre les Mboum et qu'ils pourraient s'imposer sans heurts. C'est alors vers 15 heures, à la prière de Asr, lorsque les Foulbé enlevèrent leurs turbans, firent l'ablution et se prosternèrent pour prier, que les Mboum furent pris de panique, croyant que les Foulbé s'apprêtaient à soulever la Montagne. Les Mboums se rendirent alors. Et c'est comme ça que la ville fut nommée Montagne au Nombril.
. Généralement, toutes les chefferies ont une grande mosquée à l'entrée de leur cour, signe d'un Islam triomphateur. La plupart des Lamibé à Ngaoundéré sont des métis, Mboum et Peul, en hommage aux autochtones qui sont les Mboum et pour une meilleure cohésion avec les nouveaux venus, les Foulbé.
Le climat est presque tempéré puisque cette zone de savane arborée est située en hauteur. Les variations de température sont plutôt importantes en saison sèche. La saison est divisée en deux : Saison sèche et saison pluvieuse. La saison sèche est marquée par un vent sec venant du nord tel que l'harmattan qui se transforme en un vent sec et chaud. Quant à la saison des pluies, elle est marquée par des pluies parfois violentes et discontinues.
La région est caractérisée par un paysage de savane, peu peuplée. Le bétail y transite pour accommoder les commerçants et les éleveurs qui y pratiquent une semi-transhumance. Le bétail quitte en bonne partie les hauteurs de l'Adamaoua en saison sèche pour rejoindre les basses terres.
Les environs de Ngaoundéré sont riches en sites archéologiques certainement témoins d'une occupation précédant la conquête de l'Islam ou, plus récemment, d'avant la conquête coloniale.
Les Foulbés (on dit un « Peul », déformation française du mot « Poullo », des « Foulbé ») font partie du groupe ethnique le plus important, ayant comme langue le fulfulde (prononcé en françaisfoulfouldé). Les Foulbé sont présents dans toute l'Afrique de l'Ouest, au Cameroun, au Tchad, au Soudan, et un peu en Centrafrique, au Congo et plus rarement au Congo RDC. En effet, c'est un peuple qui a vécu essentiellement de l'élevage jusqu'à la venue des colonisateurs.
À ce moment-là, ils avaient déjà fondé deux grands empires : l'empire peul du Macina1 et l'empire peul de Sokoto. On ne peut parler des Foulbé de l'Adamaoua Cameroun sans parler des Foulbé de l'État d'Adamawa au Nigeria. La quasi totalité des familles foulbé de l'Adamaoua Cameroun viennent de l'État d'Adamawa au Nigeria. La région de l'Adamaoua Cameroun est traditionnellement et islamiquement dépendante de Yola, la capitale de l'État d'Adamawa. Malgré la frontière du Colons, la tradition est maintenue. Il est vrai aussi que le premier Président du Cameroun ,Ahmadou Ahidjo (un Peul), a tôt fait d'affaiblir ces relations au profit d'un Cameroun républicain et souverain.
La langue principale dans tout le grand nord Cameroun reste le Fulfulde qui s'étend peu à peu dans tout le Cameroun en raison d'un fort taux de naissance des Foulbé et d'un nomadisme très avancé. En moins de vingt ans, des années 1980 à 2000, la moitié de la population peule de Ngaoundéré a émigré vers Bertoua, la région de l'Est Cameroun. Les enfants foulbé sont tous musulmans et l'Islam y est enseigné.
la mosquée de Ngaoundéré

Dès le bas âge, tout le monde passe par l'école Coranique puis l'école francophone ou anglophone. L'influence du Nigeria aidant, la plupart des enfants foulbé sont bilingues ou trilingues car le fulfuldé est d'origine presque arabe. La langue française domine comme langue d'enseignement dans les écoles.
Il y existe encore quelque bâtiments, anciens témoins du colonialisme allemand et de la présence française. Les seuls bâtiments imposants restent ceux des Allemands. C'est le cas du Bureau du Gouverneur, de sa maison et de la plupart des maisons éparpillées dans le quartier administratif.
1. Au départ, la ville s'appelait Ndelbé. Elle appartenait aux Mboum, les vrais autochtones. La ville, traditionnellement, est organisée autour d'une chefferie peule appelée Lamidat. À sa tête se trouve un Lamido2, chef spirituel et temporel. Le Premier Lamido de la ville fut Ardo Djobdi tout au début des années 1800 aujourd’hui le lamido en place s’appelle Lamido Mohamadou Hayatou (1997 - ), fils de Issa Yaya Maïgari, investi en 1997 et toujours au pouvoir.
. La ville fut rebaptisée Ngaoundéré ce qui veut dire « Montagne au Nombril » en Mboum, langue locale. En effet, une anecdote veut que quand les soldats foulbé arrivèrent avec leurs chevaux et leurs turbans, les Mboum prirent peur et se réfugièrent auprès du Mont qui surplombe la ville. Les Foulbé encerclèrent la montagne et imposèrent un embargo sachant que la faim ferait descendre les Mboum et qu'ils pourraient s'imposer sans heurts. C'est alors vers 15 heures, à la prière de Asr, lorsque les Foulbé enlevèrent leurs turbans, firent l'ablution et se prosternèrent pour prier, que les Mboum furent pris de panique, croyant que les Foulbé s'apprêtaient à soulever la Montagne. Les Mboums se rendirent alors. Et c'est comme ça que la ville fut nommée Montagne au Nombril.
. Généralement, toutes les chefferies ont une grande mosquée à l'entrée de leur cour, signe d'un Islam triomphateur. La plupart des Lamibé à Ngaoundéré sont des métis, Mboum et Peul, en hommage aux autochtones qui sont les Mboum et pour une meilleure cohésion avec les nouveaux venus, les Foulbé.
Le climat est presque tempéré puisque cette zone de savane arborée est située en hauteur. Les variations de température sont plutôt importantes en saison sèche. La saison est divisée en deux : Saison sèche et saison pluvieuse. La saison sèche est marquée par un vent sec venant du nord tel que l'harmattan qui se transforme en un vent sec et chaud. Quant à la saison des pluies, elle est marquée par des pluies parfois violentes et discontinues.
La région est caractérisée par un paysage de savane, peu peuplée. Le bétail y transite pour accommoder les commerçants et les éleveurs qui y pratiquent une semi-transhumance. Le bétail quitte en bonne partie les hauteurs de l'Adamaoua en saison sèche pour rejoindre les basses terres.
Les environs de Ngaoundéré sont riches en sites archéologiques certainement témoins d'une occupation précédant la conquête de l'Islam ou, plus récemment, d'avant la conquête coloniale.
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