lundi 2 août 2010

Aimé Césaire le défenseur de la négritude.



Aimé Césaire, de son nom complet Aimé Fernand David Césaire, né le 26 juin 1913 est un poète et homme politique français de Martinique. Il est l'un des fondateurs du mouvement littéraire de la négritude et un anticolonialiste résolu.
Son grand-père fut le premier enseignant noir en Martinique et sa grand-mère, contrairement à beaucoup de femmes de sa génération, savait lire et écrire ; elle enseigna très tôt à ses petits-enfants la lecture et l'écriture.
En septembre 1931, il arrive à Paris en tant que boursier du gouvernement français pour entrer en classe d'hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand où, dès le premier jour, il rencontre Léopold Sédar Senghor, avec qui il noue une amitié qui durera jusqu'à la mort de ce dernier.

Émergence du concept de négritude
Au contact des jeunes africains étudiant à Paris, notamment lors des rencontres au salon littéraire de Paulette Nardal, Aimé Césaire et son ami guyanais Léon Gontran Damas, qu’il connaît depuis la Martinique, découvrent progressivement une part refoulée de leur identité, la composante africaine, victime de l'aliénation culturelle caractérisant les sociétés coloniales de Martinique et de Guyane.
En septembre 1934, Césaire fonde, avec d’autres étudiants antillo-guyanais et africains (parmi lesquels Léon Gontran Damas, le Guadeloupéen Guy Tirolien, les Sénégalais Léopold Sédar Senghor et Birago Diop), le journal L'Étudiant noir. C’est dans les pages de cette revue qu’apparaîtra pour la première fois le terme de « Négritude ». Ce concept, forgé par Aimé Césaire en réaction à l’oppression culturelle du système colonial français, vise à rejeter d’une part le projet français d’assimilation culturelle et à promouvoir l’Afrique et sa culture, dévalorisées par le racisme issu de l'idéologie colonialiste.

Construit contre l'idéologie coloniale française de l'époque, le projet de la Négritude est plus culturel que politique. Il s’agit, au-delà d’une vision partisane et raciale du monde, d’un humanisme actif et concret, à destination de tous les opprimés de la planète. Césaire déclare en effet : « Je suis de la race de ceux qu’on opprime ».
En 1935 il commence à y écrire le Cahier d'un retour au pays natal, qu'il achèvera en 1938.

Le combat culturel sous le régime de Vichy
La situation martiniquaise à la fin des années 1930 est celle d'un pays en proie à une aliénation culturelle profonde, les élites privilégiant avant tout les références arrivant de la France, métropole coloniale. En matière de littérature, les rares ouvrages martiniquais de l'époque vont jusqu'à revêtir un exotisme de bon aloi, pastichant le regard extérieur manifeste dans les quelques livres français mentionnant la Martinique. Le couple Césaire, épaulé par d'autres intellectuels martiniquais comme René Ménil, Georges Gratiant et Aristide Maugée, fonde en 1941 la revue Tropiques. Alors que la Seconde Guerre mondiale provoque le blocus de la Martinique par les États-Unis (qui ne font pas confiance au régime de collaboration de Vichy), les conditions de vie sur place se dégradent. Le régime instauré par l’Amiral Robert, envoyé spécial du gouvernement de Vichy, est répressif. Dans ce contexte, la censure vise directement la revue Tropiques, qui paraîtra, avec difficulté, jusqu’en 1943.
Sa pensée et sa poésie ont également nettement marqué les intellectuels africains et noirs américains en lutte contre la colonisation et l'acculturation.
Après guerre, le combat politique.

En 1945, Aimé Césaire, coopté par les élites communistes qui voient en lui le symbole d'un renouveau, est élu maire de Fort-de-France. Dans la foulée, il est également élu député, mandat qu'il conservera sans interruption jusqu'en 1993. Son mandat, compte tenu de la situation économique et sociale d'une Martinique exsangue après des années de blocus et l'effondrement de l'industrie sucrière, est d'obtenir la départementalisation de la Martinique en 1946.

Il s'agit là d'une revendication qui remonte aux dernières années du XIXe siècle et qui avait pris corps en 1935, année du tricentenaire du rattachement de la Martinique à la France par Belain d'Esnambuc. Peu comprise par de nombreux mouvements de gauche en Martinique déjà proches de l'indépendantisme, à contre-courant des mouvements de libération survenant déjà en Indochine, en Inde ou au Maghreb, cette mesure vise, selon Césaire, à lutter contre l'emprise béké sur la politique martiniquaise, son clientélisme, sa corruption et le conservatisme structurel qui s'y attache. C'est, selon Césaire, par mesure d'assainissement, de modernisation, et pour permettre le développement économique et social de la Martinique, que le jeune député prend cette décision.
En 1947 Césaire crée avec Alioune Diop la revue Présence africaine. En 1948 paraît l'Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache, préfacée par Jean-Paul Sartre, qui consacre le mouvement de la « négritude ».

Aimé Césaire restera maire de Fort-de-France jusqu'en 2001. Le développement de la capitale de la Martinique depuis la Seconde Guerre mondiale est caractérisé par un exode rural massif, provoqué par le déclin de l'industrie sucrière et l'explosion démographique créée par l'amélioration des conditions sanitaires de la population.
La politique culturelle d'Aimé Césaire est incarnée par sa volonté de mettre la culture à la portée du peuple et de valoriser les artistes du terroir. Son Discours du colonialisme fut pour la première fois au programme du baccalauréat littéraire français en 1994, avec le Cahier d'un retour au pays natal.
Aimé Césaire s'est retiré de la vie politique (et notamment de la mairie de Fort-de-France en 2001 mais reste un personnage incontournable de l'histoire martiniquaise jusqu'à sa mort. Après le décès de son camarade Senghor, il est resté l'un des derniers fondateurs de la pensée négritudiste.

Jusqu'à sa mort, Aimé Césaire a toujours été sollicité et influent.
Rétrospectivement, il restera sans doute dans les mémoires comme le "nègre fondamental" et comme l'un des plus grands poètes en langue française du XXe siècle, peut-être le plus grand, mais non comme un chef politique ayant véritablement influencé son époque.
il décède le 17 avril 2008 au matin

mardi 13 juillet 2010

le Cameroun à travers les explorateurs

500 avant Jésus-Christ: L'explorateur Hanno de Carthage en Afrique du Nord (Tunisie) est le premier étranger qui rapporte avoir vu le Mont-Cameroun. Dans les siècles suivants un commerce d'esclaves et marchandises se développe au nord Cameroun à travers le Sahara à Afrique du Nord.

l'arrivée des premiers Européens:

1472: L'expédition Portugaise conduite par Fernando Pô constitue les premiers Européens à rejoindre la côte de Cameroun. Ils atteignent Douala par la Rivière Wouri. Ils la baptisent Rio dos Camarões (la Rivière des Crevettes), il en résulte le nom donné au pays. Avec l'arrivée d'Européens, la traite des esclaves et les activités commerciales se déportent du centre aux régions Côtières. Le pouvoir des Chefs locaux augmente en faisant des accords avec les Portugais. Les affaires sont aussi menées à bien avec des négociants d'Angleterre, la Hollande, la France et l'Allemagne. Les Chefs servent d'intermédiaires entre les Européens et les tribus de l'intérieur qui ont quelque chose à vendre. Principalement, les esclaves et l'ivoire sont exportés du Cameroun. Les Européens vendent du tissu et des produits en métal.

1520: Quelques colons Portugais commencent des plantations et le commerce Trans-Atlantique d'esclaves. Les Nomades pastoraux immigrent encore du Nigeria et repoussent encore un peu plus les indigènes. Les guerres constantes pour acquérir le territoire génèrent des réfugiés qui vulnérables et à la merci des négociants d'esclaves.

1600: Les hollandais prennent le relais sur le commerce des esclaves au Cameroun.

1700: Les missionnaires britanniques commencent à protester contre le commerce des esclaves. Les Missionnaires Baptistes de Londres créent une colonie chrétienne à Victoria (Aujourd'hui: Limbe). Les premiers ressortissants de Limbe sont libérés de l'esclavage à partir de la Jamaïque, du Ghana et du Libéria. Aussi des Africains convertis au Christianisme s'installent Victoria.

lundi 12 juillet 2010

Aretha Franklin & Lou Rawls deux géants

Hélas Lou Rawls nous a quitté le 06 janvier 2006 à l'age de 73 ans.

mercredi 7 juillet 2010

Ki Zerbo un grand homme



Joseph Ki-Zerbo est un historien et homme politique burkinabè né le 21 juin 1922 à Toma (Haute-Volta, aujourd’hui Burkina Faso) et décédé le 4 décembre 2006 à Ouagadougou.
Après avoir passé son baccalauréat à Bamako, Joseph Ki-Zerbo suit des études d’histoire à Paris. Il soutient sa thèse de doctorat à l’Institut d’études politiques de l’université de Paris. Ki-Zerbo devient professeur des Universités. Il est l’un des plus grands penseurs de l’Afrique contemporaine. Il enseigne à Orléans, à Paris puis à Dakar en 1957.
Joseph Ki-Zerbo va renouveler avec le Sénégalais Cheikh Anta Diop les études sur l’histoire de l’Afrique. Ce mouvement a pour but de redonner aux Africains un petit contrôle sur la définition de leur passé. Cependant, sa démarche est beaucoup plus scientifique. Il participe à l’élaboration de l'Histoire de l'Afrique (1972) qui représente 12 volumes de l’antiquité à 1960, l’indépendance des états Africains ( que vous pouvez vous procurer aux éditions Présence Africaine à Paris, je les recommande vivement) , qui est ainsi un vaste panorama diachronique et circonstancié, rendu vivant par des extraits de chroniques, des grands évènements et des évolutions des peuples du continent.
De 1975 à 1995, Joseph Ki-Zerbo préside l’Association des historiens africains. Il fut pendant de longues années un membre éminent du Conseil exécutif de l’Unesco.
C’est lors de son installation à Dakar en 1957 qu’il entre en politique en créant le Mouvement de libération nationale (MLN).
Condamné par un tribunal populaire révolutionnaire, il est contraint à l’exil. Il rentrera au Burkina en 1992.
Joseph Ki-Zerbo est fondateur en 1993 du Parti pour la démocratie et le progrès (PDP, membre de l’Internationale socialiste), parti d’opposition au Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) du président Blaise Compaoré. Le congrès constitutif du PDP a lieu en avril 1994 et Ki-Zerbo en devient président.
En 1997 reçoit le Right Livelihood Award, plus communément appelé en France le prix Nobel alternatif.
Les législatives du 5 mai 2002 sont un échec pour le PDP et Ki-Zerbo, puisque le parti perd sa place de premier parti d’opposition.
Le 6 février 2005, Ki-Zerbo cède la tête du parti à Ali Lankoandé.
Ki-Zerbo est mort le 4 décembre 2006. Il a été promu commandeur dans l’ordre des Palmes académiques à titre posthume.

lundi 5 juillet 2010

jeudi 1 juillet 2010

Booker T Washington un précurseur


Booker Taliaferro Washington ( 5 avril 1856 – 14 novembre 1915 ) fut enseignant, écrivain et surtout un militant qui défendit les droits des Américains noirs.
. Booker T. Washington est né esclave à Hale's Ford en Virginie, vraisemblablement le 5 avril 1856. Son père était un blanc inconnu et sa mère était esclave chez James Burroughs un petit fermier en Virginie.
Plus tard sa mère se maria avec un esclave, Washington Ferguson. Quand Booker entra à l'école il prit le nom de son beau-père et devint connu sous le nom de Booker T. Washington.
Après l'émancipation sa famille était tellement frappée par la pauvreté que le jeune Booker alla travailler dans des fours de sel et des mines de charbon dès l'âge de 10 ans (1866-1868). Il était un enfant intelligent et curieux, il aspirait à une éducation et fut frustré de ne pas pouvoir recevoir une bonne instruction localement.
Quand il eut 16 ans ses parents l'autorisèrent à quitter son travail pour aller à l'école. Ils n'avaient pas d'argent pour l'aider, aussi il marcha 200 miles pour se rendre à Hampton Agricultural Institute en Virginie et paya son instruction et sa pension en travaillant comme portier.
Persuadé lui-même que l'idée d'éducation élèverait les personnes comme lui à l'égalité dans le pays, Washington est devenu professeur. Il a enseigné pour la première fois dans sa ville
En 1881 il fonda le "Tuskegee Normal and Industrial Institute" à Tuskegee en Alabama. A la tête de l'Institut, il voyagea dans tout le pays afin d'obtenir des fonds de Noirs ou de Blancs; il est ainsi devenu un orateur bien connu.
Le 18 septembre 1895, Washington prononça le discours qui marquerait le tournant de sa carrière lors de l'inauguration de l'Exposition Internationale des Etats producteurs de coton à Atlanta, plus connu sous le nom de Compromis d'Atlanta. Devant une assemblée composée de personnes blanches et noires, il expose ses convictions quant à l'émancipation de son peuple, trente ans après la fin de l'esclavage.
"Nous pouvons, sous toutes les facettes de notre existence sociale, être séparés comme les doigts, mais nous unir en une main pour toute chose essentielle à notre progrès mutuel."
Ces paroles marqueront durablement les esprits. Car dans l'idéologie de Washington sont encore perceptibles des positions de soumission à l'égard du peuple blanc et une incapacité à sortir brutalement de la ségrégation, ce qui lui attirera les foudres d'autres leaders noirs de l'époque.
Toutefois, sa volonté de cohésion des deux peuples , sa foi dans une convergence des intérêts des deux "races" (Washington emploie le terme de race pour parler des Noirs et des Blancs), lui ont permis de se faire entendre des plus hautes instances blanches du Sud comme du Nord.
En 1895, Washington fut invité à parler lors de l'ouverture de la "Cotton States Exposition", honneur sans précédent pour un Afro-Américain. Son discours de compromis d'Atlanta exprimait sa thèse principale, que les Noirs ne pourraient obtenir leurs droits constitutionnels qu'à travers leur propre avancement économique et moral plutôt que par des changements politiques légaux.
Bien que sa position conciliante irrita quelques Noirs qui craignaient qu'il veuille encourager les ennemis de l'égalité des droits, des Blancs approuvèrent ses vues. Ainsi sa plus grande réussite fut de gagner entre autre parmi les Blancs du sud, sans lesquels le soutien des programmes qu'il envisageait d'introduire aurait été impossible.
Booker T. Washington est mort le 14 novembre 1915.
Jusqu'à sa mort en 1915, Washington a fait figure de représentant majeur de la communauté afro-américaine des États-Unis.
L'United States Postage a émis un timbre de 10c à son éphigie le 7 avril 1940
Le 4 novembre 2008, dans son discours de clôture de la campagne faisant suite à la victoire de son adversaire Barack Obama, le Sénateur John McCain a fait référence à Booker T. Washington. Il cherchait à indiquer qu'il aura fallu une centaine d'année entre l'invitation du Président Theodore Roosevelt à Booker T. Washington et l'élection à la plus haute marche d'un afro-américain.