L'histoire de la forêt équatoriale qui passe par le Cameroun commence dès l'arrivée des Portugais à la fin du XVe siècle, qui établiront leurs avant-postes sur la côte angolaise, s'articulera à l'image de ce qui se passe dans le golfe de Guinée et dans la région des Grands lacs, autour d'une seule et impérieuse logique : celle d'une économie fondée sur la traite esclavagiste. Les nombreuses guerres menées par la suite, le seront essentiellement pour assurer la pérennité de ce commerce.
La grande forêt équatoriale couvre le sud du Cameroun actuel, l'essentiel du Gabon et s'étend, par delà la Centrafrique jusqu'aux confins du Ruwenzori, dans la région des Grands Lacs. Elle n'a jamais été un obstacle infranchissable à la circulation, ni même au peuplement. Mais elle est souvent une terre de réfugiés. Ici, l'on découvre, par exemple, les Baya et les Mandjia, apparemment originaires du Cameroun, et qui auraient fuit l'avancée des Peuls au XIXe siècle pour s'installer dans les forêts de Centrafrique, repoussant à leur tour vers le Sud les Dzem, qui eux-mêmes provoquent le départ des Kwelé et des Kota. Là ce sont les Banda qui, sans doute à la même époque, ont établi leur domaine dans la vallée de la Kotto, puis dans le Mbomu, et qui auraient fait le chemin depuis le Bahr-el-Ghazal, cette fois pour fuir les trafiquants d'esclaves. Ailleurs, ce sont les Nzabi, les Téké ou le Mbamba poussé par l'expansion des populations du Congo qui prennent la route de la forêt. Sans parler des Fang et des Azandé que l'on découvre tardivement. Seuls les Pygmées semblent être là depuis la nuit des temps ou presque. Mais que sait-on de leur histoire? L'espace que couvre la grande forêt et ses marges immédiates n'a vraisemblablement jamais abrité de structure politique aisément identifiable. Au mieux distingue-t-on le pays Mandja, entre le Chari, l'Oubangui, le pays Banda, dans la région du Kotto inférieur, et, au-delà, les pays Mangbetou azandé. Cela a pour corrollaire une histoire qui, au-delà du XIXe siècle, est difficile à reconstituer. Et quand parfois c'est le cas, malgré tout, elle reste très parcellaire.
Les Pygmées que l'on rencontre à l'est du Cameroun dans la forêt équatoriale.
La petite taille des Pygmées a fait attirer l'attention sur eux depuis très longtemps. Pépi II (= Neferkara), un pharaon de la VIe dynastie (2400 ans av. JC.), a ainsi reçu à sa cour de Memphis un Pygmée captif, ramené par une expédition que son prédécesseur, Merenrê, avec envoyé à la découverte du "pays des Arbres", loin au Sud. Plus tard, Homère, au début du livre III de l'Iliade mentionnera aussi des Pygmées. Encore convient-il de rester très prudent en ce qui concerne l'assimilation de ce peuple légendaire - qui peut avoir aussi été complètement imaginaire - avec les populations d'Afrique auxquelles on donnera plus tard le nom de Pygmées. On notera cependant qu'à l'époque, l'habitat des Pygmées avait peut-être une extension géographique très importante, qui pouvait justifier des contacts avec des populations de l'Afrique septentrionale. Les traditions locales du Kassaï, du bas Congo et du Katanga, par exemple, ont conservé leur souvenir d'une population de "petits hommes", travaillant la pierre, qui auraient précédé les agriculteurs que l'on rencontre désormais dans ces régions.
Aujourd'hui, les Pygmées se distribuent dans trois grandes zones, entièrement comprises à l'intérieur de la forêt équatoriale : au nord-est, dans la forêt de l’Ituri, les Mbuti conservent encore souvent un mode de vie nomade, fondé sur la chasse (arc et javelot) et la cueillette, que l'on défini comme ancestral. Tout au contraire, les Twa, qui vivent, à l'Est, dans la région des Grands Lacs (Kivu et Rwanda, notamment) sont bien intégrés aux autres populations, et partagent leurs modes de vie agricoles. Le métissage leur a fait perdre pour l'essentiel leurs caractères physiques. A l’Ouest, c'est-à-dire Cameroun, au Gabon et au Congo, se rencontrent les Binga, qui donnent l'exemple d'un mode de vie intermédiaire : ils sont sédentarisés, liés par des relations de "clientèle" (si ce n'est de servage) avec les Bantous, mais continuent semble-t-il de pratiquer la chasse à l'occasion. Il est a noter que ces différents groupes n'ont pas de langue commune (ils parlent les langues des populations avec lesquelles ils sont en contact direct).
samedi 16 avril 2011
jeudi 14 avril 2011
mardi 12 avril 2011
les Dogons au musée du quai Branly à Paris
Le musée du quai Branly à Paris honore les DOGONS du 05/04/2011 au 24/07/2011

Sculpture DOGON en bois XVII é siècle

Les Dogons sont un peuple du Mali, en Afrique de l'Ouest. Leur population totale au Mali est estimée à 700 000 personnes. Ils occupent la région, nommée Pays Dogon, qui va de la falaise de Bandiagara au sud-ouest de la boucle du Niger. Quelques Dogons sont installés dans le nord du Burkina Faso, d'autres se sont installés en Côte d'Ivoire.
Les Dogons sont avant tout des cultivateurs (essentiellement du mil) et des forgerons. Ils sont réputés pour leur cosmogonie et leurs sculptures. La langue parlée par les Dogons est le dogon qui regroupe plusieurs dialectes.
Les Dogons seraient venus du Mandé, région située au sud-ouest du Mali au xive siècle pour éviter l'islamisation. Ils se seraient installés à Kani Bonzon avant de se disperser sur trois sites que sont la Falaise de Bandiagara (site mis en 2003 sur la liste mondiale du patrimoine de l'UNESCO), le plateau (région de Sangha) et la plaine. Cette falaise était alors habitée par les Tellem, portant aussi le nom de kurumba. D'après les Dogons, les Bana ont précédé les Tellem. Même s'ils ont longtemps subi la domination des divers peuples ayant créé de grands empires ou royaumes, les Dogons ont toujours su conserver leur indépendance à cause de la difficulté d'accès à leurs territoires montagneux isolés. Les Dogons luttèrent farouchement contre les Mossis à l'époque de l'empire sonhrai, puis contre les Peuls à partir du xviie siècle. Les Dogons et les Soninkés sont très liés, les Dogons étaient parfois influencés culturellement et linguistiquement par les Soninkés dont certains se sont mélangés aux Dogons lors de leur grande dispersion après la chute de l'empire du Ghana.
Originellement, ils sont animistes. Bien qu’ayant fui pour éviter l’islamisation (les guerriers peuls les appelaient les « Habés » — païens), la majorité des Dogons sont aujourd’hui musulmans même si les pratiques animistes sont encore bien présentes. Une minorité est chrétienne.
Les Dogons sont des agriculteurs et cultivent le millet perlé, le sorgho et le riz, ainsi que l' oignon, le tabac, les arachides et quelques autres légumes. Marcel Griaule a encouragé la construction d'un barrage près de Sangha et a incité à la culture des oignons. L'économie de la région de Sangha a doublé depuis lors et ses oignons sont vendus jusques sur le marché de Bamako et même de la Côte d'Ivoire. Les Dogons élèvent également des moutons, des chèvres et des poulets. Le grain est stocké dans les greniers.
L'architecture dogon est spécifique. La plupart des villages sont implantés dans la falaise, et accessibles uniquement par des chemins escarpés qui empruntent les failles du plateau.
La case traditionnelle est organisée autour d'une cour, chaque femme ayant son grenier auquel le mari n'a pas accès. Le grenier du mari sert à conserver le mil, le grenier des femmes sert, lui, à conserver les condiments et différents objets. Les greniers sont clairement identifiables par leur toiture en seko (paille), celui du mari étant en général, le plus important.
La musique dogon est étroitement associée aux différents rites : mariages, funérailles, etc. La jeune chanteuse malienne Déné Issébéré est l'emblème de cette culture musicale au Mali et à l'étranger.
Les danses sont très codifiées, les danses dogons expriment la formation du monde, l'organisation du système solaire, le culte des divinités ou les mystères de la mort. La plus spectaculaire s'exécute sur des échasses appelées "touterelles".
Le pays dogon est devenu la première région touristique du Mali et de l’Afrique de l’ouest, en raison de ses attractions majeures : l'exceptionnalité du site naturel et de sa richesse culturelle.

Sculpture DOGON en bois XVII é siècle

Les Dogons sont un peuple du Mali, en Afrique de l'Ouest. Leur population totale au Mali est estimée à 700 000 personnes. Ils occupent la région, nommée Pays Dogon, qui va de la falaise de Bandiagara au sud-ouest de la boucle du Niger. Quelques Dogons sont installés dans le nord du Burkina Faso, d'autres se sont installés en Côte d'Ivoire.
Les Dogons sont avant tout des cultivateurs (essentiellement du mil) et des forgerons. Ils sont réputés pour leur cosmogonie et leurs sculptures. La langue parlée par les Dogons est le dogon qui regroupe plusieurs dialectes.
Les Dogons seraient venus du Mandé, région située au sud-ouest du Mali au xive siècle pour éviter l'islamisation. Ils se seraient installés à Kani Bonzon avant de se disperser sur trois sites que sont la Falaise de Bandiagara (site mis en 2003 sur la liste mondiale du patrimoine de l'UNESCO), le plateau (région de Sangha) et la plaine. Cette falaise était alors habitée par les Tellem, portant aussi le nom de kurumba. D'après les Dogons, les Bana ont précédé les Tellem. Même s'ils ont longtemps subi la domination des divers peuples ayant créé de grands empires ou royaumes, les Dogons ont toujours su conserver leur indépendance à cause de la difficulté d'accès à leurs territoires montagneux isolés. Les Dogons luttèrent farouchement contre les Mossis à l'époque de l'empire sonhrai, puis contre les Peuls à partir du xviie siècle. Les Dogons et les Soninkés sont très liés, les Dogons étaient parfois influencés culturellement et linguistiquement par les Soninkés dont certains se sont mélangés aux Dogons lors de leur grande dispersion après la chute de l'empire du Ghana.
Originellement, ils sont animistes. Bien qu’ayant fui pour éviter l’islamisation (les guerriers peuls les appelaient les « Habés » — païens), la majorité des Dogons sont aujourd’hui musulmans même si les pratiques animistes sont encore bien présentes. Une minorité est chrétienne.
Les Dogons sont des agriculteurs et cultivent le millet perlé, le sorgho et le riz, ainsi que l' oignon, le tabac, les arachides et quelques autres légumes. Marcel Griaule a encouragé la construction d'un barrage près de Sangha et a incité à la culture des oignons. L'économie de la région de Sangha a doublé depuis lors et ses oignons sont vendus jusques sur le marché de Bamako et même de la Côte d'Ivoire. Les Dogons élèvent également des moutons, des chèvres et des poulets. Le grain est stocké dans les greniers.
L'architecture dogon est spécifique. La plupart des villages sont implantés dans la falaise, et accessibles uniquement par des chemins escarpés qui empruntent les failles du plateau.
La case traditionnelle est organisée autour d'une cour, chaque femme ayant son grenier auquel le mari n'a pas accès. Le grenier du mari sert à conserver le mil, le grenier des femmes sert, lui, à conserver les condiments et différents objets. Les greniers sont clairement identifiables par leur toiture en seko (paille), celui du mari étant en général, le plus important.
La musique dogon est étroitement associée aux différents rites : mariages, funérailles, etc. La jeune chanteuse malienne Déné Issébéré est l'emblème de cette culture musicale au Mali et à l'étranger.
Les danses sont très codifiées, les danses dogons expriment la formation du monde, l'organisation du système solaire, le culte des divinités ou les mystères de la mort. La plus spectaculaire s'exécute sur des échasses appelées "touterelles".
Le pays dogon est devenu la première région touristique du Mali et de l’Afrique de l’ouest, en raison de ses attractions majeures : l'exceptionnalité du site naturel et de sa richesse culturelle.
vendredi 8 avril 2011
lundi 4 avril 2011
rites du mariage chez les foulbés du nord du cameroun
Bien avant de décider le mariage, il faut se conformer à l’usage officiel de la demande de la main de la mariée. Le père du marié, va à la rencontre du père de la fille, lequel est tenu d’en informer sa femme qui, pour sa part, devra en discute avec sa fille. En principe, cette dernière ne refuse jamais cette demande pour ne pas contrecarrer la volonté de son père. la mariée fixe sa dot ce qu'on appele le sadaki
Dès que l’accord de l’heureuse élue est officiel, tout le village où elle réside en est informé. Car, là aussi, il y a des habitudes qui s’imposent à commencer par le fait que la fiancée ne pourra plus sortir seule chercher de l’eau ou rendre visite à ses voisins.
Trois jours avant la fête, la mariée est couverte d' un drap en laine préparé pour l’occasion. Sa tête est couverte de foulard de couleur rouge qui cache son visage et sur lequel est suspendu une glace, de forme circulaire et couverte d’aluminium jaune. Personne n’aura plus droit de pénétrer dans la chambre de la mariée ou la dévoiler sauf sa mère.
Les préparatifs du mariage sont partagés par les deux familles. Celle du marié est tenue d’assurer tout l’approvisionnement en produits alimentaires mais aussi offrir à la mariée l’habillement de la cérémonie.C’est là un engagement du mari de répondre aux besoins vitaux de sa femme dans le meilleur et le pire jusqu’à ce que la mort les sépare.
La famille du futur marié devra aussi offrir le mouton, obligatoirement encorné, le henné, la farine, et autres ingrédients indispensables à la fête ancestrale qui devient l’événement de tout un village.
La fête commence par le henné dans l’ambiance de chants traditionnels peulhs
La nuit du henné est la dernière que passera désormais la mariée chez ses parents avant de rejoindre le foyer conjugal accompagnée de ses amies.
En parallèle à cette fête est organisée une opération de circoncision de tous les petits garçons du village
Avant le coucher du soleil de la première nuit après les noces, les beaux parents de tislite se dirigent vers la demeure de leur gendre. Avec eux, la femme de leur fils, qu’ils emmènent avec des cris de youyou.
Devant la porte de la maison, un drap blanc a déjà été étalé par terre par son frère. La mariée marchera dessus avant qu’un membre de sa famille ne la porte sur ses bras pour la mettre sur le mulet. Elle fera un tour à travers les ruelles du village qui se terminera à la porte de la résidence du marié. La mariée ne descendra de la bête qu’après le sacrifice d’un mouton à la demande des compagnons. Une fois cette demande satisfaite,la mariée met du beurre sur la porte et la nettoie presque immédiatement sans laisser de trace. Puis elle verse du lait par terre que tout le monde doit éviter.
A partir du crépuscule, les deux familles joyeuses et impatientes attendent le fameux drap qui atteste de l’honorabilité de la mariée et sa famille ! ! !.
elle y restera enfermer pendant 30 jours, sans sortir de la maison, en tournant juste dans la cour du saré. à sa sortie, on fera un rituel de sortie ainsi qu' une fête pour l'occasion.
Dès que l’accord de l’heureuse élue est officiel, tout le village où elle réside en est informé. Car, là aussi, il y a des habitudes qui s’imposent à commencer par le fait que la fiancée ne pourra plus sortir seule chercher de l’eau ou rendre visite à ses voisins.
Trois jours avant la fête, la mariée est couverte d' un drap en laine préparé pour l’occasion. Sa tête est couverte de foulard de couleur rouge qui cache son visage et sur lequel est suspendu une glace, de forme circulaire et couverte d’aluminium jaune. Personne n’aura plus droit de pénétrer dans la chambre de la mariée ou la dévoiler sauf sa mère.
Les préparatifs du mariage sont partagés par les deux familles. Celle du marié est tenue d’assurer tout l’approvisionnement en produits alimentaires mais aussi offrir à la mariée l’habillement de la cérémonie.C’est là un engagement du mari de répondre aux besoins vitaux de sa femme dans le meilleur et le pire jusqu’à ce que la mort les sépare.
La famille du futur marié devra aussi offrir le mouton, obligatoirement encorné, le henné, la farine, et autres ingrédients indispensables à la fête ancestrale qui devient l’événement de tout un village.
La fête commence par le henné dans l’ambiance de chants traditionnels peulhs
La nuit du henné est la dernière que passera désormais la mariée chez ses parents avant de rejoindre le foyer conjugal accompagnée de ses amies.
En parallèle à cette fête est organisée une opération de circoncision de tous les petits garçons du village
Avant le coucher du soleil de la première nuit après les noces, les beaux parents de tislite se dirigent vers la demeure de leur gendre. Avec eux, la femme de leur fils, qu’ils emmènent avec des cris de youyou.
Devant la porte de la maison, un drap blanc a déjà été étalé par terre par son frère. La mariée marchera dessus avant qu’un membre de sa famille ne la porte sur ses bras pour la mettre sur le mulet. Elle fera un tour à travers les ruelles du village qui se terminera à la porte de la résidence du marié. La mariée ne descendra de la bête qu’après le sacrifice d’un mouton à la demande des compagnons. Une fois cette demande satisfaite,la mariée met du beurre sur la porte et la nettoie presque immédiatement sans laisser de trace. Puis elle verse du lait par terre que tout le monde doit éviter.
A partir du crépuscule, les deux familles joyeuses et impatientes attendent le fameux drap qui atteste de l’honorabilité de la mariée et sa famille ! ! !.
elle y restera enfermer pendant 30 jours, sans sortir de la maison, en tournant juste dans la cour du saré. à sa sortie, on fera un rituel de sortie ainsi qu' une fête pour l'occasion.
vendredi 1 avril 2011
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