Le Birdland est un club de jazz qui a vu le jour à New York en 1949. Le Birdland originel était au numéro 1678 de Broadway Avenue, tout près de la 52e rue dans Manhattan1. Il a fermé en 1965 à cause d'un loyer trop cher, et a rouvert pour une nuit en 19791. Sa renaissance commence en 1986.
Le Birdland des débuts a été nommé ainsi par ses propriétaires Morris Levy et Irving Levy en l'honneur de Charlie Parker1 surnommé Bird, qui était la vedette du club. C'est souvent à lui que le club est associé, mais la salle, d'une capacité de 400 places, a attiré bien d'autres musiciens de jazz, qui y ont parfois fait des enregistrements. On peut ainsi citer le Live at Birdland de John Coltrane, Live At Birdland (Toshiko - Mariano Quartet), et la chanson à succès de George Shearing, "Lullaby of Birdland", ainsi que Dizzy Gillespie, Thelonious Monk, Miles Davis, Bud Powell, Stan Getz et Lester Young entre autres. A l'origine, la mascotte des concerts était Pee Wee Marquette, personnage pittoresque et minuscule dont l'imprésario Symphony Sid prenait parfois la relève.
À son heure de gloire, le Birdland était à la mode chez les célébrités. Gary Cooper, Marilyn Monroe ou encore Joe Louis en étaient ainsi des habitués. Sammy Davis Jr. y a également joué. Malgré son passé illustre, le club perdit de la vitesse dans les années 60 et finit par fermer en 1965.
La version actuelle du Birdland ouvre dans Manhattan Uptown, au 2745 Broadway (au niveau de la 106ème rue), mais s'établit finalement dans la 44ème rue, à l'Ouest de la 8ème avenue dans Manhattan Midtown. De grands musiciens y jouent actuellement comme Pat Metheny, Lee Konitz, Diana Krall, Dave Holland, Regina Carter, et Tito Puente. il est aussi remarquable que Toshiko Akiyoshi y donna son dernier concert le 29 décembre 2003 (comme mentionné plus haut elle avait joué dans la version originelle du club)
Le premier club de jazz The Blue Note a ouvert à Greenwich Village en 1981, à l'initiative de son propriétaire et fondateur Danny Bensusan. A cette époque, le célèbre label Blue Note Records est en plein déclin, et sa dissolution est effective en 1981. Le club new-yorkais démarre alors son activité avec un nom qui lui assurera une notoriété internationale.
Il n'existe aucun lien entre les clubs de jazz The Blue Note et le label Blue Note Records ; en outre The Blue Note s'est associé avec Half Note Records pour certains enregistrements Live et leur diffusion.
Dès le début, des vedettes du jazz viennent jouer régulièrement, parmi lesquelles Dizzy Gillespie (qui devint rapidement un habitué), Modern Jazz Quartet, Wynton Marsalis, Wayne Shorter, Bobby McFerrin, Chick Corea, qui ont contribué à la renommée du club.
La première implantation en contrat de franchise se fait en 1988 à Tokyo. Viennent ensuite au Japon les ouvertures des Blue Note d'Osaka (1990), de Las Vegas (2000) et de Nagoya (2002), puis celle de Milan en Italie. Le dernier en date ouvre en mars 2005 à Fukuoka au Japon, mais ferme ses portes six mois plus tard.
Le Blue Note Las Vegas, après n'avoir jamais connu le succès escompté, ferme ses portes le 15 janvier 2003. Au cours de l'été 2007, le Blue Note d'Osaka change d'enseigne suite à un accord de partenariat entre son gestionnaire la société japonaise Hanshin Contents Link (HCL) et la Nielsen Company, et devient une salle de concert de la marque Billboard Live
Les concerts de jazz au Blue Note attirent un public qui trouve également sur place une formule de restauration internationale, un bar, une boutique d'objets et de gadgets à l'effigie de la marque, et divers albums de jazz.
Entre les concerts d'artistes phares comme Chick Corea, McCoy Tyner, Joe Lovano, John Scofield, Chris Botti, The Blue Note organise The Monday Night Series (les concerts du lundi) et The Late Night Groove Series (les soirées Groove) qui permettent sûrement de diffuser des artistes locaux moins connus, mais qui donnent aux clubs le moyen de diversifier et d’élargir leur clientèle avec la place faite à la soul, au hip-hop, au R&B et au funk.
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mercredi 2 novembre 2011
lundi 3 octobre 2011
hommage à Miles Davis
Le 28 septembre 2011 à travers le monde du Jazz on a fêté les 20 ans de la disparition de Miles Davis.
dimanche 13 mars 2011
l'ére Miles Davis
Destin peu commun que celui de Miles Davis, trompettiste dans le combo de Charlie Parker à 19 ans, il devait ensuite exceller dans tous les styles de jazz. Quand il ne les a pas créés !
Même issus de milieux relativement aisés, même établis depuis plusieurs générations dans le Nord, les noirs ont toujours été en proie au racisme. Cette intolérance a fait naître chez nombre d’entre eux un sentiment profond de révolte, ainsi que le désir ardent de glorifier les traditions de leur communauté. Pour exister, culturellement et socialement, pour prouver à l’Amérique que les gens de couleur n’étaient pas destinés à constituer éternellement une main d’œuvre bon marché, pour les propriétaires terriens du Sud comme les directeurs d’usine du Nord. Certains ont choisi le sport, à commencer par la boxe, d’autres la musique, et plus particulièrement le jazz.
Miles Davis n’a pas échappé à cette règle. Bien que ses parents eussent, un temps, nourri l’espoir qu’il devint musicien classique – après tout, ne fut-il pas inscrit à la prestigieuse Académie Juilliard, à New York, qui préparait ses étudiants à cette discipline ?
Milles devait consacrer toute sa vie au jazz, à ce jazz qui était pour lui le seul moyen sinon de vaincre sa solitude, tout au moins d’exorciser sa tristesse. Là encore, les choses n’ont pas été faciles. Certes, le trompettiste a souvent été à l’origine des révolutions esthétiques qu’a connues le jazz après la guerre, et il s’est imposé comme l’une des très rares stars de la musique afro-américaine. Mais son succès, il l’a d’abord dû aux Blancs qui achetaient ses disques et, dans une moindre mesure, à des arrangeurs et instrumentistes de génie, eux-mêmes de race blanche. Ce devait être, pendant de longues années, un paradoxe très difficile à assumer, pour le musicien qui a dit un jour : « je ne joue pas pour les Blancs. Je veux entendre un Noir dire : ‘j’aime Miles Davis’ ! ».
Né à Alton (Illinois) le 25 mai 1926, puis élevé à East Saint Louis (Missouri) où son père exerce la profession de dentiste, Miles Ddawey Davis prend très jeune des leçons de musique, à l’image de bien des enfants noirs des classes moyennes. Dans son autobiographie, il écrit : « a 12 ans, la musique était devenue la chose la plus importante de ma vie (…). Ce n’est pourtant qu’en passant d’Attucks Junior High à Lincoln High Scool que j’ai fait de vrais progrès. Mon 1er grand professeur, Elwood Buchanan, était à Lincoln. J’y ai fait toute ma scolarité jusqu’au diplôme (…). Après mon père, c’est M. Buchanan qui a exercé la plus grande influence sur ma vie ». Et Miles de poursuivre : « pour mon 13ème anniversaire, mon père m’acheta une trompette neuve. Ma mère voulait un violon, mais il passa outre ».
Tandis qu’il affine sa technique dans la formation d’Eddie Randall, certainement au début des années 1940 la meilleure de Saint Louis, Miles Davis a, un jour de 1944, l’opportunité d’assister à un concert du grand orchestre de Billy Eckstine dans lequel jouent Charlie Parker et Dizzy Gillespie. C’est son 1er contact avec le bop qui, depuis quelque temps déjà, fait fureur dans les clubs new-yorkais. Frappé par la virtuosité expressionniste du saxophoniste alto et du trompettiste, Miles décide d’adhérer lui aussi au jazz nouveau. Bientôt établi à New York pour y suivre des cours à l’Académie Juilliard, il aura tout le loisir, le soir venu, de se rendre dans les clubs de la 52e Rue, la « Swing Street ».
Devenu l’un des disciples Parker et Gillespie, Miles Davis entre dans le quintette du saxophoniste alto en 1945, lequel comprend également Duke Jordan au piano, Tommy Potter à la contrebasse et Max Roach à la batterie.
Cette expérience, qui durera 4 ans, permettra au jeune trompettiste de réaliser d’incontestables progrès, même si son jeu est à cette époque, et le plus logiquement du monde, marqué par celui de Dizzy Gillespie – « Billie’s Bounce » et « Now’s The Time » l’attestent. En même temps, il prendra conscience qu’il n’est, en réalité, pas fait pour jouer le bop, que son caractère ne correspond en aucune façon à l’exubérance et, pour tout dire, à la violence de ce jazz. Un contrat au Royal Roost de New York en 1949 va faciliter sa rupture avec Parker. En vue des prestations dans le club de Broadway, et sur les judicieux conseils de Gil Evans et de Gerry Mulligan, Miles Davis met sur pied un groupe. Celui-ci comprend au départ John Lewis (piano), Max Roach (batterie), Lee Konitz (saxo ténor), Mike Zwerin (trombone), Gerry Mulligan (saxo baryton), Al McKibbon (basse), Junior Collins (cor), Bill BBarber (tuba) et Kenny Hagood (chant).
Sitôt après la parution de « The Birth Of The Cool », le trompettiste se lance dans d’autres expériences musicales.
Enregistré en 1954 avec le pianiste Horace Silver, le tromboniste JJ. Johnson et le saxo ténor Lucky Thompson, « Walkin’ » est encore un chef d’œuvre. Cette fois, les sonorités impressionnistes ont laissé la place à une vigueur exacerbée dans l’interprétation, à telle enseigne que l’on voit dans ce titre les prémices du funk.
Les enregistrements avec son groupe puis avec son quintette, ceux entrepris avec Gil Evans à partir de la fin des années 1950 ont placé Miles Davis au zénith. En 1957, il a même enregistré, alors qu’il se trouvait en France, la musique « d’Ascenseur pour l’échafaud » de Louis Malle. Quant à l’album « King Of Blue », qui date de 1959, avec notamment le pianiste Bill Evans, il a fait de lui un musicien d’avant garde, au même titre, par exemple, que Charles Mingus.
Miles Davis enregistrera encore des œuvres superbes tout au long des années 1970 et 1980 « Calypso Frelimo », « The Man With a Horn », « It’s Gets Better », « That’s Right », « Time After Time « et « Tutu ». Néanmoins, victime d’un très grave accident de voiture en 1972, il aura tendance à moins se produire sur scène et à consacrer une part importante de son temps à la peinture qui, selon les propres mots du jazzman, l’ »a beaucoup aidé ». C’est le 28 septembre 1991, 2 mois après avoir été décoré de la Légion d’honneur par les autorités françaises, que le monde apprend ma disparition de la plus grande star du jazz, le « virtuose de la non-virtuosité
Miles Davis ne s’affirme pas comme un grand virtuose, avant lui, Louis Armstrong et Dizzy Gillespie ont véritablement émancipé le jeu de la trompette. En revanche, il a été le seul non seulement à transcender ou à créer autant de styles de jazz, mais encore à dominer aussi longtemps le monde de la musique afro-américaine. Plus extraordinaire encore : tout en s’attirant la sympathie et le respect du public blanc, il a été l’un des plus ardents défenseurs de la cause noire. Ce n’est pas là, d’ailleurs, le moindre des paradoxes du créateur du cool jazz que sa musique, expression de sa tristesse et de sa solitude, ait contribué à rendre moins tristes et solitaires ceux-là même qui l’écoutaient.
mercredi 9 février 2011
Les années 30 :le célèbre cotton club

Les années 30 commencent mal en Amérique : le krach de Wall Street de 1929 est l'amorce d'une crise économique sans pareille qui durera jusqu'en 1934. Elle n'est évidemment pas sans conséquence sur les musiciens, en particulier s'ils sont noirs : beaucoup d'entre eux sont forcés de quitter la profession tandis que les orchestres licencient leurs employés et que les maisons de disques font faillite (la consommation de disques aux Etats Unis chute de 100 millions en 1927 à seulement 6 millions en 1932 et les phonographes de 1 million à 40 milles). Pourtant, au début de la crise tout au moins, la récession n'est peut-être pas aussi pénible pour certains musiciens que pour le reste de la population. Ainsi, même si Duke Ellington fait référence à la crise en enregistrant Wall Street Wail le 10 décembre 1929, son orchestre continue ses activités et le Cotton Club à New York ne ferme pas. Ceux qui le peuvent tentent d'oublier leurs soucis ou des les repousser à plus tard en se ruant dans les clubs. Là, ils veulent du spectacle, de la danse, de l'exotisme, une musique gaie, éclatante, qui va chasser pour un soir leur angoisse. A la même époque, Kansas City, ville industrielle frontière entre les Etats du Missouri et du Kansas, échappe sensiblement à la crise qui sévit dans le Nord et attire les musiciens sans travail : c'est dans les bars appelés Sunset ou Cherry Blossom que vont s'élaborer les riffs qui donneront naissance au style Kansas City.
En réponse à cette demande populaire, le jazz se transforme : le blues exprimant la douleur d'un peuple recule au profit d'un répertoire composé essentiellement de chansons (les songs) dont beaucoup deviendront des standards encore joués à l'époque moderne tandis que la prépondérance va aux grands orchestres. Pourtant, l'improvisation qui est au cœur du jazz ne disparaît pas : elle se développe même, portée par ce nouveau support organisé qu'est une grande formation. Grâce à ces talentueux solistes que furent Coleman Hawkins, Johnny Hodges ou Lester Young, l'esprit du jazz est sauf tandis que le recours aux arrangements orchestraux enrichit considérablement la palette sonore. Des arrangeurs comme Fletcher Henderson, Don Redman, Sy Oliver ou Benny Carter, deviennent d'ailleurs rapidement des personnages aussi indispensables que les solistes et c'est Don Redman lui-même qui, dès 1931, va définir la structure des 4 sections d'un big band moderne : 4 saxophones (un cinquième viendra s'y adjoindre en 1933 chez Benny Carter), 3 trompettes, 3 trombones et une section rythmique constituée d'un piano, d'une guitare, d'une contrebasse et d'une batterie.
Franklin Delano Roosevelt, élu Président des Etats-Unis en 1932, met en œuvre le New Deal, un plan économique pour combattre la crise. C'est aussi cette année-là qu'en tirant la leçon des grands orchestres noirs en vogue, le clarinettiste et chef d'orchestre blanc Benny Goodman décide de constituer une grande formation. Grâce à ses émissions de radio sur NBC, il cristallise sur son nom la vogue du Swing : cette musique au tempo enlevé et à la pulsation régulière à ne pas confondre avec le swing (cet espèce de balancement qui donne au jazz sa tension). Aidé par Fletcher Henderson, recruté comme arrangeur, et par son beau-frère, le critique John Hammond, Goodman apporte au jazz une reconnaissance et une popularité qu'il n'a jamais connues auparavant. Certes, sa musique rappelle celle d'Henderson : elle est seulement un peu plus raffinée, plus disciplinée. Goodman lui-même est un virtuose de la clarinette, capable de jouer aussi bien le jazz que le classique (il inventera d'ailleurs une sorte de jazz de salon avec ses petits combos), et il a su s'entourer des meilleurs musiciens blancs de l'époque : les trompettistes Bunny Berigan et Harry James, le pianiste Jess Stacy et, surtout, le spectaculaire et brillant batteur Gene Krupa qui n'est pas pour rien dans le succès de l'orchestre. Les préjugés raciaux font le reste : l'ère du swing démarre vers 1935 et Benny Goodman en sera sacré Roi au Carnegie Hall de New York en 1938.
Pourtant, Benny Goodman n'hésite pas à affirmer sa solidarité avec le jazz traditionnel. Il dirige, en même temps que son big band, une série de petites formations (du trio au sextette) au style original et au sein desquelles il partage la vedette avec des musiciens noirs comme Teddy Wilson, Lionel Hampton, Cootie Williams, Count Basie ou, plus tard, Charlie Christian. C'est aussi en compagnie de Benny Goodman et grâce à John Hammond, que Billie Holiday enregistra son premier disque en 1933. Et c'est bien un vrai groupe de jazz mixte qui pénètrera triomphalement au Carnegie Hall en janvier 38.
La passion du public pour le Swing (que certains croient différent du jazz) entraîne alors l'apparition de centaines de grands orchestres pour la plupart blancs. On les entend dans toutes les émissions de radio et, vu le coût des orchestres en cette période de crise, pas un hôtel ne s'en prive. Certains d'entre eux parviennent très bien à imiter les arrangements, la densité sonore, ou les effets de contraste du big band de Goodman et l'histoire n'a retenu que les noms des meilleurs : ceux du tromboniste Tommy Dorsey, du clarinettiste Artie Shaw (qui est aussi célèbre pour ses huit mariages notamment avec Lana Turner et Ava Gardner), et du fameux tromboniste Glenn Miller qui disparut en survolant la Manche en 1944. Bien entendu , il faut encore compter en cette seconde moitié de la décennie avec l'orchestre du chanteur Cab Calloway, qui remplaça Ellington au Cotton Club en 1932, celui du légendaire batteur Chick Webb qui rencontra à l'hiver 1934 une orpheline de Harlem nommée Ella Fitzgerald, et surtout le big band de Jimmy Lunceford, le seul en 1938 à tenir tête à l'orchestre d'Ellington.
Impossible de parler de ces années 30 sans mentionner le style propre à Kansas City dont le quartier réservé, protégé par les hommes politiques (dont le fameux maire Tom Pendergast), accueillit les musiciens et fit prospérer le jazz. Basé sur le blues et le boogie woogie, les orchestres de Kansas City élaborent des thèmes simples mais efficaces et utilisent souvent des phrases musicales courtes de 2 ou 4 mesures appelées riffs qui, répétées en contrepoint, font naître le swing et apportent une dynamique nouvelle à l'orchestre, une sorte d'élasticité naturelle inconnue jusque là. La formation de Bennie Moten, les Twelve Clouds Of Joy d'Andy Kirk, les Rockets d'Harlan Leonard, et les orchestres de Count Basie et de Jay Mc Shann en sont les illustres représentants.
jeudi 19 mars 2009
le jazz et l'art au quai Branly à Paris

Le Jazz et ses échos dans l'art à Paris
Cette musique a marqué le XXe siècle. Elle a aussi électrisé les arts graphiques, la littérature, la photo, le cinéma... Une expo la raconte quai Branly.
Le jazz, c'est d'abord une musique, évidemment. Dont l'acte de naissance officiel remonte à 1917 et à la gravure du disque Tiger Rag par l'Original Dixieland Jazz band. 1917, c'est aussi l'année de la fermeture de Storyville.
Le sulfureux quartier chaud de La Nouvelle-Orléans vibrait depuis longtemps déjà sur ce tempo marqué par le chant des esclaves, mais dès lors, ses meilleurs musiciens partiront essaimer à Chicago et New York. Du nord des États-Unis, le jazz a conquis le monde. Plus ou moins rebelle, novateur, influent, au fil du XXe siècle. Mais toujours là...
Le musée du quai Branly offre 2 000 m2 de sa surface à l'histoire de cette musique métissée autour d'une « Time line », une chronologie fort bien faite, 1000 objets, répartis dans dix sections thématiques, racontent comment le jazz a stimulé les arts graphiques, la peinture, la photo, le cinéma... Une foule de partitions, pochettes de disques (de Dali, Warhol), photographies, dessins, affiches, BD, toiles, films, enregistrements, témoignent. A voir absolument ........du 17 mars au 28 juin 2009
galerie Jardin - 37 quai Branly - 75007 // Tél : 01 56 61 70 00
Horaires : mardi, mercredi et dimanche de 11 h à 19 h ; jeudi, vendredi et samedi de 11 h à 21 h
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