mardi 30 avril 2013
mercredi 24 avril 2013
Mon ami le tisserand
La nature au Cameroun est extraordinaire, la faune et la flore. Il y a un oiseau que j’adore particulièrement le « tisserand ». Dans le champs voisin de la villa de mon père, il y avait un grand flamboyant, à vrai dire aujourd’hui je ne sais pas exactement si c’est un flamboyant ou une autre espèce d’arbre, qu’importe, cet arbre était le refuge de ce magnifique oiseau.
Il avait l'habitude vers 17 h à l'heure du magnifique coucher du soleil, de rentrer au bercail. C'était étonnant car c'était une colonie de près de 100 voire 200 oiseaux. Ca grouillait et piaillait, on les entendait à des kilomètres. J'ai tenté en vain pendant des années de les apprivoiser sans succès. Néanmoins, un jour j'ai trouvé la parade. Quand ils étaient partis ( dans la journée) j'avais fabriqué une cabane sommaire dans l'arbre avec beaucoup de feuillage pour me camoufler, en fait plein de brindilles d’arbre. Vers 16h 30 je montais dans l'arbre avec dans ma poche plein de petits grains de maïs grillés.
Je m'allongeais dans l'arbre et je les attendais. Je faisais le mort, avec le bras tendu et des grains de maïs dans la paume de ma main, et j'attendais qu'un vienne enfin dans ma main. Dès qu'il y en avait un, c'était la ruée. Il ne fallait surtout pas que je bouge, car une fois qu'ils avaient peur, ils s'envolaient et ne revenaient plus car très peureux, je me suis fais avoir deux ou trois fois. C'était un bonheur sans nom de sentir leur petit bec chatouiller ma main. C'était une sensation extraordinaire d'avoir l'impression à cet âge-là d'être presque un oiseau, mais qui ne peut pas voler. Quand on me cherchait, il fallait juste regarder dans l'arbre et j'y étais, c'était mon paradis, car c'était assez haut et les adultes n'étaient pas aussi agiles que moi, j'étais un vrai singe fluet, souple et hyper léger.
Ce qui jusqu'aujourd'hui, me semble irréaliste, c'était la solidité de son nid, fait de raphia, en fait des feuilles des palmiers séchées, donc toutes jaunes. J'ai essayé d'abord de les transpercer avec ma fronde( je sais c'est méchant, mais à 13/14 ans on ne le sait pas) et ensuite j'ai essayé de les déchirer avec mes mains, impossible. A travers ce mystère est né un profond respect et une fascination pour ce bel oiseau jaune et noir. Autre originalité de cet oiseau, l'ouverture du nid était en bas et je me suis toujours demandé comment il se tenait dedans, mais là encore un mystère.
Quand on regarde bien, son nid est une vraie œuvre d'art, fait d'une architecture très complexe, on dirait des tagliatelles.
Il avait l'habitude vers 17 h à l'heure du magnifique coucher du soleil, de rentrer au bercail. C'était étonnant car c'était une colonie de près de 100 voire 200 oiseaux. Ca grouillait et piaillait, on les entendait à des kilomètres. J'ai tenté en vain pendant des années de les apprivoiser sans succès. Néanmoins, un jour j'ai trouvé la parade. Quand ils étaient partis ( dans la journée) j'avais fabriqué une cabane sommaire dans l'arbre avec beaucoup de feuillage pour me camoufler, en fait plein de brindilles d’arbre. Vers 16h 30 je montais dans l'arbre avec dans ma poche plein de petits grains de maïs grillés.
Je m'allongeais dans l'arbre et je les attendais. Je faisais le mort, avec le bras tendu et des grains de maïs dans la paume de ma main, et j'attendais qu'un vienne enfin dans ma main. Dès qu'il y en avait un, c'était la ruée. Il ne fallait surtout pas que je bouge, car une fois qu'ils avaient peur, ils s'envolaient et ne revenaient plus car très peureux, je me suis fais avoir deux ou trois fois. C'était un bonheur sans nom de sentir leur petit bec chatouiller ma main. C'était une sensation extraordinaire d'avoir l'impression à cet âge-là d'être presque un oiseau, mais qui ne peut pas voler. Quand on me cherchait, il fallait juste regarder dans l'arbre et j'y étais, c'était mon paradis, car c'était assez haut et les adultes n'étaient pas aussi agiles que moi, j'étais un vrai singe fluet, souple et hyper léger.
Ce qui jusqu'aujourd'hui, me semble irréaliste, c'était la solidité de son nid, fait de raphia, en fait des feuilles des palmiers séchées, donc toutes jaunes. J'ai essayé d'abord de les transpercer avec ma fronde( je sais c'est méchant, mais à 13/14 ans on ne le sait pas) et ensuite j'ai essayé de les déchirer avec mes mains, impossible. A travers ce mystère est né un profond respect et une fascination pour ce bel oiseau jaune et noir. Autre originalité de cet oiseau, l'ouverture du nid était en bas et je me suis toujours demandé comment il se tenait dedans, mais là encore un mystère.
Quand on regarde bien, son nid est une vraie œuvre d'art, fait d'une architecture très complexe, on dirait des tagliatelles.
mercredi 3 avril 2013
jeudi 21 mars 2013
le monument de la réunification
Situé en plein cœur du quartier Ngoa-ekelle à Yaoundé, le monument de la Réunification en lui seul représente tout un symbole. Symbole du Cameroun global, symbole de l'attachement souhaité de tous les Camerounais à leur patrie. L'architecture et la symbolique de ce chef d'œuvre historique, tout en évoquant des questions toujours actuelles, résistent au temps et enseignent les contemporains.
Le monument est composé d'ouvrages, la tour en forme de spirale et la statuette du vieillard en ronde bosse. Ce premier monument représente un vieillard assis, qui tient dans sa main droite levée en signe de victoire, un flambeau. De part et d'autre de son corps sont agrippés cinq enfants qui veulent aller vers la flamme.
Cet ensemble de symboles a une signification profonde. Cette statuette telle que l'a voulu son auteur,MPANDO Gédéon, symbolise:
l'unité autour de la famille :
le vieillard représente la génération des camerounais qui ont lutté pour la réunification ;
les enfants, quant à eux, soulignent l'égalité des chances offertes aux filles et aux garçons.
L'image des enfants qui recherchent le flambeau, démontrent que le Cameroun est devenu un pays fort et uni. Le flambeau que le vieillard brandit de sa main droite est une lumière qui éclaire le peuple.
La grande tour en arrière représente dans un premier temps les instances administratives de la République camerounaise et dans un second temps les deux capitales de la République fédérale du Cameroun (Yaoundé et Buea) avant la réunification. A cela s'ajoute la crypte décorée des panneaux représentants les scènes du quotidien de ses différents peuples : « Un peuple vit lorsque sa culture reste vivante ».
Construit entre 1973 et 1976, la place de la réunification est située sur le plateau Atemengue qui fait partie intégrante de la commune d'Arrondissement de Yaoundé 3eme. Ce monument a été érigé à Yaoundé pour immortaliser l'évènement de la réunification du Cameroun francophone et anglophone.L'histoire rapporte qu'en 1919, le traité de Versailles avait consacré la partition du Cameroun entre la France et l'Angleterre. Mais, la situation était restée inchangée après l'indépendance du Cameroun oriental, 1er janvier 1960. Pendant ce temps, le Cameroun occidentale était resté sous la tutelle anglaise. C'est ainsi que le 1er octobre 1961 le Cameroun anglais rejoint le Cameroun français.
Pour marquer ce passage historique et politique de la nation, l'ancien et feu président de la République Unie de Cameroun, Amadou Ahidjo, avait lancé un concours national et international pour faire une représentation marquante de cette facette historique à léguer aux générations futures. Suite à cet appel d'offres, MPANDO Gédéon, remporte le concours. Il se fait assister de l'atelier Art nègres et de la société CETOUBA avec la collaboration de Salomon. Selon les applications de l'auteur MPANDO, le monument est réalisé.
dimanche 24 février 2013
L'abolition de l'esclavage au Cameroun à partir de 1827
Au Cameroun, la traite a eu lieu dans les villages de la côte actuelle de victoria, les villages de l’estuaire du Wouri, Douala et Bonabéri mais, s’est beaucoup pratiquée autour de l’estuaire du Wouri.
On estime que les portugais prenaient environ 500 esclaves par ans. Il est certain que ce trafic honteux n’échappait pas au contrôle des chefs camerounais, dont certains avaient une double casquette. Ils se battaient contre et en même temps l'exploitaient financièrement. Pour certains encore cette pratique permettait d'asseoir leur puissance aux yeux des villages voisins, avec lesquels ils étaient quelques fois en guerre. Néanmoins, hélas aucun document explicite ne nous montre leur implication personnelle en rapport avec les européens. L'administration ne s'était pas suffisament implantée pour créer des registres. Puisque ce commerce était pour les européens une source importante de revenus, cela n’a pas été facile de parler d’abolition. Il leur a fallu la promesse d’une indemnité pour qu'ils acceptent de l’interdire.
C’est surtout l’Angleterre qui a organisé la lutte contre la traite des esclaves sur le Golfe de Guinée et en particulier sur la côte du Cameroun.
En 1827, les anglais s’installent à Fernando-Po où ils fondent une colonie sous la conduite du capitain Owens, pour lutter efficacement contre la traite, ils vont imposer sa suppression aux chefs de la côte du Cameroun en signant avec eux des traités à savoir :
Le traité du 10 Juin 1840
ce traité stipule que les rois Akwa et Bell acceptent ne plus consentir ou permettre à leur peuple de faire la traite des esclaves, et même s’ils voient un bateau négrier arriver dans le fleuve, ils en informeront un des croiseurs du gouvernement anglais se trouvant dans le voisinage à condition que ce gouvernement leur donne annuellement le « dash ». Le dash était constitué de 60 fusils, 100 pièces de toile, 2 barils de poudre, 2 tonneaux de rhum, 1 uniforme écarlate avec épaulette, 1 sabre. Ce traité fut signé par king Akwa, king Bell et les témoins anglais.
Le traité du 7 Mai 1841
Ce second traité est signé dans le même but entre William Simpson Blount qui commandait le vaisseau anglais « pluto » et le roi Bell de Bell’s Town ; malgré ces deux traités, la traite des esclaves continue clandestinement.
Le traité du 29 Avril 1852
Ce traité reste le plus important de tous puisqu’il aborde plusieurs questions à la fois. L'abolition de la traite, l'interdiction des sacrifices humains, la liberté religieuse, la protection des missionnaires, la création d’un cimetière chrétien. Ce traité est signé entre le consul anglais John Beecroft représentant du gouvernement britannique et les chefs locaux. Peu à peu, la traite des esclaves cesse mais non l’esclavage. En effet, l’esclavage existait avant la traite des esclaves puisqu’on distinguait les hommes libres, les serviteurs au service des hommes libres,et les esclaves qui n’avaient aucun droit. Malheureusement, la femme avait une condition inférieure, on la considérait comme un objet d’échange, une source ou un signe de richesse. C’est sous les colonisations Allemande et Française, que des mesures ont été prises pour supprimer l’esclavage de l’homme et améliorer la condition de la femme.
Néanmoins, dans cette période, les anglais ont beaucoup œuvré sur les côtes camerounaises. En 1849, le consul John Beecroft règle un problème entre les populations et les commerçants anglais. En 1850, il préside une importante conférence qui aboutit au traité du 17 Décembre 1850 ; ce traité est une véritable charte qui organise le commerce, le trafic du port, le péage, la police de la ville. Il achèvera son œuvre avec le traité de 1852.
On peut ainsi résumer l’œuvre anglaise sur la côte camerounaise :
- abolition de la traite des esclaves par les traités et la lutte contre les bateaux négriers
- abolition des coutumes barbares, notamment l’exécution des prisonniers de guerre
- développement du commerce, intervention anglaise dans la politique locale
c’est le consul John Beecroft qui préside l’élection du nouveau chef d’Akwa en 1852 ; le 14 Janvier 1856, est crée la cour d’équité de Douala qui est un tribunal de commerce réglementant tous les cas possibles de conflits entre les navires anglais et la population de Douala.
l’œuvre grandiose des missionnaires.
mardi 19 février 2013
Harriet Ross TUBMAN le chemin de la liberté
Harriet Tubman est peut-être la plus connue des chefs de réseau. Pendant une dizaine d'années elle a fait plusieurs voyages dans le Sud et escorté plus de 300 esclaves vers la liberté, vers les États libres ou le Canada. Elle est née esclave dans le Comté de Dorchester dans le Maryland autour de 1820, de parents esclaves. Ses ancêtres étaient de pure race africaine, son nom de naissance est Araminta Ross. Elle a vécu sa petite enfance auprès de sa grand-mère qui était trop âgée pour travailler. À l'âge de cinq ou six ans, son maître Edward Brodas l'a prêtée à un couple chez lequel elle a fait différents travaux ménagers. Comme s'était la coutume dans les plantations, à 11 ans, elle a commencé à porter un bandana de couleur claire pour indiquer qu'elle n'était plus une enfant. Vers 12 ans elle prend le prénom de sa mère, Harriet. Elle fut donc envoyée au travail dans les champs. Elle était encore adolescente, quand elle fut victime de blessures qui la suivront pour le reste de sa vie. Un contremaître blanc en colère lui donna un coup sur la tête pour avoir refuser de l'aider à arrêter un homme qui tentait de s'échapper. Vers 1844 elle s'est mariée avec un Afro-Américain libre appelé John Tubman qui ne partageait pas son rêve. Depuis qu'elle était esclave, elle savait qu'il y aurait une chance pour qu'elle soit vendue et son mariage était un dilemme. Mais elle rêve de liberté.
En 1849, dans la crainte d'être vendue, avec les autres esclaves de la plantation, Harriet Tubman se résolut à fuir. Elle est partie une nuit à pied. Avec l'aide amicale d'une femme blanche, elle a trouvé une première maison sur son chemin vers la liberté. A la première maison elle a pris une voiture, dissimulée sous un sac, en direction de sa prochaine destination, la traversée de la ligne Mason-Dixon (frontière entre les États libres et les États esclavagistes. Puis elle a fait la connaissance d'un couple abolitionnistes et la conduit jusqu'à Philadelphie. Là, elle a trouvé du travail et a économisé son argent afin d'aider d'autres esclaves. Elle y a rencontré William Still (1821-1902) qui fut un des plus énergique relais du chemin vers la liberté.
Still était un noir né libre en Pennsylvanie qui savait lire et écrire. Il utilisa ses talents pour interroger des esclaves en transit et transcrivit leurs noms et leurs histoires dans un livre. Still publia son livre en 1872 sous le titre : "The Underground Railroad" dans lequel il décrit les efforts d'Harriet Tubman. Il est encore publié de nos jours. En 1850, avec l'aide de W. Still elle aida ses premiers esclaves à s'échapper vers le nord. Harriet fut officiellement chef de réseau du UGRR. Cela signifiait qu'elle connaissait toutes les routes du terrotoire libre et qu'elle avait fait serment de silence de façon à ce que le secret du Underground Rairoad soit bien gardé. Le 18 septembre 1850, à cause du "Fugitive Slave Act", le Nord devint dangereux pour les esclaves. En effet cette loi stipulait qu'il était illégal pour tous citoyens d'assister un esclave échappé et demandait que si une esclave échappé était vu il ou elle devait être arrêté et livré aux autorités pour assurer son retour au sud chez son propriétaire. Tout Marshall qui refusait devrait payer une amende de 1.000$. Aussi l'Underground prit des mesures de sécurité. Il créa un code et envoya les esclaves échappés au Canada au lieu du Nord des États Unis. Elle avait conçu des techniques intelligentes qui l'ont aidé à la réussite de ses "incursions", y compris en utilisant le cheval et la voiture du maître pour la première partie du voyage. Ils ne se déplaçaient que la nuit, trouvant refuge dans des granges, des cheminées ou des meules de foin. Alors ils partaient le samedi dans la nuit, puisque les petites annonces ne pouvaient pas être mises dans les journaux avant le lundi matin. Ils se redirigeaient vers le sud s'il lui arrivait de rencontrer des chasseurs d'esclaves. Elle avait toujours un médicament à employer sur un bébé si ses cris risquaient de mettre les fugitifs en danger. Ce troisième voyage fut long et dans le froid mais ils arrivèrent dans la maison de Frederick Douglas. Il les garda alors jusqu'à ce qu'il ait assez d'argent pour que les 11 passagers poursuivent leur voyage vers le Canada. Pour atteindre le Canada il fallait traverser les chutes du Niagara sur un pont suspendu qui les conduisait à la ville de Sainte Catherine. dans l'Ontario au Canada. A Sainte Catherine, les noirs et les blancs vivaient ensemble dans des maisons confortables et ils avaient leurs terres personnelles pour cultiver ou élever un troupeau. Pendant l'hiver 1852, elle était prête à retourner aux États-Unis pour aider d'autres esclaves. Dorénavant Harriet avait conduit tant de monde du Sud vers la Liberté, qu'on lui donna le nom de "Moses". Elle était également connue des propriétaires de plantations qui promettaient une prime de 40.000$, de même que l'État du Maryland qui offrait 12.000$ de récompense pour sa capture. Au printemps 1857 Harriet fit son sauvetage le plus osé pour donner la liberté à son frère aîné Ben Ross. Harriet prit un billet de train et voyagea en plein jour ce qui était dangereux si l'on se souvient qu'une prime était promise sur sa tête. Quand elle arriva dans le Comté de Caroline elle acheta un cheval et quelques objets pour faire une poussette. C'est avec cet harnachement quand compagnie de son père et sa mère elle traversa le Canada. La carrière d'Harriet Tubman dans l'Underground Railroad prit fin en décembre 1860. Elle fit son dernier voyage ramenant 7 personnes du Maryland vers le Canada. En 1861 pendant la Guerre Civile Harriet Tubman, quitta le Canada et retourna aux États-Unis. Elle s'était porté volontaire pour l'armée de l'Union comme cuisinière, infirmière, et même espion. Elle travailla dans un hôpital à Hilton Head en Caroline du Sud, ainsi qu'à la "Forteress Monroe".
Pendant l'été 1863, Harriet travailla avec le Colonel James Montgomery, comme éclaireur. Elle mit sur pied un groupe d'espions qui tenait Montgomery informé au sujet des esclaves qui souhaitaient rejoindre l'armée de l'Union. Elle aida Montgomery à organiser et mena le Raid de Combahee River. Le raid consistait à harceler les blancs pour délivrer les noirs. Elle rassembla ainsi plus de 500 esclaves qui rejoignirent l'armée. Après la guerre elle retourna s'établir à Auburn État de New York, où elle a passé le reste de sa longue vie. le est morte le 10 mars 1913. Cette grande dame restera à jamais dans les mémoires de la lutte vers la liberté.
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